SIECLES

SIECLES, XXe siècle

XXe Siècle Groupes & familles

Photographies de groupes à l’occasion de mariages et autres événements familiaux. Très peu font état des familles en notes au dos.  Jules Germaneau & Jacqueline 28 juin 1959 Rigaud – 6 mars 1926 Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Gabriel Mirel, non datée Fayol – Non datée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée

SIECLES, XXe siècle

XXe Siècle Les artisans et commerçants

Traces d’activités Merci à Martine & Jean-Marie Lavaud pour le partage de ces précieuses archives du XXe siècle Non daté Beurre de la laiterie Eugène Rigaud – Archives Lavaud Fromage de la Laiterie – Archives Lavaud Enveloppe au nom de la Laiterie J.Rigaud – Archives Lavaud Carnet de collecte du lait – Archives Lavaud Carnet de collecte du lait – Archives Lavaud Maréchalerie Debiard, début XXe siécle Edmond Hebras Café restaurant Hôtel – Archives Hebras Années 1900 1908 M. Ranger, conseiller municipal, tient l’hôtel des voyageurs. Les autres aubergistes de la commune sont : Mirel, Rigaud, Constant, Audoux et Hebras. 1908 Carte postale après 1908 Réparation de l’école en 1900 – Archives Lavaud Années 1910 1914 Vins en gros Charles Ranger 17 septembre 1914 – Archives Lavaud Années 1920 1923 Étude de Me Chaveroche 1923 – Archives Lavaud Étude de Me Chaveroche 1923 – Archives Lavaud Années 1930 1931 Ranger Père & Fils juin 1931 – Archives Lavaud 1935 Moulin de Guillerand Dudoit Frères 1944 – Archives Lavaud Années 1940 Contrat d’apprentissage artisanal en 1948 Contrat d’apprentissage artisanal signé le 2 août 1948 par M. Joseph Lavaud, Charron Forgeron pour son apprenti M. Jacques Perrin  Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud 1943/1944 Eugène Brugier Maréchalerie 1943/1944 – Archives Lavaud 1944 Ernest Germaneau Maçon 1944 – Archives Lavaud Moulin de Guillerand Dudoit Frères 1944 – Archives Lavaud 1946 Vins & grains de Marcel Rigaud 1946 – Archives Lavaud Années 1950 1950 Joseph Artaud Maçon 1950 – Archives Lavaud 1952 Perrin Sabotier 1952 – Archives Lavaud 1954 Joseph Lavaud Forgeron & Charron 21 juin 1954 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Forgeron & Charron 21 juin 1954 – Archives Lavaud 1956 Joseph Artaud Maçon 1956 – Archives Lavaud 1957 Joseph Artaud Maçon 1956 – Archives Lavaud Marcel Perrin cordonnier 20 janvier 1958 – Archives Lavaud ANNÉES 1960 1964 Joseph Artaud Maçon 1964 – Archives Lavaud 1966/1967/1968 Joseph Artaud Maçon 1966/1967/1968 – Archives Lavaud Joseph Artaud Maçon 1966/1967/1968 – Archives Lavaud 1968 Joseph Lavaud Charron forgeron 20 août 1968 – Archives Lavaud 1969 E. Germaneau 2 novembre 1969 – Archives Lavaud Années 1970 1970 René Moulin Menuiserie 1970 – Archives Lavaud 1972 Garage Mirel 22 mai 1972 – Archives Lavaud 1974 Roger Pérot Sanitaire, plonberie 16 novembre 1974 – Archives Lavaud 1975 Roger Pérot Maréchalerie 1975 – Archives Lavaud Épicerie Louis Nallet 20 décembre 1975 – Archives Lavaud 1976 Betin Jean-Marie Garagiste 1976 Années 1980 1980 Moulin de Guillerand Dudoit Frères 1980 – Archives Lavaud 1986 Vins en gros Eugène Chartier 1986 – Archives Lavaud

SIECLES, XXe siècle

XXe Siècle Les métiers

1903 1909 L’annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon nous apporte des informations précieuses sur les métiers et les personnes en activité à l’époque sur la commune. Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud 1911 Le recensement de la population il y a plus de 100 ans nous apporte des indications précises sur les activités locales, les métiers, le nombre et les types d’emplois. À noter que pas moins de 40 professions sont enregistrées. *donnée illisible Contrat de l’institutrice en 1923 carte des données ci-contre Carte postale non datée Télécharger le fichier complet du recensement de 1911… 1912 1923 Les instituteurs sont les époux Chapsal. Le mari est aussi secrétaire de mairie. Lucien Hébras, Ch. Ranger et Madame veuve Audoux tiennent des auberges. 1931 Ressources collectées par Annie auprès d’une personne résidant à Lathus. Télécharger le fichier pdf de 1931… Marechalerie Debiard au début XXe 1935 Garage Gabriel Mirel, Machines agricoles, maréchalerie, serrurerie Gabriel Mirel – Archives personnelles Famille Mirel Voir tous les métiers, artisans et commerçants de Plaisance au XXe siècle 1938 1940 / 1945 L’autobus de la ligne Montmorillon-Adriers passait le mercredi, chaque semaine à Plaisance. Le village comptait 337 habitants Instituteurs : Mme et M. Boiron. Alimentation : Bregeon Léon Épicerie-Mercerie – Articles de ménage : David F. Beurre : Rigaud Eugène Boulangerie – Café : Audoux Café : Audoux Armand Charpentier – Menuisier : Perrin Paula Menuiserie : Ranger et Fils, Tarteau René Charron : Thiaudière Alexandre Coiffeur : Hébrad Edmond …/… Annuaire des professions en 1940 – 1945   Traces d’activités Voir les activités et commerçants au XXe siècle… Les recherches en cours jusqu’à 1990. La planche ci-contre fait état des recherches à aujourd’hui, concernant les commerces et activités présentes entre 1950 et 1990 environ. Elle sera mise à jour suivant les informations recueillies. Plan en cours de mise à jour Planche en cours de collecte de données. Collection Lavaud Bergeron Lavaud François Joseph Collection Lavaud Eugène Rigaud Louis Rigaud Urbain Baillargeat Perrin Et les métiers au XIXe siècle Depuis 1836, les recensements de la population apportent des précisions sur les métiers des habitants de la commune. Voir les détails…

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XXe Siècle

Des années 1900 à 2000, les traces du XXe siècle sont encore bien présentes. De nombreuses archives permettent de faire revivre la vie locale et reviennent sur l’histoire du village. Plusieurs aspects sont abordés. Métiers Les métiers autour de l’agriculture, les artisans et commerçants, les marchands.. La commune Depuis la première assemblée communale en 1788, les élus, les aménagements, l’évolution du village.. La vie locale La vie communautaire, les moments forts du village, les associations.. LES MÉTIERS 1911 Bourg de Plaisance L’échantillonnage des métiers au sein du bourg est plus large que dans les fermes des hameaux environnants. Maréchalerie Debiard au début XXe Eugéne Rigaud, Louis Rigaud, Urbain Baillargeat, Perrin Fromage de la laiterie Collection M. & Mme Lavaud Mme Soulas propose des Lapins Angora Les métiers dans le bourg au XXe siècle Les artisans et commerçants au XXe siècle LA COMMUNE En 1787, la paroisse de Notre-Dame de Plaisance sur Gartempe compte 66 feux. Le 12 août 1787, le syndic Felix Vauzelle réuni après les vêpres la première assemblée municipale composée des habitants payant au moins 10 livres d’impôts, pour élire le Conseil de la Commune.   Les premiers pas de la commune… 1908 Les élections municipales sur un air de chanson ! Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud 1909 Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon. Les pages consacrées à Plaisance. Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud 1995 Premier Bulletin Municipal 1995 l’emplacement de l’ancien bureau de poste carte postale non datée carte postale non datée La commune en cartes postales… Revue de presse, ils en parlent… LA VIE LOCALE AU XXe SIÈCLE, LES FAITS MARQUANTS 1924 Le réseau électrique fut installé en 1924 dans le village. Le réseau électrique fut enfoui par la suite en 1990. L’éclairage est assuré par des lanternes de style médiévales. Le réseau électrique fut enfoui en 1990. Photo non renseignée.. 1940 Les dames des environs faisaient leurs courses à Plaisance où les vaches, les chevaux et les ânes étaient communs. Une bascule permettait la pesée du bétail et des récoltes. Le Garde champêtre assurait la surveillance des foires. Les dames circulaient en char à banc pour se rendre aux foires. Il n’y avait pas de boutique de prêt à porter, mais quatre couturières exerçaient dont une culottière. Les fermes étaient encore très peuplées, équipées de quelques machines seulement. Les troupeaux étaient gardés par des bergères. Le linge lavé à la maison était transporté à la brouette pour le rinçage à la chaussée d’étang ou au lavoir de la Chambaudrie. Les bains douches étaient fréquentés par habitants et les gens des environs. Préparation du repas 1939 à 1945 Un mirador se trouvait au lieu dit Le Chalet (Villa Bellevue), en zone libre. La ligne de démarcation se situant à Fleuré. Un notaire exerça jusqu’en 1939-1945. On distingue le petit bus stationné rue des fossés 1946 Un avion s’écrase à proximité d’une ferme. Des bancs sont présents sur toute la traversée du bourg pour les réunions entre voisins après le dîner. Il n’y a pas encore d’automobiles dans la commune. Un petit bus puis un taxi assureront très vite les besoins en déplacement. Au foyer rural (salle des fêtes) se tenait bals, séances de cinéma et de théâtre. Une inauguration eut lieu avec Jean Segurel sur un parquet proche de la salle. Un marché hebdomadaire rythmait la vie locale. Il y avait des bancs sur toute la traversée du bourg pour les réunions après le dîner. 1947 Un ministre à Plaisance pour l’inauguration du Foyer rural le jour de Pâques. Journal du mercredi 2 avril 1947 1952 La procession traversait le village. Soulignons que la vierge était portée par les femmes. La vierge est portée par les femmes La vierge est portée par les femmes La vierge est portée par les femmes 1952 Un portrait d’un monsieur non identifié. Probablement qu’il s’agit d’une personne importante parmi les habitants. Photo non renseignée.. 1956 Le Bureau de poste, situé au carrefour salle des fêtes, est transféré à la nouvelle poste située grande rue. Deux facteurs assurent la distribution du courrier. Jusqu’en 1990 Deux marchands de grain poursuivaient leur activité, l’un battait le grain, l’autre proposait en prêt de matériel agricole. Le facteur vendait des volailles et le cheval blanc Pompon livrait du vin. Un horloger assurait des ventes et la réparation des horloges. La boutique devint une boucherie par la suite. Deux cordonniers étaient installés. Un établissement comprenant une boutique de galoches et sabots (fers ou caoutchouc) était tenu par son père. Un Coiffeur ouvrit un hôtel restaurant, juste à côté de chez lui. Un bal musette avait lieu chaque soir d’été avant 1939. Un second Hôtel proposait des chambres aux gens de passage et aux travailleurs de chantiers. Photo non renseignée.. Une fabrique du jus de fruit utilisait l’eau de la source Roc Sain. Un grossiste en boisson, installé dans le bourg, proposait un service de déménagements. Trois épiceries étaient ouvertes et les livraisons s’effectuaient en carriole à cheval, puis en camion. Une boulangerie vendait aussi des tomates farcies et des tartes aux prunes après la cuisson des pains. La laiterie produisait du lait et des produits laitiers, elle employait de nombreuses personnes. La vierge est portée par les femmes Le 15 août Une procession partant depuis l’église effectuait des arrêts aux reposoirs fleuris en les accompagnant de chants religieux pour les fêtes de l’assomption. Alors s’installait des manèges, on organisait des courses à l’âne et à l’œuf. Un bal musette se tenait le jour de la Quasimodo et le 15 août. Un cinéma ambulant proposait des soirées animées. De 403 habitants en 1939, le village est passé à 191 habitants en 1990. 1977 Création de l’association

SIECLES, XIXe siècle

XIXe Siècle Agriculture

Les activités agricoles Création d’une race charmoise Créé par M. Malingié entre 1835 et 1850 à la ferme La Charmoise dans le département  du Loir et Cher, la race Charmoise fut introduite en 1857 dans le montmorillonais par M. de Taveau propriétaire du domaine de la Meunière, selon l’annexe de l’enquête de 1929 de statistique agricole de la France, publiée en 1937.

SIECLES, XIXe siècle

XIXe Siècle

Cadastre de 1840 Inscription sur une maison de la Grande rue Plaisance en 1840 Les voies d’accès en 1840 Les seules voies d’accès étaient constituées de chemins. La grande majorité des axes routiers que nous connaissons aujourd’hui n’empruntent pas les chemins de l’époque. Ancien modillon Ancien modillon Lors de la révolution française de 1789, l’église fut détruite et quelques pierres se sont retrouvés sur les murs des jardins. Tracé des cheminsFond de carte L’agriculture au XIXe siècle à Plaisance La diffusion de la race Charmoise a débuté à Plaisance. En savoir plus… Les métiers au XIXe siècle à Plaisance Depuis les recensements successifs, nous avons une idée précise des métiers et emplois dans la commune. En savoir plus…

SIECLES, XIXe siècle

XIXe Siècle Les métiers

1836-1891 Depuis le premier recensement dans la commune en 1836, nous disposons d’éléments précis sur les métiers recensés au XIXe siècle. Les graphiques ci-dessous sont extraits des registres conservés aux archives. Quelques données illisibles n’apparaissent pas dans les états ci-dessous, comme certains noms de métiers dans les recensements à suivre. Plus les années se rapprochent de la fin du siècle, plus le nombre de métiers est conséquent.  1836 Métiers en 1836 1846 Métiers en 1846 1851 Métiers en 1851 1856 Métiers en 1856 1861 Métiers en 1861 1872 Métiers en 1872 1881 Métiers en 1881 1886 Métiers en 1886 1891 Métiers en 1891 1899 Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel daté de 1899 – archives personnelles M. Mirel Gabriel Mirel 1899 Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel

SIECLES, XVIIIe siècle

XVIIIe Siècle

Du XVIIIe siècle, de 1700 à 1800, sont conservés des archives principalement autour de la vie religieuse locale, de la paysannerie et de la Révolution française qui apporta de grands changements. On trouve encore : Les recensements, les premières dispositions régissant la localité, la vie agricole, … Les pratiques économiques, les métiers, … Les premiers pas de la vie municipale. Photographique Près du Pont Saint-Etienne, la Vienne transformée en patinoire offre un terrain de jeu rêvé © Photothèque Paul Colmar Grand hiver 1709 Le froid, commença le 6 janvier 1709, et dura jusqu’au 24 dans toute sa rigueur. Les semences furent anéanties. Le désastre fut si grand que les oeufs de poule valaient aux environs de 25 et 30 sous la douzaine car les pondeuses pour la plupart étaient mortes de froid, ainsi que les bestiaux dans les étables. On voyait tomber, gelée la crête des volailles, quand celles-ci avaient survécu au froid. Un grand nombre d’oiseaux, canards, perdrix, bécasses et merles moururent, qu’on trouvait dans les chemins, et sur les épaisses glaces et fréquentes neiges. Sources : Histoire du climat depuis l’an 1000 Antoine Ladurie https://editions.flammarion.com/histoire-du-climat-depuis-lan-mil/9782081451988 En 1709, toujours à Limoges, bon nombre d’habitants furent contraints de loger dans les caves et de cohabiter avec les rats. En 1765-66, les consuls de Limoges obtinrent de l’évêque qu’il permette les aliments gras quatre fois par semaine durant le carême, seul moyen pour les habitants de renforcer leurs défenses immunitaires éprouvées par un froid extrême. En 1788-89, le froid fut tellement rude qu’il était devenu impossible de creuser la terre pour enterrer les morts. Les bières furent remises dans le sépulcre de Saint-Pierre-du-Queyroix et dans le caveau situé sous la nef. D’autres hivers remarquables ont été recensés en 1870-71, 1879-1880, 1892-93, 1914, 1929… et 1956, où l’on battit tous les records. En général, la Vienne formait une couche de glace de plusieurs centimètres d’épaisseur pouvant supporter, dit-on, le poids d’un tombereau attelé. Sources : Le populaire du centre 19 février 2016 Bureau des acquis en 1737 à Plaisance Quittance de 9 sols pour une barrique de vin le 20 décembre 1737 les revenus au XVIIIe Siècle L’estimation des salaires est un sujet d’une grande complexité. En effet, les données restent trop souvent éparses et les informations disponibles concernent surtout le XVIIIe siècle. De plus, les modalités de paiement sont diverses et le taux des rémunérations est soumis à d’importantes variations géographiques ou saisonnières. Ces contraintes rendent difficiles les comparaisons rigoureuses entre les professions, les lieux et les époques. On observe une grande diversité des salaires et des gages, pour mémoire : 1 livre tournois = 20 sous (ou sols). 1 sou = 12 deniers. Donc 1 livre tournois = 20 sous = 240 deniers. Le prix du pain (1 livre = de 300 à plus de 600 g) : 1 pain de 4 livres : 8 sols en moyenne, mais 5 sols dans les années d’abondance céréalière et au moins 12 sols dans les années de mauvaises récoltes. 1 kg de pain blanc : de 0,40 F à 0,43 F de 1855 à 1913 Selon Vauban, pour une famille de manœuvrier (quatre personnes dont deux enfants), la consommation annuelle de blé, moitié seigle, moitié froment pour fournir du pain est de 10 setiers, soit environ 800 grammes par jour et par tête. Pour comprendre et estimer le montant des salaires de l’Ancien Régime, il faut tenir compte de plusieurs critères : Le salaire des femmes et des adolescents est généralement inférieur de moitié à celui des hommes, et le salaire des enfants est inférieur de moitié à celui des femmes. À l’intérieur d’un même métier, les différences de salaires sont liées au degré de qualification. Les rémunérations des travaux agricoles de la pleine saison (de mars à septembre/octobre) sont supérieures de près du double à celles de la saison morte (de septembre/octobre à janvier). Les salaires sont plus élevés dans les villes et à proximité des centres urbains que dans les zones les plus reculées sans voies de communication. Selon les situations, le salaire était réglé à la pièce (tant pour un produit fini), à la tâche (tant pour la main-d’œuvre), à la journée de travail (de 10 à 13 h), à la semaine, au mois ou à l’année. Les salaires à la pièce, à la tâche et à la journée étaient rarement versés en argent liquide. Le plus souvent, le règlement était mixte : une partie en argent et le reste en denrées, en échange de biens ou en services. Enfin, dans certains cas, le salarié était logé, nourri et blanchi et il avait parfois droit à des avantages en nature (une paire de sabots offerte, par exemple). Exemples de salaires à la tâche ou à la journée Semailles et frais de labours pour un champ de montagne : 46 livres et 8 sols en 1774.1 Labourage et frais de moisson pour un champ de montagne : 18 livres en 1775.1 Dépense de fumier dans les vignes : 58 livres 16 sols en 1776.1 Raccommodage des vitres d’une maison, puis faire à neuf celle du cabinet : 4 livres en 1741.2 six journées à « aider à faucher au foin » : 2 livres 10 sous en 1741.2 quatre journées à « aider à battre » (battage des céréales) : 2 livres en 1741.2 sept journées à aider à refaire le mur du champ en 1741 : 7 livres 3 sous.2 cinq journées de charron pour un chariot neuf : 7 livres en 1742.2 une journée de menuiserie pour confectionner un buffet : 10 sous en 1743.2 une journée pour coudre du cuir : 10 sous en 1745.2 une journée de 10 heures de travail à entrer la luzerne : 20 sous en 1800 d’après le Journal de D. Boutrouë. quatre journées à scier et percer deux grandes échelles : 2 livres 8 sols en 1718.3 cinq journées à rompre du bois en 1723 : 3 livres.3 deux journées de travail pour abattre une loge en ruine : 34 sols

SIECLES

XVIIe Siècle

Minutes notariales Notaire GrandChief –  1572-1616 7 janvier 1610 Vente d’une rente sur les moulins au Roy de Montmorillon due au prieuré de Plaisance Hillayre Savyn Sergent Royal, demeurant de present en la Seigneurye de la vallade paroisse de moullisme, comme fermyer du Revenu et temporal du pryeure de la ville de Plaisance cedde et transporte à francoys Doucellin et Jacques Collas meusniyers des moulins au Roy de ceste ville de Montmorillon demeurant esdictz moullins paroisse de Concize /…./ C’est assavoyr deulx Cens boiceaux froment et deulx cens boiceaux Seigle mesure de Montmorillon faisant partye d’une rente due par ung Scavoyr Jehan baptiste St Michel noel et notre dame de mais acause et pour rayson des deulx moullins au Roy dudit Montmorilllon.  Notaire Goudon 1662 – 1720 26 novembre 1664 Ferme pour 5 ans d’une rente sur le moulin au Roy proche de la ville de Montmorillon par Messieurs le curé de Moulime et prieur de Plaisance à Maitres Pierre et René de Lavergne* *Pierre de Lavergne, sieur de la Ruhe, et René de Lavergne, sieur de la barre 8 septembre 1667 Ferme pour 2 ans du lieu et mesterye de Jeu par Nicollas Jacquet, sieur de Lamerlatterye, fermier de la terre et seigneurye de lage de plaisance apartenant aux enfants mineurs Goudon (ladyte mesterye depandant dudit lieu de lage de plaisance) 1er juin 1679 Ferme d’un maison à Plaisance par Mathieu Citoys, Escuier, sieur de Lamarbrye, acause de marye Goudon sa femme 2 juin 1679 Contract de partage faict entre les heritiers de la succession de feu Fleurant Goudon, sieur de Plaisance 13 juin 1679 Quittance generalle donnée par andré Goudon, sieur de Fedeau, a Nicollas Jacquet, sieur de la Merlattrye André Goudon, sieur de Fedeau, demeurant au lieu noble Villars, parroisse de Persac,… …au nom et comme héritier En partye de desfunct Fleurant Goudon escuier sieur de Leraudiere et de damoiselle Jeanne Richard Ses pere et mere, et ayant dans son lot ladicte maison et seigneurye de lazge de Plaisance et village de Traslage Nicollas Jaquet, Sydevant fermier judisiere de la terre et Seigneurye de lage et traslage de Plaisance 20 octobre 1679 Testament de Messire Gaspard David, prieur de Plaisance 17 janvier 1680 Acte faict entre Jacques Richard, sieur daubieres, et les Goudon Charles goudon, sieur de Jeu, curateur de Izabeau Goudon, sa soeur René de Mauvise escuier, sieur de la mothe, mary de Catherine goudon Mathieu cotoys, escuier, sieur de lamarbrerye, mari de Marie goudon André goudon, sieur de lage de Plaisance 18 janvier 1680 Succession de feu fleurant goudon, sieur de Plaisance 27 décembre 1681 Ferme pour 9 ans du moulin de la Prade par Messire Phelippe David, prestre prieur de Nostre Dame de Plaisance 6 décembre 1691 Ferme pour 5 ans de la mesterie de la Guerenne par Jacques Savin, Sieur de font quillot, maitre Chirurgien, demeurant au faulbourg de Plaisance, à Jean Quelques rares maisons portent encore les traces du XVIIe siècle. Linteau de porte indiquant l’année 1600 Reste de contrefort Porte datant de 1600 Porte murée Journal de M. Demaillasson M. Demaillasson était avocat du Roi à Montmorillon de 1643 à 1694.  18 novembre 1607 Le 18 novembre 1007, il donne à ferme, pour sept années, à Fleurent Babert, sergent royal à Moutmorillon, tous les cens et rentes dus t la Maison-Dieu dans la ville de Moutiuorillon et dans les paroisses de Concise, Saulgé, Pindray, Latus, Jouhet, Antigny, Bourg-Archambault, Plaisance, Saint-Pierre de la Trimouille, Journet, Saint-Léomcr, Sillars, Saint-Rémy, Moulime et Lussac-le-Château, moyennant ]e prix de six-vingt-dix livres tournois par an. 11 septembre 1626 Aujourd’huy, judicièrement, pardevant nous Pierre Dallest, conseiller du Roy, prévost et juge ordinaire en la ville, baronnie et cliastellenye de Montmorillon, c’est comparu le dit procureur du Roy par M0 Charles Richard, lequel nous a exposé que combien que de la justice prévostal le au Roy, nostre sire, apartenant en la ditte ville, baronnie et ehastellenye de Montmorillon despcndent plusieurs paroisses et villages noimnémanl les paroisses de Saint-Martial de cette ville de Moiitmorillon, Consize, Joué, Journet, pour les villages d’Esport, la Pouge et Biard seulement, les paroisses de Moussât, Lastus, Saulgé, Plaisance en partye, Saint-Rémois, des villages de la paroisse de Bussière-Poilevine en partye, Sillards, La Chapelle de-Viviers, Lcigne et partye des villages de la paroisse de Pindray, ce néanmoings plusieurs des habittans des ditz villages et paroisses et autres justiciables ordinaires de la dite prévosté souvent plaident très vollontiers en première instance ailleurs qu’en la dite prévosté à leurs choix et plaisir, soit qu’ilz ayent esté apellés par aucun des dits justiciablesou autres ou bien qu’eux mestnes ayent fait apeller autres des dits justiciables sans faire par eux de demandes d’estre renvoïés en la dite prévosté, ce quy importe fort aux droiz du Roy et à la conservation de la dite justice prévostalle, requiert parlant pour le dhu de sa charge deffence estre faite aux dits habittans et autres justiciables de la dite prévosté plaider en première instance ailleurs qu’en la dite prévosté, sous peine contre les apcllés quy n’auront demandé estre renvoïez en la dite prévosté de dix livres d’amande et de peines pareilles contre ceux des dits justiciables quy les auront fait apeller, et leur estre enjoint sous les dites peines dénonser les dites poursuites au dit procureur du Roy pour demander avecq eux le dit renvoy toutes les dites peines sy dessus estre exécutoires contre les conlrevcuans nonobstant oppositions ou appellations quelconques faites ou à faire et sans préjudice d’icellc. 10 septembre 1674 Le 10 septembre 1674, François Baconnet, Sr de la Rode, demeurant au lieu noble de la Valade, paroisse de Moulime, tant pour lui que pour Catherine Sornin sa femme, héritière de feu Jean Sornin, Sr de la Gorce, et de Jeanne Mignot, ses père et mère, confesse et avoue tenir à foi et hommage du Roi, à cause de son château et baronnie de Montmorillon, les seigneuries de la Valade, de la Cherie, de Moulime, et de Plaisance en. partie, au devoir d’un gant blanc du prix de six deniers, à

SIECLES

XVIe Siècle

Minutes notariales Notaire Grandchief. 1572 – 1616 12 Décembre 1571 Vendition d’une vigne par Loys Coeurderoy, meusnyer demeurant à Saulgé (Et Denise Moreau ?), sa femme et Jehan Coeurderoy, son fils François Bost, de Plaisance 21 août 1574 Comme paysans possédant de plus grandes étendues de terre, nous avons rencontré le 21 août 1574 dans la paroisse de Moulismes, ce malheureux Jehan Courtin, vendant pour une bouchée de pain, à un marchand de la petite ville de Plaisance, un peu plus de quinze hectares de terres labourables, prés et vignes.  26 septembre 1574 Donnation d’un maison à Plaisance par Melchior Deblon escuyer Seigneur de Beaupuys et damoyzelle Marguerite Degany sa femme 7 septembre 1577 Echange d’une maison en la ville de Plaisance Echange entre Françoys Vauzelle notaire royal et procureur fiscal de la juridiction de Plaisance et y demeurant dune part et Jehan Delabrousse demeurant on villaige de Mezoulx paroisse de Lastus daultre part. Ledit Vauzelle a bailhe et delaisse audit Delabrousse present stipullant et acceptant une maison size et située en la ville de Plaisance /…./ tenant dune part aux murailles de ladite ville de Plaisance d’autre à la maison et la chas… aprésent exploicte par René Vezien et dautre à la maison de pierre parthus le Jeune Journal de M. Demaillasson 1587 ../ Et quand au dit Lenoir, quy seroit arrivé au dit Montmorillon le jour 29 aoust, auroit le dimanche ensuivant fait réitirer les dittes affiches aux prunes des messes dites et cellébrées ès parroisses de Saint-Martial, Concize du dit Montmorillon, ensemble es parroisses de Joue, Notre-Dame de Plaisance, Saint-Remi, Lussacle-Chasteau et Latus proximité du dit lien, affin que s’il y avoit aucun quy voullut enchérir qu’il est à se retirer par devers luy pour recevoir leurs enchères le dit dernier jour./..

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XVe Siècle

Plaisance est mentionné dans les textes comme Pleaance, 1431 (Maison-Dieu, 74) Plaisance est mentionné dans les textes comme Plesence, 1493 (fief de l’Age-Bonet) Ce bourg de Plaisance, composé de deux rues, la Grand’rue et la rue St-Catherine, était autrefois entouré de murs et fossés, Ville Forteresse de Plaisance, 1494 (fief de l’Age de Plaisance). Faut-il en conclure qu’au XVe siècle, les fortifications avaient disparuent ? 1448 Un jugement retentissant donné à Tours deux mois de prison à Plaisance pour Jean Valat En 1448, rémission pour Jean Valat, meunier du moulin de la Roche à Notre-Dame de Plaisance, détenu pour avoir frappé une femme qui avorta à la suite de ses coups, puis évadé des prisons de Plaisance. Extrait des archives historiques du Poitou, Livre XXXII, P. 113, 114 et 115. Archives historiques du Poitou Livre XXXII, P. 113 Archives historiques du Poitou Livre XXXII, P. 114 Archives historiques du Poitou Livre XXXII, P. 115 Dans le poitou Quelques faits marquants du XVe siècle 1411 Le duc de Berry commande aux trois frères de Limbourg la confection de l’ouvrage intitulé Les très riches heures du Duc de Berry. En 1429, Jeanne d’Arc passe à Poitiers (du 11 au 24 mars). 8 mai 1431 : Bulle pontificale (du pape Eugène IV) de fondation de l’université de Poitiers. En 1431, Charles VII fonde l’Université de Poitiers. La paix d’Arras (1435) réunit définitivement le Poitou à la couronne de France. En 1439, la Praguerie sévit à Niort et à Saint-Maixent. Saint-Maixent, qui s’est soumis au roi Charles VII, obtient sa charte d’affranchissement en 1440. Un siècle durant, le calme règne dans le Poitou jusqu’aux guerres de religion. En 1478, l’imprimerie fait son apparition en Poitou. Sources : Les portes du temps. Charles VII – Wikipédia 8 mai 1431 : Bulle pontificale (du pape Eugène IV) de fondation de l’université de Poitiers. Source : Université de Poitiers Les très riches heures du Duc de Berry Aperçu du calendrier extrait de l’ouvrage des frères de Limbourg illustrant des scènes de la vie paysanne au XVe siècle. Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Avec le XVe siècle Les défricheurs au travail Durant le XVe jusqu’au XVIIIe siècle commencent les grands défrichements dans le Poitou. Pour les seigneurs du Poitou, cela a permis d’instituer de nouvelles rentes en nature en défrichant les brandes qui occupaient la grande majorité des terres de la région. Les terres concernées étaient plutôt destinées aux cultures, mais le phénomène a concerné toute la région, y compris les terres d’élevages. Dans un premier temps, les seigneurs en étaient les uniques bénéficiaires, cependant, petit à petit, les marchands, notables, propriétaires, laboureurs et autres métiers des bourgs ont acquis des terres sur les surfaces encore sauvages constituées de brandes. Cette campagne de défrichement s’intensifia jusqu’au XVIIIe siècle. Source : Défricheurs au travail XV-XVII siècles en Haut-Poitou, Gabriel Debien. Ed. Armand Collin. Surfaces des cultures céréalières au XVIIe siècle

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XIVe Siècle

Le Poitou au XIVe siècle Le Poitou au XIVᵉ siècle subit des alternances de domination au cours de la guerre de Cent Ans. De 1360 à 1372, le Poitou est sous le contrôle de l’Angleterre et intégré à la Principauté d’Aquitaine. C’est alors que se met en place une administration spécifique avec un mode de gestion adapté à ces nouvelles régions. Après une reconquête ardue menée jusqu’en 1375 par Du Guesclin, le Poitou et les pays de l’Ouest passent sous le contrôle de la France et font partie de l’apanage du Duc Jean de Berry. Pendant les périodes où ils sont officiellement absents de la région : 1320-1356 et 1375-1415, les Anglais maintiennent une pression permanente sur la région, au moyen de raids, de chevauchées destructrices et de tentatives de débarquement avortées ou réussies. Il s’agit d’une nouvelle région où la domination anglaise s’exerce sous des formes très spécifiques. On peut ainsi avoir une vue d’ensemble des régions conquises et dominées par l’Angleterre pendant la Guerre de Cent Ans. On peut aussi y constater une nouvelle forme de « recovery » mise en place après chaque moment de tension et de conquête, soit par les Français, soit par les Anglais et ainsi étudier cette réalité politique de manière plus globale. Enfin, on peut aussi étudier l’intégration de cette région à un ensemble plus vaste constitué par la principauté d’Aquitaine. Sources : Elodie Giard, Le Poitou et les Pays de l’Ouest entre la France et l’Angleterre de 1337 à 1415. Journal de M. Demaillasson Thibaut de Lantigny, chevalier, seigneur de l’Age de Plaisance, épousa (vers 1320) Almodis Rabaud, dame de Chaume, veuve d’Ithier Brûlon, et en eut un fils unique, Jean, auquel sa mère donna son hébergement de Chaume eu le mariant à Jeanne Scschaud, fille de Guiot, écuyer. En récompense, Jean de Lantigny assure à sa mère quatre livres de rente. II ne laissa qu’une fille, Philippe de Lantiguy, dame de l’Age de Plaisance, dont la succession alla par moitié à Huguet Brùlon et à Catherine, sa sœur (Baron d’Huart, Hist. de Persac, Antiq. Ouest, 2′ série, t. X, p. 183 et 391.) 13 février 1302 Cession faite à la Maison-Dieu de Montmorillon par Jean, comte d’Eu et de Guines, seigneur de Civray, de tout ce qui lui appartenait dans les villes et paroisses de Thenet, du Dorat, de Lussac, de Saint-Savin, tle la Trimouille, de Plaisance, de Morterolles, et dans la châtellenie de Montmorillon. ID. Fonteneau, t. XXIV, p. 473, d’après Robert du Dorat.) A tous cculx qui verront et orront ces presentes lettres, Jehan, comte d’En et deGuyncs salut en Nostre-Seigneur. Sachent tousavons ès ventes et en autre chose qui appartiennent à la boete commune entre nous et Pierre de Poquières, valet, et toutes les autres choses que nous avons et avoir pouvons pour quelque cause ou raison en quelconque manière en la ville et chastellenie de Lussac, de Saint-Savin et de la Tremoille et en la ville et paroisse de Plaisance, et en toutes les appartenances des villes et des chastellenies dessus dites, soit rentes, coustumes ou debvoirs, bled, vin, gelines, terres, prez, vignes, bois, landes, pasturages, eaux, rivieres, hommes, maisons, tenues, courtillage, jurisdiction, obeissances, servitudes, coustumes, aydes et autres choses quelsconque elles soient, et la grand justice et petite, haute et basse, en toutes les choses dessus dites et de chascune d’icelles, et toutes les issues, proffits et esmoluments, qui doresnavant y seront des choses dessus dites et de chascunes d’icelles pour quelconque cause que ce soit, et tout le droit de propriété, de possession, action, demendes que nous avons et avoir pouvons ès choses dessus dites et en chascunc d’icelles, avoir et tenir des dits religieux et de leurs successeurs et de ceulx qui auront cause d’eulx et de nos hoirs et successeurs tout, tant que nous avons de propriété, de possession, de droit ès choses dessus dites et un chascune d’icelles, excepté les quatre cas de haulte justice cy emprès divisés, c’est assavoir rapt, encis, meurtre et trahison, quand en appartient ès cas de la haulte justice, lesquels quatre cas nous reservons, ô toute mere impere, qui luy appartient ou peut appartenir en son ressort en toutes les choses dessus dites, desquels quatre cas la cognoissance est réservée à nous et à nos hoirs et à nos successeurs qui seront seigneurs de Civray, quand les cas en adviendront, et feront la justice et l’execution des malfaiteurs ès dits quatre cas, ès lieux que nous leur avons baillé, non pas tant près de leur maison, qu’en soit en vitupère d’eulx ne de leur herbergement, et ils nous ont promis bailler place suffisante à ce faire, et tout l’esmollument et proffit qui en adviendra sera commun par moitié entre nous et nos hoirs d’une partie, et les dits religieux d’autre partie, laquelle l’autre partie les dits religieux auront par nostre main et toute autre congnoissance et justice grande et petite, haute et basse, excepté les dits quatre cas et ce que nous avons retenu, si comme dessus est dit et appartiendra doresnavant et appartient aux dits religieux et à leurs successeurs.Et s’il advenoit qu’aulcuns malfaicteurs ès dits quatre cas feussent prins par les gens aux dits religieux ou par autres ou par les notres ès lieux et en la justice dessus dite, les dits religieux serontles proclamations auront esté duemant faittes sur les lieux. Et quand au dit Lenoir, quy seroit arrivé au dit Montmorillon le jour 29 aoust, auroit le dimanche ensuivant fait réitirer les dittes affiches aux prunes des messes dites et cellébrées ès parroisses de Saint-Martial, Concize du dit Montmorillon, ensemble es parroisses de Joue, Notre-Dame de Plaisance, Saint-Remi, Lussac-le- Chasteau et Latus proximité du dit lien, affin que s’il y avoit aucun quy voullut enchérir qu’il est à se retirer par devers luy pour recevoir leurs enchères le dit dernier jour. Comme du tout il nous est aparu par le certifficat des curez des dittes parroisses mis au pied de ses affiches suivant lesquelles ce seroient présentés par deversluy ce jour

SIECLES

XIIIe Siècle

Le XIIIe siècle Dictionnaire topographique de M.L. Redet Plaisance est citée dans le dictionnaire topographique de M.L. Redet, d’après Fonteneau, et datée de 1302. Cependant elle apparaît déjà dans d’autres écrits (Maison-Dieu, Hommages d’Alphonse, Pouillé de Gautier…) sans être datée avec certitude. Plaisance est mentionné dans les textes comme Plesencia, Plessencia ou Pleissencia depuis 1258 (Hommages p. 83, 84, 112) Plaisance est mentionné dans les textes comme Plaisance, 1302 (Fonteneau, t. XXIV, p. 474) Plaisance est mentionné dans les textes comme Placencia, 1358 (Pouillé de Gautier, f° 175 v°) Le village au XIIIe siècle Deux principaux écrits relatent la situation du village à cette époque, ceux de Robert du Dorat et ceux issues de l’inventaire toponymique de M.L. Redet.  D’après Redet, Plaisance est le nom de l’endroit du siège de la communauté religieuse de Lesterps depuis le XIIIe siècle. D’après Robert du Dorat au XVIe siècle, Plaisance sur Gartempe était entourée de murs, fossés et de tours. De hautes murailles fermaient la cité et il subsistait quelques portes et fenêtres du XVe et XVIe siècle. Les sites fossoyés (L’Âge-de-Plaisance), où la construction en bois est majoritaire, sont la manifestation la plus caractéristique de la résidence de la petite aristocratie. La pierre commence cependant à être utilisée par les plus fortunés. Fossé(s) : tranchée placée à l’endroit le plus fragile ou entourant une fortification pour permettre un isolement. Creusé dans la terre ou taillé dans la roche, le fossé est sec. Sources : laissez-vous conter les chateaux au Moyen Âge – Philippe Durand Syndicat Mixte du Pays Montmorillonnais Les rois de France Louis VII (1137-1180), Louis VIII (1223-1226), Philippe le bel (1285-1314) en 1308, puis Charles IV, Charles V (1338-1380) en 1375 et Louis XI se sont rendus à plusieurs reprises au chevet de Notre-Dame de Plaisance. Au XIIIe siècle, l’église qui était en ruine fut rebâtie et agrandie, entourée de murs flanqués de tours et de fossés à la demande de Louis VIII. Il accorda au prieuré des titres et des prérogatives ainsi que de revenus importants comparables aux autres villes. Ces titres perdurèrent jusqu’au XVIIIe siècle. « Dans les dernières années du XIIIe siècle ou dans les premières années du XIVe siècle, la Maison-Dieu de Montmorillon fut confiée aux Ermites de Saint-Augustin. Les pieux moines furent, à peu près à la même époque, préposés au service du fameux sanctuaire de N.-D. de Plaisance, situé à quelques lieues de Montmorillon, dans un site ravissant, qui lui valut son nom.» Malheureusement, les envahissements des Anglais les en chassèrent bientôt, et ruinèrent l’église qu’avaient enrichie les dons généreux des princes et des particuliers. De ce sanctuaire autrefois si célèbre, visité par Charlemagne, Louis VIII et la plupart des rois de France, du prieuré et de la maladrerie de Plaisance, la Révolution a fait une pauvre église réduite à un tiers de ses mesures primitives et une paroisse sans prestige, qui compte à peine 500 habitants. Après cet épisode malheureux, Philippe le Bel rétablit l’ordre des moines Augustins et leur fit don de plusieurs moulins situés sur la Gartempe. De plus, il ordonna que les dîmes de la paroisse de Persac leur soit délivrés à la condition qu’ils assurent l’entretien d’une lampe ardente, jour et nuit, et qu’ils distribuent aux pauvres 544 boisseaux de blé (moitié en froment et moitié en seigle) les jours de carême. Sources : La maison Dieu et le petit séminaire de Montmorillon par l’abbé E. Menard-1894. En 1358, la peste bubonique décime la moitié de la population du Poitou. Les cimetières sont pleins et les moines creusent des fosses communes. On recouvre les murs de chaux et l’on brule les maison infectées.  Simulation Simulation du village à partir du XIIIe siècle Que savons-nous du village à cette époque ? Il était entouré de murs, tours et fossés depuis la protection de Louis VIII. Il ne reste plus qu’un tiers de l’Église Notre-Dame après les destructions successives. Elle contenait un transcept et un coeur qui acceuillaient 9 chapelles de hauts dignitaires de la région. Le village s’animait principalement autour de deux rues. Les axes de circulation comme la route de Saulgé-Montmorillon actuelle ou bien la route menant à Moulismes n’existaient pas. La ville accueillait un Gouverneur et une garnison. Les religieux de Lesterps s’installent à Plaisance D’après Redet en 1846, les religieux de Lesterps installent vers la fin du XIIIe siècle une colonie à leur ordre dans la ville de Plaisance sur Gartempe, un site élevé et agréable. D’après Robert du Dorat, la cité de Plaisance était fort jolie, étant environnée de fossés et de tours, mais elle a souffert, tant de ruines et de désolations, par l’injure des gueux, tant des Anglais que de la Ligue*, qu’elle n’est rien à présent à côté de ce qu’elle a été… La Maison-Dieu de Montmorillon Les Ermites de Saint-Augustin Au cours du 11e siècle, trois hommes de Montmorillon, dont un prêtre, Robert, Acfred et Umbert, souhaitent établir une église en l’honneur de sainte Marie-Madeleine. Rencontrant l’opposition des prêtres du château, ils fondent un premier établissement hospitalier pour les pauvres. Autrefois situé entre le chauffoir et l’église Saint-Laurent-et-Saint-Vincent, l’hôpital, disparu depuis le début du 19e siècle, est le lieu d’accueil des malades sous la garde de religieux. Vers 1102, cette première fondation trouve un second souffle lorsque « Robert du Puy », longtemps désigné par différents auteurs comme Seigneur de Vacheresse (Persac), revenant de pèlerinage à Jérusalem, consacre sa fortune pour faire relever de ses ruines cette fondation. Soutenue par les seigneurs locaux et les grands de l’époque, la Maison-Dieu devient prospère. Pierre II, évêque de Poitiers, fonde à cette intention une confrérie de clercs en 1107. Guillaume le Troubadour, comte du Poitou et 9e duc d’Aquitaine la prend sous sa protection. À une date inconnue, l’établissement adopte la règle de saint Augustin et, peut-être vers 1300, passe entre les mains des ermites de Saint-Augustin. Sources : https://www.montmorillon.fr/maison-dieu/ Représentation d’un ermite de St Augustin Armoiries de St Augustin La Maison-Dieu à Montmorillon La Maison-Dieu à Montmorillon La Maison-Dieu à Montmorillon 1369

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XIIe Siècle

Le XIIe siècle Plaisance est mentionné dans les textes comme Plaisantia, XIIe siècle (Maison-Dieu, Cartulaire N°158). D’autres mentions faisant état de la cité de Plaisance concernent l’Âge de Plaisance dans le dictionnaire topographique de M.L. Redet. Le nom de Plaisance sera cité au XIIIe siècle… Le bourg de Plaisance sous la protection royale obtient le droit de construire des murs d’enceinte pour se protéger et devient sous le règne de Louis VIII (1223-1226) une ville Forteresse avec un Gouverneur et une garnison royale. BNF Passerelles Au 12e siècle, l’agriculture connaît de grands bouleversements. L’assolement triennal fait son apparition : il s’agit d’un système agraire dans lequel les surfaces cultivées, aussi appelées soles, sont divisées en trois parties afin de mieux gérer les ressources sans épuiser les sols. Un roulement est organisé entre les trois soles : deux types de cultures cohabitent, tandis qu’une sole est réservée à la jachère, c’est-à-dire au repos de la terre, laissée sans culture. Sur les autres soles, des céréales d’hiver (blé) et de printemps (avoine, orge) sont cultivées. Les techniques se perfectionnent aussi avec l’arrivée d’outils plus spécialisés et diversifiés tandis que la force animale est mise à profit. L’attelage se modernise. Deux pièces, le collier d’épaule et la bricole, placée sur la poitrine de l’animal, sont mises au point : adaptés à la morphologie des chevaux ou des boeufs, ces systèmes permettent une meilleure transmission de la force animale et facilitent le travail de labour. Le travail des champs devient moins pénible, les surfaces cultivées grandissent en conséquence. Sources : BNF PASSERELLES Les défrichements en Haut-Poitou du Xe au XIIIe siècle La marche des défrichements en Haut-Poitou s’explique d’abord par les conditions naturelles. C’est surtout la qualité des sols qui a pu différencier les régions. Les plus fertiles avaient été, pour la plupart, occupés bien avant le Xe siècle, aux époques les plus anciennes. Dans la plaine centrale, qui va de Neuville à Moncontour, dans les régions de Civray, de Melle et de Niort, dans l’ensemble du Châtelleraudais, du Loudunais et du Thouarsais, même dans les vallées des « pays de brandes », les progrès des Xe– XIIe siècles ont consisté surtout dans l’amélioration des anciens champs plutôt que dans l’extension des cultures aux dépens des friches. Les défrichements proprement dits ont été opérés dans les secteurs les moins favorisés par la nature, ceux qui de nos jours, un peu partout en Haut-Poitou, portent encore des bois, et plus spécialement dans ces vastes régions qui n’ont longtemps offert que des landes : les brandes, qui couvrent près de la moitié du Haut-Poitou. Il y avait donc encore beaucoup à faire au Moyen-Âge. Nous nous sommes appliqué à confronter tous les textes concernant les défrichements et à utiliser les cartes de Cassini et d’état-major. Nous avons pu en tirer les conclusions suivantes. D’une part, toutes les régions encore boisées ont été touchées par les cultures nouvelles. D’autre part, les défrichements ont commencé dès le XIe siècle. Les plus anciens qui soient formelle-ment attestés sont ceux de Couture-d’Argenson, dans le grand massif forestier à la frontière sud-ouest du Poitou. Ils datent de 1059 au plus tard. On est, de plus, en droit de supposer que hien d’autres terroirs furent ouverts ou agrandis dès le XIe siècle. D’ailleurs, tout le monde était préoccupé de défrichements lors de la fondation de Fontevrault au début du XIIe siècle. Dans l’ensemble des « pays de brandes », cependant, les défrichements sont peut-être un peu plus tardifs. A Villesalem, en Montmorillonnais, autour de Fontaine-le-Comte près de Poitiers, le vrai départ a été donné au début du XIIe siècle seulement. Au XIIIe siècle, on défrichait encore dans l’ensemble des « pays de brandes » et dans les régions voisines, en Châtelleraudais autour d’Oyré, au sud dans la région de Civray. Cessa-t-on de défricher avant la fin du Xe siècle? Entre autres faits, les abergements nouveaux auxquels on songe à Mazerolles en 1299, les mentions tardives de novales dans la forêt de Moulière, tout près de Poitiers, permettraient d’en douter. Toutefois, la confrontation des textes et de la carte de Cassini montre qu’un grand nombre de hameaux attestés au XIIe siècle se trouvaient encore au XVIIIe siècle à l’orée des bois. Le peuplement des campagnes du Haut-Poitou a pris avec les XIIe et XIIIe siècles une physionomie qu’il a gardée généralement jusqu’à nos jours. Sources : Sanfaçon Roland. Les défrichements en Haut-Poitou du Xe au XIIIe siècle. In: École pratique des hautes études. 4e section, Sciences historiques et philologiques. Annuaire 1963-1964. 1963. pp. 321-324; Le Pays au XIIe siècle La France de 1108 a 1180. Collection David Rumsey Frise des Rois de France

SIECLES

XIe Siècle

En cours de recherche… Peu de récits sur cette période dans le village de Plaisance. Cependant, notons quelques faits relevés par Christian Bourdy de l’AGIP et qui auront une influence sur la vie locale. Les seigneurs et l’ordre religieux s’installent un peu partout dans la vallée. Après que Hugues Capet accède au trône de France en 987, les pèlerinages vers Compostelle deviennent réguliers avec, entre autres, le Comte d’Anjou. C’est la période de construction des Hostels Dieu qui accueillent les pèlerins de passage. Le Seigneur de la Trémouille est mentionné en 1040 et il rend aveu au château de Montmorillon. En 1049, refusant l’aveu le Seigneur dit QuatreBarbes entre en guerre contre le seigneur de la Trimouille. En 1050, Ranufle2 est seigneur de Montmorillon. Il fit construire l’église Notre-Dame à Montmorillon, dont il ne reste que l’abside et le transept, le reste datant du siècle suivant. Avec Hugues Capet s’ouvre l’ère des rois Capétiens1. Il n’aura de cesse que de vouloir unifier un royaume qui se déchire le plus souvent entre les seigneurs locaux. Son passage dans la région et plus particulièrement à Plaisance n’est pas certifié. Cependant, une pierre sculptée d’une fleur de lys, emblème royale des capétiens, a été conservée dans le jardin de la cure de l’église Notre-Dame. Cela confirme qu’un roi Capétien aurait bien visité le site de Notre-Dame de Plaisance, très renommé à cette époque, soit lui-même ou bien un de ses successeurs, ce qui est attesté quelque temps après. 1. – Le terme « Capétien » apparaît pour la première fois à la fin du XIIe siècle. 2. – Plusieurs écritures font état du seigneur de Montmorillon : Ranufle, Ramnulf, Ranulphe. 

SIECLES

Xe Siècle

Comme pour le siècle précédent, aucune trace écrite relate la vie à Plaisance au Xe siècle. 

SIECLES

IXe Siècle

Peu d’informations retrace cette période à Plaisance. On peut malgré tout supposer que la première église construite par Charlemagne fut honorée de la présence des fidèles. On sait qu’elle fut détruite par la suite, puisque les rois vinrent au XIIe siècle la reconstruire et la fortifier. 

SIECLES

VIIIe Siècle

EN 778, CHARLEMAGNE À PLAISANCE ? Vers la fin du VIIIe siècle, Charlemagne (né vers 742, 747 ou 748 et mort en 814), de retour des guerres d’Espagne, fit construire une église à Plaisance. D’après la légende, à la suite d’une apparition de la vierge Marie au pied d’un grand chêne, Carolus Magnus décida de faire construire une église. De nombreux pèlerins vinrent se recueillir dans la petite église durant les années qui ont suivi. Depuis Don Fonteneau et Robert du Dorat, les historiens s’accordent au conditionnel sur l’histoire qui démarre à Plaisance aux alentours de l’an 778. Il semble que Charlemagne aie bien visité l’église Notre-Dame, comme l’abbaye de Saint-Savin après l’évangélisation de St-Martial et les pèlerinages attribués à la vierge Marie pour vénérer des miracles. De nombreux rois de France ont poursuivi le mythe et on ne compte plus les témoignages de processions qui se déroulent encore de nos jours. Peu de traces subsistent de son passage à Chasseneuil. D’après plusieurs écrits, il semble que l’église construite par Charlemagne était plus modeste que celle rebâtit ensuite par les rois capétiens en visite à Plaisance. Aucune trace de ce premier édifice fut conservé.  Les Processions Plusieurs témoignages font état de processions en provenance de Montmorillon, de Chauvigny ou d’Adriers. Elles prenaient la direction d’une source vers la Chambauderie à Plaisance, où il est fait état d’une chapelle aujourd’hui disparue. Dans ce lieu était conservé la statue de la Vierge.Pour le 15 août, une messe commémore toujours la fête Marial avec de nombreux croyants venant de toute la région. Après les déboires de l’église au moment de la révolution française en 1789, seule la tête de la statut de la vierge a pu être sauvée des pillages. Don Fonteneau relate dans ses écrits que Charlemagne, revenant d’Espagne, pour rendre grâce à Dieu des victoires qu’il avait remportées, fit bâtir l’église, qu’il dota de plusieurs grands biens et revenus, de grands titres et chartres de cette église et par deux anciens vers qui sont sous l’éffigie et portrait de ce monarque qui se voient et lisent encore contre la muraille de cette église, laquelle est aussi belle et magnifique qu’il y en ai en Poitou, non loin de la rivière la Gartempe.  L’antique Vierge de Plaisance et Charlemagne Par Lucien RACINOUX Si le rappel des Sarrasins dans chacune de ces légendes marque el passage du futur empereur dans la région au retour de son expédition d’Espagne en 778, une autre bourgade aurait vu également passer Charlemagne à son retour d’Espagne, il s’agit de Plaisance. Ce village est situé à une douzaine de kilomètres au sud de Montmorillon, entre Moulismes et « les Portes d’Enfer »sur la Gartempe.
Ecoutons Dom Fonteneau : «L’empereur Charlemagne venant des Espagnes de faire la guerre, passant en ces pays de çà, pour rendre grâce à Dieu des victoires qu’il avait remportées, fonda et fit bastir l’église Notre-Dame de Plaisance qu’il dota de plusieurs grands biens et revenus, selon qu’il est porté par divers titres et charges de cette église, et par deux anciens vers qui sont l’effigie et portrait de ce monarque, qui se voyent et lisent encore contre la muraille de cette église, laquelle est aussi belle et magnifique qu’il y en aie dans le Poitou, non loin de la Gartempe ».
Le père de Louis le Pieux serait dit-on venu témoigner sa reconnaissance à la Vierge de Plaisance que l’on y vénérait alors. Un pèlerinage, remontant peut-être à l’évangélisation du pays par saint Martial, se tenait en ce lieu. Saint Martial vint à Plaisance «comme à Montmorillon où il aurait apporté l’évangile aux six druides qui enseignaient le culte du chêne antique, de la Vierge qui devait enfanter, et de la moisson du gui sacré avec des faucilles d’or .» La tradition locale veut qu’une chapelle dédiée à saint Martial ait existé «hors des murs ,» près d’une fontaine aux eaux miraculeuses.
Autrefois, el pèlerinage à Notre-Dame de Plaisance se doublait d’un «voyage »à la source pour les nourrices et pour la guérison des « maux d’yeux .» La Vierge est encore implorée « afin de soigner les afflictions .» Enfin pour la fête de l’Assomption les paroisses des environs rejoignant Plaisance où est célébrée une cérémonie commune près de la Vierge miraculeuse. Charlemagne et Louis le Pieux – Wikipédia Le 5 novembre 1943, en pleine guerre « l’antique Vierge qu’aurait prié Charlemagne de passage dans le pays », quittait Plaisance portée par des jeunes filles de Moulismes nu-pieds pour aller au devant de la statue de Notre-Dame de Boulogne efectuant le «Grand Retour *»(1).
Bien qu’étant de bonne facture, la Vierge actuelle ne remonte pas à Charlemagne. L’ancienne image m’a-t-on dit, avait brûlé. Notons encore que selon la tradition, l’abbaye de Saint-Savin fut construite par Charlemagne (2). Enfin à 10 km environ au nord de son palais de Chasseneuil, à peu de distance de la voie romaine de Poitiers à Tours, existe toujours la fontaine de Saint-Cyr où le petit-fils de Charles Martel se baigna les pieds. L’eau de la source guérissait les maux d’yeux; on y faisait des pèlerinages pour al gale, les femmes stériles venaient s’y baigner en cachette, et des processions pour obtenir la pluie sy’ faisaient encore en 1875. lI faut faire preuve de beaucoup d’imagination aujourd’hui pour retrouver dans l’actuelle fontaine el paysage bucolique où le ventripotent Charles se trempait les pieds dans l’eau mais tout ceci va changer, « le remembrement prévu permettra peut-être un accès plus facile et la restauration du site » nous écrivait M. le maire de Saint-Cyr en 1991.
Deux éléments nous aident à préciser l’époque du passage de Charlemagne en Poitou. La naissance de son fils Louis dit le Pieux, et le retour de son expédition malheureuse en Espagne. Expédition qui devait se terminer par le drame de Ronceveaux, outre la perte des bagages, périrent un nombre incalculable de «palatins , dont Roland duc de la marche de Bretagne. Cet épisode dramatique allait devenir el noyau historique de la célèbre «Chanson de Roland ». Or ces

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