Nom de l’auteur/autrice :Memoires Plaisance

SIECLES, XXe siècle

XXe Siècle Groupes & familles

Photographies de groupes à l’occasion de mariages et autres événements familiaux. Très peu font état des familles en notes au dos.  Jules Germaneau & Jacqueline 28 juin 1959 Rigaud – 6 mars 1926 Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Gabriel Mirel, non datée Fayol – Non datée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée Photographie non datée, ni identifiée

commune, XXe siècle

La vie communale dans la presse

Revue de presse jusqu’en 2000 Aperçu de la vie communale dans la presse de 1979 à 2013. Seulement quelques archives ont été conservées, mais déjà elles permettent de se souvenir, voire de préciser quelques détails de la vie locale. 1979 10 aout 1979 L’association Les Amis de Plaisance était présidée par Eugène Salmon. 1982 1982 1983 11 avril 1983 Le groupe d’animation est présidé par Jean-Luc Gabet. 1992 1996 6 juillet 1996 1997 20 janvier 1997 Présentation des vœux par M. Jean-Louis Germaneau et le conseil aux habitants. 1998 4 juillet 1998 1999 6 mars 1999 1999 1er avril 1999 Quelques 80 pêcheurs accompagnent Delphine pour son baptême de pêche. Revue de presse depuis 2000 2001 26 janvier 2001 Tourisme rural. Pas moins de 1500 pêcheurs ont fréquenté le site de l’étang en 2000. 2001 26 avril 2001 2001 5 mai 2001 La Tempête de 1999 a mis en danger le Dolmen de la Pierre Levée. 2001 14 juillet 2001 Fin de la levée postale le soir à Plaisance depuis le 1er avril. Elle sera rétablie à 16h20 à partir du 11 juin. 2002 27 juin 2002 La pêche est toujours à l’honneur ! 2003 12 mars 2003 2003 24 juin 2003 2004 10 mars 2004 2004 6 juillet 2004 2004 30 août 2004 Mobilisation autour du patrimoine de l’église Notre-Dame de Plaisance. Des travaux ont débuté en 1999 jusqu’en 2003. 2004 30 novembre 2004 Décorations lumineuses dans le village pour les fêtes de fin d’année. 2005 13 avril 2005 Renouvellement du bureau du comité d’animation, coprésidé dorénavant par Nicole Chassat et Anne-Marie Hébras. 2005 26 avril 2005 2005 10 août 2005 La procession du 15 août à l’église Notre-Dame de Plaisance. 2005 24 décembre 2005 Changement d’horaires pour la Mairie et l’Agence Postale. 2005 28 décembre 2005 2006 6 janvier 2006 7 janvier 2006 28 janvier 2006 Nouveaux horaires d’ouverture de la bibliothèque. 2006 4 mars 2006 2006 20 avril 2006 7 juin 2006 2006 19 juin 2006 30 juin 2006 2006 6 septembre 2006 2006 13 septembre 2006 2007 27 janvier 2007 2007 22 juin 2007 2008 23 janvier 2008 2013 22 janvier 2013 Articles de presse non datés Une série d’articles parus dans la presse dont la date n’est pas confirmée. Non datée 18 février ? 2005 ? Non datée Non datée 2005 ? Janvier 2005 ? Non datée 2000 ? Non datée Non datée 2005 ?

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Les Amis de Plaisance

L’association les Amis de Plaisance a probablement été créée fin 1976. La composition du premier bureau indiquant un renouvellement à l’automne 1977. Pour anecdote, les statuts ne comportent pas d’art. 5, comme nous le découvrons à la seconde page du bulletin N° 1. Cela ne perturbe pas le dynamisme de l’équipe de bénévoles, bien au contraire. Pourquoi une association en 1976 ? Extrait du Bulletin N°1-Page 1 Pourquoi une association des amis de plaisance ? L’évolution de la vie économique, au cours de ces dernières années app, profondément modifié les structures démographiques de notre pays. L’effet le plus ressenti en zone rurale et sans doute l’exode de nos jeunes, faire la ville, provoquant ainsi un vide de nos campagnes et un vieillissement de la population.La motorisation poussée de nos exploitations agricoles, tendant à une productivité toujours à cru, provoque un décimant des liens familiaux et des contacts humains au sein d’une même commune.Cet état de fait amenant parfois des dissensions, une non-compréhension des choses, il nous est apparu nécessaire de ressouder cet esprit de communauté, afin d’établir entre tous un dialogue constructif, respectant l’intégrité de chacun.Ce que nous voulons avant, tout, s’est créé un climat de détente, d’apaisement, ou chacun puisse librement s’exprimer.La vie de notre petite commune de Plaisance, une des plus petites, du Montmorillonnais nous est cherché et nous pensons qu’il en est de même pour tous ses habitants. Devant le développement pris par certaines communes environnantes, nous pensons qu’il est temps de réagir. Souvenons-nous du vieux proverbe qui dit : l’union fait la force, l’amitié et l’unité. C’est au coude à coude tous ensemble que nous apprendrons à mieux nous connaître et à mieux vivre ensemble, notre association se veut être libre de tout engagement qu’il soit politique philosophique ou confessionnel, mais seulement le regroupement de tous les plaisançois et les plaisançoises vivons dans notre petite bourgade ainsi que ceux qui ont quitté le pays, mais du fond de leur cœur aimerait encore y vivre. Voici très brièvement, tracé, le but primordial de notre association, des amis de plaisance, et nous espérons que vous serez très nombreux à nous apporter votre aide. Statuts de l’association Article un : il est constitué une association, ayant comme dénomination « Association des amis de plaisance » regroupant les habitants de la commune et les sympathisants.Article deux : son siège social est à Plaisance hôtel, le central, sa durée illimitée.Article trois : cette association a pour but : De développer et créer des liens d’amitié et de camaraderie entre tous ses membres. De créer toutes les fois qu’il sera possible des commissions d’études qui auront pour tâches de promouvoir le développement de Plaisance, temps sur le plan culturel, économique, touristique ou autre. D’animer, la vie de la cité en organisant diverses manifestations. D’organiser un service d’entraide et de solidarité entre tous ces membres. De publier, périodiquement, un bulletin interne d’information et d’étude, ayant trait à l’avis de la commune. Article quatre : son membre de l’association, les habitants de la commune et les sympathisants, ayant acquitté leur cotisation.Article six : l’association est administrée par un bureau élu et renouvelable annuellement par tiers. Un exemplaire complet des statuts sera adressé à tous ceux qui en feront la demande. Composition du bureau : Le prochain renouvellement aura lieu lors de la réunion d’automne (septembre octobre 1977).Président : G. Dulac Vice-président : R. RangerSecrétaire : A.M. HebrasTrésorier : A.M. BetinCommissaire aux comptes : M. Brunet Extrait Page 7 – Informations générales. Législation sociale agricole : Toutes les personnes intéressées par la législation sociale agricole sont informés que nous tenons à leur disposition un dossier complet d’informations émanant de la Mutualité Sociale Agricole. La mise en place d’un système de tiers payant avec les pharmaciens de la Vienne doit très prochainement intervenir. Ce système vise à dispenser certaines catégories d’assurer de faire l’avance des frais pharmaceutiques. Les bénéficiaires seront : tous les assurés ou ayant droit exonéré du ticket modérateur, atteints de l’une des 25 maladies graves et née par le décret ministériel ou d’une longue affection, en entraînant des soins particulièrement onéreux. Les titulaires de pension d’invalidité (assurance sociale et assurance maladie des exploitations agricoles). Les pensions militaires et d’invalidité, les titulaires d’une rente d’accidentés du travail avec un taux d’incapacité reconnu d’au moins 66,66 %. Actuellement, la Mutualité Sociale Agricole, la caisse primaire d’assurance maladie de la Vienne et les syndicats de pharmaciens de la Vienne, ont conclu un accord qui permettra aux personnes bénéficiant de l’exonération du ticket modérateur de ne pas avoir à régler les médicaments, faisant l’objet d’une prescription médicale, aux pharmaciens d’être remboursé directement par les caisses (procuration étant donné par le malade).En outre, une clause particulière prévoit que dans les cas très exceptionnels, la dispense de l’avance des frais, même pour des assurés non exonérés du k modérateur pourra être envisagé, lorsque le pharmacien constatera l’état du dénuement de son client, à partir du moment où l’ordonnance sera supérieur à 50 fr., la date d’application sera déterminée après homologation de l’accord par les ministères de tutelle. 2. Durée du travail : Horaire hebdomadaire maximum : 52 heures.Horaire hebdomadaire moyen maximum sur une période de 12 semaines consécutives, 48 heures. 3. SMIC : Horaire : 9,14 fr.Mensuel (174 heures) : 1590 fr. LES BULLETINS 14 bulletins ont été rassemblés allant de 1976 à 1981. Les dates de publication, n’étant pas indiquées, ne sont pas confirmées avec précision. Les contenus complets sont accessibles en cliquant sur chaque bulletin. Merci aux bénévoles qui nous transmettent un bon aperçu de la vie locale dans les années 1976-1981. Bulletin N°1 – 1976 Bulletin N°5 – 1978 Bulletin N°9 – 1980 Bulletin N°13 Bulletin N°2 – 1977 Bulletin N°6 – 1978/1979 Bulletin N°10 – 1980 Bulletin N°14-15 – 1981 ? Bulletin N°3 – 1977 Bulletin N°7 – 1979 Bulletin N°11 Bulletin N°4 – 1977/1978 Bulletin N°8 Bulletin N°12 Les bénévoles des Amis de Plaisance À venir, la liste des bénévoles, des bureaux et rédacteurs du bulletin.

1789, commune, XVIIIe siècle

Première assemblée

Premiers pas vers une assemblée communale 1787 Contexte historique En 1787, la royauté est sur son déclin. La Noblesse et le Haut-Clergé défendent à tout prix leurs privilèges exorbitants. Le Tiers-État, composé d’une part de l’immense majorité du peuple exploité, qui prend conscience de ses malheurs, et d’autre part, d’une bourgeoisie à son aise, certes, mais qui ne bénéficie pas des privilèges de la noblesse, ni du Haut-Clergé. En gros, trois couches de population : les grands exploiteurs, les couches moyennes et le peuple des travailleurs, paysans, ouvriers, artisans, pressurés de toutes les manières. 12 août 1787 Jacques Delion de Surade ÉLECTION DU CONSEIL DE LA COMMUNE En ce 12 août 1787, la paroisse de Notre-Dame sur Gartempe, compte 66 feux. Le syndic a réuni ce jour-là, à 4h de relevée, à l’issue des vêpres, l’assemblée municipale composée uniquement des habitants payant au moins 10 livres d’imposition pour élire le conseil de la commune. Seront élus : le syndic, Félix Vauzelle, ainsi que trois membres, tous selon la loi, ayant au moins 25 ans, habitant depuis plus d’un an la commune et payant au moins 30 livres d’impôt. Le sieur Delion de Surade fait partie de droit du conseil en sa qualité de prieur et curé1. 12 février 1788 24 février 1788 Félix Vauzelle, démissionne le 12 février 1788 (on n’en connaît pas la raison). C’est Florent Audoux, sergetier et cabaretier qui sera élu syndic et qui, déjà membre du conseil, sera remplacé dans sa charge d’officier municipal par Louis Gourdonneau, tailleur d’habits. Le 24 février, le conseil procédera à la nomination d’un greffier : Mario Vauzelle, tisserand, demeurant au faubourg de cette ville2. 17 août 1788 Des assemblées hebdomadaires Le 17 août, le conseil décide que les assemblées seront tenues chacun des dimanches de l’année sans convocation. Les réunions se tiendront en effet tous les dimanches, même s’il n’y a pas d’objet de délibération, mention en est faite au registre les 7, 14, 21 septembre. Recensement des non-catholiques Le 17 août, le conseil répond aux lettres de l’autorité supérieure. Il déclare qu’il n’y a aucun non-catholique dans la paroisse. Ce recensement des non-catholiques de Plaisance correspondait à la publication d’un Édit Royal du 29 juillet 1788 accordant à ceux-ci les droits civils. Ils pouvaient désormais faire enregistrer légalement leurs mariages, naissances et décès. Ils obtenaient la faculté d’exercer tous les métiers sauf les charges (magistrat, gouverneur, intendant, notaire, etc.). La liberté du culte leur était cependant encore interdite. 24 août 1788 Impositions Le conseil avait demandé qu’aucune estimation ne soit faite, la commune ayant été déjà vérifiée. Autrement dit, on demandait que l’impôt ne soit pas augmenté. Une nouvelle lettre est envoyée le 24 août, à l’assemblée intermédiaire pour demander de diminuer les tailles à Plaisance, se montant à 490 livres, car la commune avait été augmentée les années précédentes à cause des communes voisines qui avaient été grélées. 28 septembre 1788 Le 28 septembre 1788, l’assemblée municipale des propriétaires payant 10 livres d’impôt est convoquée, après la première messe paroissiale, pour s’assembler dans la grande chambre du Sieur Laurendeau, située sur la place de l’église. Il s’agit de nommer les collecteurs d’impôt pour les années 1789 et 1790. Sont nommés, pour 1789 : Desvignes et Jaladeau. pour 1790 : Jean Tabuteau, Fermier de chez-Challais, Jean Chartier, fermier de la Merlatrie, François Hebras, métayer au cimetière. 1. Prieur, curé : Religieux, desservant, une cure dépendant d’un monastère, probablement celui des moines Augustin de Montmorillon. 2. Syndic : Mario Vauzelle n’était éligible que parce qu’il était imposé pour 30 livres. Les électeurs eux-mêmes payaient 10 livres d’imposition au moins. Le syndic était donc, en fait, le représentant des propriétaires. Les autres habitants ne participaient en aucune manière à la vie communale. Même parmi les notables, les illettrés étaient nombreux, aussi votait-on par oui ou par non à l’aide de grains de millet blancs ou noirs servant de bulletin de vote. Le rôle de Vauzel était important : C’était lui qui préparait la levée de l’impôt et le recrutement de la milice. Il s’occupait de la réparation des chemins, du logement des troupes de passage.  Il était chargé d’informer l’intendant de Poitiers, représentant du pouvoir royal, de tous les évènements qui intéressaient la tranquillité publique (incendies, épidémies…). Il pouvait être frappé, par l’autorité supérieure, de lourdes amendes s’il remplissait mal sa tâche (30 livres en cas de mauvaise destruction des chenilles, 500 livres s’il avait négligé d’établir, en présence du juge et du curé, la liste des jeunes gens qui devaient tirer au sort pour le service militaire). Il pouvait être révoqué par l’intendant. Sa situation était délicate. Il se trouvait pris entre l’enclume et le marteau, c’est à dire entre les exxigences des habitants qui l’avaient élu et celles des seigneurs ou de leurs représentants. Son seul bénéfice, à part l’honorabilité de sa situation, était d’être exempté de la taille et de percevoir, éventuellement, une petite gratification. Le syndic appuyait son autorité sur l’assemblée communale, celle qui l’avait élu, et qu’il réunissait souvent. Mais ces assemblées communales où l’on discutait beaucoup inquiétaient le pouvoir central et, en 1787, elles furent remplacées par des Conseils des Notables. Les seigneurs, qui ne nommaient aucun représentant dans la ville de Plaisance, ne semblent pas avoir profité de leur droit de présence au Conseil des Notables. Le cahier de doléances de Plaisance regrettera d’ailleurs l’absence de ces officiers publics seigneuriaux (juge, greffier, procureur fiscal, sergents royaux). Le 5 octobre 1788, le conseil demande à l’assemblée provinciale qu’il soit alloué à la commune la somme de 3 livres pour frais de bureau, tant pour le présent registre que pour autre papier et autres frais de bureau et la somme de 21 livres pour gratification au syndic et greffier. 24 mai 1789 Vacher de la Pouge est élu greffier, le 24 mai 1789, en remplacement de Mario Vauzelle. Les finances royales Aucune préoccupation concernant la situation de la France ne semble apparaître dans ces paisibles petites affaires administratives de routine de cette paroisse. Déjà, pourtant, en

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Vers les États Généraux

Préparation de la réunion des États Généraux à Plaisance 1789 Le Conseil du Roi, par arrêté du 5 juillet 1788, avait invité les assemblées et les Conseils Municipaux à déterminer, d’une manière précise, ce qui devait être observé, pour la prochaine réunion des États Généraux, sous forme de mémoires. Dans toute la France, on rédigea donc les fameux Cahiers de Doléances.  1er mars 1789 La liberté guidant le peuple – Eugène Delacroix Le Premier mars 1789, les habitants de la ville de Notre-Dame de Plaisance et paroisse d’icelle assemblés au son de la cloche, à 5 heures de relevée, et précédemment convoqués en la maison de Fleurant Audoux Syndic, le tout conformément aux ordres du Roi et de l’ordonnance de Monsieur l’assesseur civil et criminel de la sénéchaussée de Montmorillon, en date du 18 février de la présente, sont comparus : Jacques Duprat, sergetier Sieur Vacher de la Pouge, receveur de la ville Germain Normand, marchand Fleurant Audoux, Syndic Louis Laurendeau, marchand et officier municipal Louis Gourdonneau, Tailleur d’habits et officier municipal Sieur Jean Bost, Bourgeois et officier municipal Jean Vauzelle, greffier de la municipalité Jean-François Augier, bourgeois Sieur Jean Loyeux, Chirurgien Jean Duprat, sergetier Jean Moreau, maréchal François Petreau, maçon et autres habitants, lesquels ont délibéré. 1. – sur la nomination de 4 députés à envoyer à Montmorillon pour y présenter les cahiers de remontrances et doléances de ladite commune et y élire les députés pour assister à l’assemblée provinciale qui se tiendra à Poitiers, le 16 du présent mois. Ont été élus et nommés, à la pluralité des voix, messieurs Vacher de la Pouge, Augier Desvigères, Normand et le sieur Laurendeau, lesquels ont signé.  2. – sur la rédaction du cahier de plinte et doléances que les susnommés et autres ont fait, rédigé et clos ainsi qu’il suit, et présidée par Fleurant Audoux, syndic faisant fonction de maire et officier public.   La discussion, n’en doutons pas, fut passionnée et la nuit ne fut pas trop longue pour aboutir à la rédaction de cet admirable cahier, parfaitement ordonné en chapitres, non titrés, il est vrai, mais rigoureusement distincts : Justification des pouvoirs de l’assemblée Plaintes contre le Haut-Clergé Plaintes contre les seigneurs locaux Mesures à prendre pour remédier aux injustices Et nos propres ancêtres le firent avec un souci extraordinaire de précision et de vérité, dénotant une prise de conscience remarquable, bien qu’encore hésitante, et un courage exemplaire. Et c’est une bien belle leçon que nous donnent, ce soir-là, les grands-pères de nos grands-pères, assemblés chez Fleurant Audoux ! Ce n’est pas sans émotion et respect que je transcris, sans rien changer de l’orthographe ni des tournures de phrases du Greffier (peut-être Jean Vauzelle, peut-être Vacher de la Pouge ?)1. Cahier de plinte et de doléances de la paroisse de Notre-Dame de Plaisance-sur-Gartempe Attendu que les seigneurs hauts justiciers n’ont point d’officiers public tel qu’il devraient avoir, les habitants ont cru que cette négligence de leur part ne devrait point empêcher le bien public. En conséquence après avoir mûrement délibéré les habitants ont arrêté que l’assemblée se tiendrait par devant le sindic de la municipalité, lequel la présiderait, représentant le maire en ladite qualité de sindic étant officier public, et de suite les dits habitants ont travaillé à leur cahier de doléances.  Dieu bénisse les jours de notre auguste prince, que les voeux de messieurs les ministres et les nôtres soient accomplis, accablés des impôts de toute espèce, l’état écclésiastique seul dans toute l’aisance, membre qui devrait aider et soulager les malheureux et qui n’ont d’autre but que de se procurer leur agrément et leurs satisfactions.  Ne devraient-ils pas se trouver trop heureux d’avoir cinq cents livres par an, mais au contraire, ils ont cuisinière, une femme de chambre et femme de compagnie, en outre laquets, jardinier, domestique de peine, voiture, bons chevaux et bonne table ornée de la plus belle argenterie et porcelaine. Notre misérable paroisse vexée de toutes les manières n’a de longueur que 3/4 de lieues et environ un quart de largeur, tenus par trois seigneurs suzerains et ayant nomination d’officiers de justice et du seigneur foncier. Il est inexprimable les abus qui se commettent par la négligence de ces seigneurs de ne pas maintenir cette justice, étant sans aucun officiers. Qui sont les seigneurs ?  1- Le seigneur de Beaupuy et autres fiefs 2- Le seigneur du Vitray à cause de la Vigerie 3- Le seigneur de l’Âge de Plaisance à cause de plusieurs fiefs en notre dite paroisse. 4-Le seigneur Prieur, seigneur foncier, jouissant d’une part de la douzième partie des fruits et d’un très grand nombre de grosses rentes, tant en cette paroisse que dans celle dépendant, Adrier, St-rémy, Latus et Moussac et Saulgé et possèdant les meilleurs fonds, métayrie et moulin.  Notre paroisse, située dans un mauvais fonds et habitée par soixante et seize familles pauvres et mendiant étant souvent obligés de vendre pour payer les impôts et pour subvenir à leurs besoins d’argent, c’est notre prieur toujours prêt à acquérir, si ce n’est pas pour lui comme homme de mainmorte (l’ayant cependant déjà fait) c’est pour des pupilles, s’en réservant néanmoins la jouissance à sa vie, et prêter sous gage. Ce sont aujourd’hui les oeuvres de charité que ces messieurs là exercent, un vicaire n’aurait-il pas assez de 300 livres par an, et encore faire la quête chez des malheureux qui souvent sont obligés de porter dès le lendemain leur sac chez le meunier ou au marché et souvent sans argent. Nous voyons encore les évêques jouir de cent mille livres de rentes et plus et ne payer aucun impôt, détruire les communautés pour joindre à ces évêchés les revenu, leur donner en outre la richesse des églises, la dépouille de l’édifice ainsi que les matériaux.  À quoi servent tous ces revenus, le tout pour l’amusement et les plaisirs de ces individus, et le pauvre Tiers-États toujours accablés et malheureux. Détruire les communautés ainsi que les abbayes, le revenu des évêchés réduit à dix mille livres de rente et le reste

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Après la nuit du 4 août

À ASSEMBLÉE NATIONALE Abolition des droits féodaux 4 août 1789 Wikipédia Devant cette levée des masses paysannes, grande fut l’émotion à l’Assemblée Nationale. À partir du 4 août 1789, la question des droits féodaux fut à l’ordre du jour. Les discussions et les discours furent passionnés. Les Nobles firent ce qu’ils purent pour préserver leurs droits et ils y réussirent en grande partie. Dans la nuit, à deux heures du matin, ils renoncèrent, en principe, à leurs privilèges et le Clergé à la dîme, mais ce ne fut pas sans conditions, et la majorité du Tiers-États accepta ces conditions.  6 août 1789 Wikipédia Ce n’est que dans la séance du 6 août que fut rédigé le décret de l’Assemblée qui commençait ainsi : L’Assemblée Nationale abolit entièrement le régime féodal… Mais la suite du décret disait que, si certains de ces droits étaient abolis sans indemnité, la plupart étaient déclarés rachetables. Le prix et le mode de rachat seraient fixés plus tard. En attendant, les droits qui ne sont point supprimés par ce décret, continueront néanmoins à être perçus jusqu’au remboursement. Or ce remboursement, ce rachat, représentait des sommes considérables que les paysans étaient incapables de payer. Ils restaient donc toujours soumis à la plupart des droits féodaux.  C’est pourtant la première phrase du décret, la plus simple, que les paysans retinrent : L’Assemblée Nationale abolit entièrement le régime féodal. Ils estimèrent qu’ils ne devaient plus rien aux seigneurs et ceux-ci eurent dorénavant les plsu grandes difficultés, malgré le décret de l’Assemblée qui leur donnait raison, à recouvrer leurs redevances. 11 août 1789 Mais la discussion n’était pas terminée à l’Assemblée, et ce n’est que le 11 août que la dîme, mais seulement la dîme, fut supprimée sans rachat. La fameuse nuit du 4 août s’était prolongée pendant sept jours. La plupart des droits féodaux subsitaient et ce n’est que grâce aux nombreuses luttes des paysans qu’ils furent enfin définitivement abolis, sans indemnité, par la convention du 17 juillet 1793, quatre ans après la nuit du 4 août. Ainsi, c’est uniquement par leurs luttes personnelles, dures, longues, opiniâtres, que les paysans réussirent à contraindre leurs représentants à abolir véritablement le régime féodal, et il nous faudra aussi des luttes opiniâtres, comme celles que menèrent nos ancêtres, pour mettre à bas notre féodalité moderne : le grand Capital. À NOTRE-DAME DE PLAISANCE-SUR-GARTEMPE 6 septembre 1789 Serment de la Garde nationale Le 6 septembre 1789, le sindic et les officiers municipaux rassemblent les officiers et les soldats de la milice pour la prestation du serment de fidélité à la Nation, au Roi, chef de la Nation et à la Loi.  Ce serment se retrouve constamment dans les registres. Il est prêté par tous les responsables élus, par les assemblées municipales à l’occasion des réunions.  20 octobre 1789 Lois et arrêtés À partir du 20 octobre 1789 sont inscrits à la main, sur le registre communal, les lois et règlements émanant de l’Assemblée Nationale. Ce sont des documents remarquables qui marquent réellement le changement d’ordre social : déclaration des droits de l’homme, égalité devant l’impôt, abolition de certains privilèges, établissement des pouvoirs régionaux et municipaux… 22 novembre 1789 Nomination d’un officier municipal Aujourd’hui, 22 novembre 1789, les paroissiens, assemblés au son de la cloche en la manière accoutumée, sommes entrés en la maison de Fleurant Audoux, sindic de ladite municipalité, pour procéder à l’élection d’un membre en la place de Sieur Bost, perclus et allant demeurer à Montmorillon.  Envoi de cette démission est faite à M.M. les députés du bureau intermédiaire de Poitiers.  22 novembre 1789 Impositions Le même jour, trois adjoints sont élus pour travailler à la confection des rôles (des impôts) pour 1790. Ce sont : Jean Roi, Marchand Joseph Duquerroux, Maçon Jacques Hebras, Laboureur 6 décembre 1789 La contribution patriotique L’été 1788 s’était montré très humide. Des orages de grêle avaient détruit une bonne part des récoltes dans la moitié nord de la France. Un froid rigoureux avait sévi durant l’hiver 1788-1789. Aussi, depuis le printemps 1789, les vivres manquaient, le peuple avait faim et les prix avaient considérablement augmenté. Des secours étaient nécessaires.  En septembre 1789  paraît un décret instituant la contribution patriotique. Les dons affluent à l’Assemblée. Des femmes de peintres, Mme Fragonard, David, Vernet et Gérard offrent leurs bijoux. Une petite fille vient offrir les meubles en or de sa poupée. Toutefois, les dons patriotiques ne rapportent qu’une douzaine de millions. Necker, ministre du Roi, fit voter par l’Assemblée plusieurs emprunts qui ne furent pas couverts. L’Assemblée, malgré ses hésitations, vota une contribution forcée du quart de tous les revenus supérieurs à 400 livres.  Le 6 décembre 1789 à Plaisance, le syndic convoque une Assemblée pour le versement de cette contribution patriotique. Il ne s’est présenté personne pour faire leur déclaration.  À la deuxième convocation, le 13 décembre, personne non plus ne s’est présenté. Il est peu probable qu’il existât à Plaisance des particuliers dont le revenu atteignait 400 livres. Pour un ouvrier, la journée de travail se montait à 12 sols environ, ce qui lui donnait un revenu de 180 livres pour 300 jours de travail. Les artisans et les commerçants pouvaient peut-être atteindre les 400 livres. C’est sans doute pour cette raison que personne ne se présenta.  Le 11 avril 1790, Bonneau, vicaire et maire, donnera connaissance d’une lettre envoyée par Delion de Surade, prieur-curé de Plaisance et Député aux États-Généraux.  Paris le 24 mars 1790, je soussigné, prieur de Notre-Dame de Plaisance, Député du Poitou aux États-Généraux constitués en Assemblée Nationale, et membre du Comité des Finances, déclare avec vérité que la somme de 900 livres, excédant le quart de mon revenu, quitte de toutes charges, laquelle somme néanmoins j’offre à la nation pour ma contribution et don patriotique, et attendu mon séjour à Paris, je m’oblige de délivrer et remettre au trésor de la nation la susdite somme, le tout suivant le décret de l’Assemblée.  Signé : Delion de Surade 16 décembre 1789 L’égalité devant l’impôt La question de l’égalité devant l’impôt

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Élection mouvementée

Un maire pour la commune de Plaisance 7 février 1790 La liberté guidant le peuple – Eugène Delacroix Le 7 février 1790 les habitants de Plaisance sont appelés à nommer leur maire et leurs officiers municipaux. M.M. les Notables : Sylvain Bonneau, Curé Demarquet de Céré, Chevalier Sieur Vacher de la Pouge Sieur Joyeux Normand Vauzelle Laurendeau Mirel Ils furent loin d’être satisfaits de la nomination du maire si l’on en croit la lettre qu’ils adressèrent à l’Assemblée Nationale de Paris, et ils manœuvrèrent pour faire annuler cette nomination.   Les notables de la ville et communauté de Plaisance, disant qu’il aurait été fait une convocation de ladite communauté, à jour fixé pour le dimanche trente janvier. L’appel fait des individus que nous avons crus capables d’élire, le nombre ne s’y est point trouvé, que cependant on a procédé à la formation de la nouvelle municipalité, ordonnée par vous, nos seigneurs et approuvée par Sa Majesté. Après le choix fait, au scrutin, du président de l’Assemblée, de suite, on a procédé à l’élection du maire, lequel ne s’étant par trouvé légal, Monsieur le Président a demandé que l’assemblée fut remise au dimanche suivant sept du présent, ce qui a été arrêté.  Ledit jour, nous avons donc procédé à l’élection du maire. La pluralité des voix s’étant tournée en faveur d’un particulier nommé Audoux, cabaretier, marchand d’étoffe de sa fabrique, de sel, de tabac, de poudre et de plomb, qui va en outre d’un hameau à l’autre, d’une maison dans l’autre, mettre en œuvre les laines de ses particuliers, qui peut être lui doivent encore les journées qu’il y a employées, en outre est parent et allié aux trois quarts des habitants de ladite ville, qui sont également marchands, cabaretiers et boulangers, qui ne sait à peine lire et écrire, enfin incapable d’être à la tête d’une paroisse, n’ayant aucune lumière ni connaissance que celle de l’ambition qu’il a manifestée jusqu’au point de mener chez lui une majeure partie du peuple pour les engager à lui accorder leurs suffrages, et qui, depuis la publication des Lettres Patentes de Sa Majesté pour la formation de ces nouvelles municipalités, ont toujours bu et mangé chez lui, fête et dimanche, et y étant encore en ce moment.  Ce considéré, nos seigneurs, il vous plaise d’examiner que celui qui doit observer les lois et les doit faire mettre à exécution a souvent le plus grand intérêt à les violer. Possédant toutes les qualités ci-dessus expliquées de nous donner avis incontinent de la marche que nous devons observer sur l’exposé ci-dessus, et d’autre part afin que nous ayons à nous y conformer, c’est la grâce que nous avons l’honneur de vous demander.   Nous ne savons pas si les notables reçurent les instructions qu’ils demandaient ? C’est possible, car il sera fait allusion, au cours de la réunion suivante, aux Lettres Patentes du mois de février dernier. En tout cas, ils provoquèrent une nouvelle réunion pour nommer une autre municipalité, plus conforme à leurs aspirations.  28 février 1790 Le 28 février 1790, on va donc recommencer l’élection. Les notables vont s’entourer de toutes les précautions et garanties possibles pour assurer, en leur faveur, une élection qui ne puisse, en aucun cas, être contestée.  Tous les habitants de la ville et paroisse de Notre-Dame de Plaisance en Poitou, assemblés en l’église de cette paroisse, seul lieu convenable à l’assemblée qui nous occupe, en exécution des lettres patentes du Roi sur le décret de l’Assemblée Nationale pour la constitution des municipalités, données à Paris au mois de décembre 1789 et au mois de janvier dernier, qui ont été publiées, tant au prône que par affiches à la porte de l’église de ladite ville et paroisse de Notre-Dame de Plaisance aux fins de procéder : D’abord à la nomination d’un président, d’un secrétaire et de trois scrutateurs1. 1. qui constituaient ce que nous appellerions, aujourd’hui, le Bureau de vote.  Tout semble avoir été minutieusement préparé d’avance, y compris une sorte de discours électoral flattant les citoyens et faisant appel à tous les vieux slogans habituels avec lesquels on fait marcher les peuples ! À part quelques particularités, dues peut-être au greffier qui a recopié le texte, l’orthographe est impeccable.  Les habitants de Notre-Dame de Plaisance, désirant se conformer aux lettres patentes du mois de février dernier et afin qu’aucun d’eux ne puisse s’en écarter ont d’abord délibéré qu’il était de la prudence de rappeler ces mêmes dispositions pour en faire connaître l’esprit à tous ceux à qui elles ont prescrit l’obligation la plus étroite de s’y conformer, ce qu’ils ont tous déclaré parfaitement bien entendre et comprendre et en reconnaître toute la sagesse, qui leur fait déjà sentir cette jouissance précieuse, inséparable, de l’esprit de concorde, des vrais sentiments patriotiques, toujours faits pour assurer le bonheur du peuple, sentiments qui sont déjà exprimé par des citoyens raisonnables, juste et vraiment patriotiques, qui sentent tout le prix de la liberté dont ils sont dignes de jouir.  Ne leur restant plus qu’à consommer avec justice l’ouvrage qui leur est confié en s’occupant des différentes élections qui forment l’objet de la présente assemblée et après s’être conformé, de la manière la plus pénétrante, à tous les articles à observer pour établir leur municipalité, ce qui fait qu’on s’est d’abord fixé à la nomination d’un président.  Nous avons bien failli ne pas connaître l’auteur de ce merveilleux morceau de bravoure et ç’eût été bien dommage ! Sous le texte figurent deux signatures, celle de Bonneau et celle de Normand. Celle de Normand est rigoureusement de la même encre que celle du texte. Celle de Bonneau, vicaire et curé de la paroisse, est d’une encre beaucoup plus noire, de bien meilleure qualité. D’autre part, ce n’est pas celui qui a fait ce texte littéraire, qui l’a, lui-même, transcrit au registre. C’est un autre qui l’a recopié en laissant en blanc la place des mots qu’il ne pouvait pas lire. Or, ces mots (soulignés dans le texte) ont été rajoutés, par la suite, exactement de la

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Une élection régulière

Un Conseil pour la commune Les lois, décrets et instructions ont donc été lus, expliqués, minutieusement commentés à l’Assemblée primaire des citoyens. Instructions fort longues et précises, concernant les personnes à élire, le mode d’élection, le dépouillement, la proclamation des résultats.  Le Curé Bonneau ayant fini son prône, on passa au scrutin. On suivit ponctuellement les instructions officielles. Le Président et le secrétaire de l’assemblée furent élus au scrutin sur la simple pluralité relative et suivant la réunion des suffrages comparativement aux autres.  Tous les suffrages ayant unanimement tombé sur les Sieurs Sylvain Bonneau, prêtre, vicaire de cette paroisse, celui-ci pour être président, et Louis René Vachier de la Pouge, ce dernier pour secrétaire. Les trois scrutateurs furent élus en observant que le scrutin par lequel chaque votant écrira à la fois et dans le même billet les noms de trois personnes qu’il nommera pour être scrutateurs est celui qu’on appelle scrutin de liste. Furent élus: Jean Joyeux, Louis Laurendeau, Jean Vauzelle.  Le bureau de vote Le bureau de vote est composé de trois scrutateurs : Jean Joyeux Louis Laurendeau Jean Vauzelle Le bureau de vote étant constitué (et nous remarquerons que les membres étaient tous signataires de la lettre du 7 février, sauf le curé, qui lui n’était pas apparu dans cette lettre, mais qui ne devait point y être étranger), il faut procéder à l’élection du corps municipal : le maire, les deux officiers municipaux, le procureur de la commune et six notables, qui formeront avec le corps municipal, le Conseil général de la commune. Il est à remarquer qu’il y a une différence entre la forme d’élire le maire et celle de nommer les autres officiers municipaux, que le premier doit être nommé au scrutin individuel et ne peut être élu que par la pluralité des voix, c’est-à-dire la moitié plus une.  Les billets ouverts et dépouillés il a été vérifié, en présence de tous les habitants que la pluralité a tombé de plusieurs voix sur le Sieur Sylvain Bonneau (qui a donc été élu) et ensuite sur les Sieurs Germain Normand et Fleurant Audoux.  Les deux officiers municipaux élus ensuite au scrutin de liste, furent Normand, nommé premier membre et Audoux. Six notables furent ensuite élus au scrutin de liste, à la pluralité relative, et donc à un seul tour.  Jacques Ebras François Mirel Louis Laurendeau Louis Gourdonneau Gervais Thabuteau Jean Chartier Élection du corps municipal, sont élus : Maire, Sylvain Bonneau Officiers municipaux, sont élus : Germain Normand Fleurant Audoux Élection du Procureur de la commune : Jean-Baptiste Joyeux Élection du secrétaire greffier : Vacher de la Pouge Élection des notables : Jacques Ebras François Mirel Louis Laurendeau Louis Gourdonneau Gervais Thabuteau Jean Chartier L’assemblée élut ensuite le procureur de la commune (sorte de magistrat chargé de poursuivre les affaires et de défendre les intérêts de la communauté), Jean-Baptiste Joyeux. Le secrétaire greffier Vachier de la Pouge, fut ensuite nommé, à la pluralité des voix, non pas par l’assemblée, mais par le Conseil général de la Commune.  Tous prêtèrent serment de fidélité à la Nation, au Roi chef de la Nation, et à la loi, et sur le champ le présent registre remis en mains du secrétaire greffier ci-dessus nommé ainsi que toutes les pièces concernant ladite municipalité et dont le greffier de l’ancienne était dépositaire, de tout quoi, il demeure déchargé. Les notables avaient donc réussi à prendre la haute direction de la commune. L’élection s’était déroulée dans les règles. ÉLECTIONS MUNICIPALES 17 mai 1790 Le 17 mai 1790, formation de l’assemblée primaire de Plaisance et nomination d’un électeur.  En application des lettres patentes du Roi suivant le décret de l’Assemblée Nationale concernant la constitution d’assemblées primaires et administratives, une réunion a lieu à sept heures du matin, dans l’église, lieu par nous choisi pour les assemblées de tous nos citoyens actifs1. À Plaisance, il y avait 67 citoyens actifs. Trente-six seulement se présentèrent à cette réunion. Le Bureau de vote est composé de François Mirel, reconnu pour le doyen d’âge il a tenu la première présidence, Vacher de la Pouge, secrétaire, Laurendeau, Joyeux et Audoux, scrutateurs. On passa ensuite au vote au scrutin individuel et à la pluralité absolue. Seront élus : Demarquet de Céré, président de l’assemblée primaire de Plaisance et Vacher de la Pouge, secrétaire. Ensuite, on procéda à la nomination d’un électeur2. Bonneau, maire et curé, fut nommé et chargé de représenter la commune partout ou besoin sera.  Tous ont prêté serment de maintenir de tout leur pouvoir a constitution du royaume, d’être fidèle à la nation, à la loi et au Roi, de choisir en âme et conscience les plus dignes de la confiance publique, de remplir avec courage les fonctions civiles et politiques qui leur seront confiées.  Étaient présents à cette assemblée : Demarquet de Céré Bonneau Augais Audoux Trois Augris Bardeau Chartier Deschamps Desvigères Dufour Duquerroux Dupras Ebras Deux Jaladeau Joyeux Laurendeau Lelot Deux Mirel Trois Moreau Mongeau Puissesseau Pétro Perrin Sironneau Tabuteau Thabutaud Quatre Vauzel Un illlisible – Les citoyens actifs étaient ceux qui payaient au moins 36 sols d’impôt, soit le prix de trois journées de travail. Ils formaient l’assemblée primaire de la commune. Les autres citoyens passifs ne participaient pas à la vie administrative de la commune, on ne les consultait jamais. En France, il y avait 4 298 000 citoyens actifs contre 3 000 000 passifs.  – l’électeur devait posséder un revenu foncier égal à 150 journées de travail et payer un impôt égal à 6 livres. Les électeurs d’un département élisaient, au deuxième degré, les députés, les juges, puis plus tard, les évêques et les curés. Ils étaient au nombre de 42 900 en France.   1789 à Plaisance Première assemblée Vers les États Généraux Après la nuit du 4 août Une élection mouvementée une élection régulière Fête de la Fédération à Plaisance Élection du 19 septembre 1790 Sources : La vie municipale de Plaisance sous la révolution de 1789, Louis Germaneau. Ed. Service écologie et biogéographie de la faculté des sciences fondamentales et appliquées

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Fête de la Fédération

14 juillet 1790 Partout, en France, les gardes nationales des communes s’unissaient, à l’intérieur des provinces, en fédération, pour se porter secours les unes aux autres, si besoin était. Un procès-verbal de députation de Messieurs de la Garde Nationale du 24 juin 1790 fait état de la nomination des délégués devant se rendre à Montmorillon pour le 28 du mois. Les instructions, fixant ces délégations à 6 membres pour cent, il fut nommé à Plaisance, 4 membres pour un effectif de 55 environ.  Demarquet de Céré, Commandant Augier, Capitaine Vachier de la Pouge, Major Jean Thabutteau, Fusillier Pour le pacte fédératif général à Paris, il était prévu 1 représentant pour un effectif de deux cents. La Garde Nationale de Plaisance n’était donc pas concernée directement. Toutes les provinces envoyèrent des représentants à Paris. Il en vient 14 000, qui entendirent une messe solennelle, au champ de mars, puis prêtèrent le serment habituel à la Nation, à la loi et au Roi, auquel ils ajoutèrent celui de maintenir la constitution décrétée par l’Assemblée Nationale. Dans toutes les communes de France, le même jour, la Garde Nationale, les élus, et les habitants se réunirent également pour prêter le même serment.  A Plaisance, nous avons un compte rendu de cette cérémonie sous la forme d’une lettre, oeuvre de Bonneau, curé et maire, envoyée à l’Assemblée. Elle est assez extraordinaire et particulièrement exubérante.    Fête de la fédération au champ de mars à Paris le 14 juillet 1790-BNF Adresse de la ville et paroisse de Notre-Dame de Plaisance à Messieurs de l’Assemblée Nationale, sur le serment prononcé le jour de la Fédération Le 14 juillet 1790, jour à jamais mémorable pour un peuple aimant son Roi, pour des français devenus frères, nous, maire et officiers municipaux et notables, officiers et soldats de la Garde Nationale des villes et paroisse de Plaisance en Poitou, et tous ses habitants, dociles à la voix des citoyens de Paris qui, dans leur adresse aux français, invitent tous les citoyens du royaume à s’unir au pacte auguste et solennel que la nation vient de contracter, plus dociles encore à la voix de nos cœurs soupirants sans cesse pour le bonheur d’une nation que l’univers entier admire, nous nous sommes transportés dans une plaine peu distante de notre ville et là, sur l’autel élevé et dédié à la patrie, nous avons prononcé le serment inviolable et sacré d’être pour toujours fidèles à la nation, à la loi et au Roi.  Nous ne craignons pas d’être parjures, nous sommes trop glorieux d’être français, nous sommes trop satisfaits d’avoir pour Roi, nous nous trompons, d’avoir pour père le monarque auguste et chéri que vous avez nommé, Messieurs, et à juste titre le restaurateur de la liberté française.  Un ministre du Dieu qui gouverne les empires vient de nous servir d’interprète auprès de lui, nous avons voulu unir nos prières aux siennes, mais nos cœurs étaient émus, des larmes involontaires, quoique douces à répandre, ne nous ont permis que difficilement d’exprimer nos vœux.  Messieurs, nous sommes maintenant heureux, n’en doutez pas, on le devient toujours par l’accomplissement de ses devoirs, nous vous devons les avantages précieux qui nous sont accordés, notre bonheur est votre ouvrage, et ayant tout à fait pour nous, vous vous êtes acquit un droit imprescriptible à notre amour. Ne-serait-ce pas trop peu de ne vous offrir qu’une reconnaissance stérile et sans effet ? Oui, sans doute, Messieurs, aussi ne craignons-nous pas de prendre le ciel à témoin que nous sommes près de sacrifier nos biens et notre vie pour le maintien de la constitution.  Un incident marque la Fête Fédérative La cérémonie fédérative ne fut pas tout à fait aussi sérieuse et majestueuse que le laisse supposer la lettre du Sieur Bonneau. Elle fut troublée par un incident que nous trouverons sans doute, de nos jours, amusant, mais que le patriotisme de nos ancêtres dût réprouver sévèrement. D’ailleurs, cet incident avait-il le même côté comique ce jour-là ? Nous manquons d’information pour le dire. Déchaume était-il habituellement sain d’esprit ? A-t-il été provoqué ? Quelles étaient ses opinions ? Était-il à jeun ?  Quoi qu’il en soit, les autorités firent ce que les braves gens attendent toujours d’elles, à l’encontre de celui qui ne suit pas la même route qu’eux.  14 juillet 1790 Serment Civique de fidèlité à la Nation, à la loi et au Roi Procès-verbal de M. le Procureur de la commune en réquisitoire contre Jean Charle dit Déchaume.  Aujourd’hui, 14 juillet 1790, à l’autel de la patrie, à l’heure de midi, étant assemblés pour le serment fédératif, on aurait demandé à Jean Charle dit Déchaume, résident depuis 6 mois environ dans un cabaret de cette ville, de prêter le serment civic d’être fidèle à la Nation, à la loi et au Roi, a répondu affirmativement, en présence de l’aumônier, officiers municipaux, gardes nationales et habitants de ladite ville et paroisse : – qu’il n’avoit pas besoin de faire ce serment, qu’il s’en foutoit ! Et plusieurs autres termes injurieux, le tout en face de l’autel de la patrie, ce qui a causé une rumeur et scandale pour le peuple.  Sur le réquisitoire du procureur de la commune qui a requis la municipalité, sur les propos injurieux et opiniâtreté de ne vouloir faire le serment civic en aucune qualité, ce qui est une contravention contre les décrets de Messieurs les députés de l’Assemblée Nationale d’être fidèle à la Nation, à la loi et au Roi, que sur les propos injurieux que ledit Charle s’est permis, enjoignons à la Garde Nationale de le prendre au corps et mettre en prison dudit lieu de Plaisance, et qu’il soit fait amende honorable, en présence du peuple, le dimanche suivant, pour avoir manqué devant le Saint Sacrement et ministre de ses autels, et en outre à un premier officier de la Garde Nationale pour lui avoir dit : – que lui même n’avoit qu’à avancer, foutre il ne seroit pas de trop ! Ces faits sont bien plus que suffisants

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Clergé, biens & couvents…

Constitution civile du Clergé Démission des responsables municipaux. Une série de démissions va désorganiser l’administration de la commune.  30 août 1790 Le 30 août 1790, démission de Delion de Surade (enregistrée le 10 octobre 1790).    Le Sieur Delion de Surade, Prieur-curé de la paroisse de Notre-Dame de Plaisance : Nous a fait représenter par le Sieur Silvain Bonneau, vicaire de cette paroisse, la démission qu’il a faite à Paris, le 30 août de la présente année et par devant les Conseillers du Roi, notaires à Paris, de son dit prieuré-cure de Plaisance, et de suite nous avons adressé la dite démission à Messieurs du Directoire du district de Montmorillon. 12 septembre 1790 Le 12 septembre 1790, Silvain Bonneau, maire depuis le 28 février 1790, écrit lui-même au registre sa démission de maire, en présence de la commune et municipalité. Le même jour, Vachier de la Pouge, secrétaire-greffier depuis le 24 mai 1789, donne sa démission en présence des officiers municipaux réunis à l’église. 19 septembre 1790 Le 19 septembre 1790, Germain Normand, premier membre du Conseil des Notables depuis le 25 février 1790, inscrit lui-même sa démission au registre.  Aucun évènement, dans la paroisse, ne semble avoir provoqué cette série de démissions, et il faut aller probablement en chercher les raisons dans l’opposition violente du Clergé, surtout du Haut-Clergé, aux décrets de l’Assemblée Nationale.  Les biens du Clergé D’avril 1789 à juin 1790, durant près de 15 mois, des troubles graves agitèrent le pays. Le 11 août 1789 la Dîme avait été supprimée. Cependant, dans de nombreuses régions, en particulier dans le midi, le Clergé continuait à la réclamer aux paysans.  3 novembre 1789 Le 10 octobre 1789, commence à l’Assemblée, la discussion sur les biens du Clergé. Elle considère que le Clergé n’était pas véritablement propriétaire de ses biens, que le droit ecclésiastique lui interdisait de les posséder, qu’il n’était même pas usufruitier, que ces biens avaient été injustement acquis grâce aux aumônes qu’ils auraient dû redistribuer aux malheureux et qu’ils s’étaient appropriés. Aussi, le 3 novembre 1789, l’Assemblée décrète que les biens du Clergé appartiendraient à la nation.  Elle n’avait pas dépouillé le Clergé de ses moyens de vivre. Elle avait voté 60 000 000 pour les curés. Chaque curé percevait une pension de 1200 livres par an. C’était beaucoup plus, parfois le double, que ne percevait un curé de campagne auparavant. Le cahier de doléances de Plaisance pensait que 500 livres pouvaient suffire. 33 000 000 étaient prévus pour les ecclésiastiques isolés et 3 000 000 pour les évêques qui, eux seraient loin de leur revenu traditionnel pouvant atteindre des sommes de l’ordre de 1 000 000 de livres par an. Les curés, en grande partie, furent satisfaits.  février 1790 En février 1790, il fut décidé que les couvents, les cloitres, seraient ouverts, c’est-à-dire que les moines ou les religieuses qui y étaient entrés à contrecœur auraient le droit de reprendre leur liberté. S’ils restaient ecclésiastiques, ils percevraient la pension prévue par la loi.  Il n’y aurait plus alors qu’un établissement pour chaque ordre (franciscains, dominicains, bénédictins, etc…) par département où se rassembleraient ceux qui désireraient continuer à vivre en communauté (ils seraient également pensionnés).  Des inventaires devaient être faits dans les couvents revenant à la nation, ainsi que l’estimation de tous les biens dépendant du Clergé.  3 mai 1790 Estimation des biens du Clergé Le 3 mai 1790, les biens du Clergé étaient donc devenus biens nationaux. Tous les biens ecclésiastiques sont à la disposition de la nation, à la charge du pouvoir, d’une manière convenable, aux frais du culte, à l’entretien de ses ministres, au soulagement des pauvres, sous la surveillance et d’après les instructions des provinces.  Cette immense étendue de terres, qui représentait un quart du territoire français, était destinée à être vendue, mais cela ne pouvait se faire qu’en de longues années. L’État avait besoin d’argent, aussi fut-il décidé que la valeur de ces biens servirait de garantie aux nouveaux billets : les Assignats. On pourrait donc échanger le nouveau papier monnaie contre la terre. Il fallait, par conséquent, savoir quelle valeur totale représentait ces biens.  Le biens du Prieuré de Plaisance firent l’objet d’une estimation le 19 octobre 1790.  19 octobre 1790 Nous, maire et officiers municipaux de la ville et commune de Notre-Dame de Plaisance, assemblés en la chambre municipale, avons délibéré sur le choix que nous avions à faire pour faire l’estimation des biens dépendant du Prieuré de cette ville. Le choix ayant tombé sur le Sieur Denis Augris et Charles Chamber, tous deux habitants de la ville de Montmorillon, savoir, le Sieur Chamber paroisse de Consize et le Sieur Augris paroisse St Martialle, lesquels nous nommons et commettons pour faire l’estimation des fonds dépendant du dit Prieuré de la dite ville et paroisse de Notre-Dame de Plaisance suivant le jour qu’il plaira à Messieurs du Directoire du disctrict de Montmorillon.  Le drame du curé Bonneau C’est le 28 février 1790 que le curé Bonneau fut élu maire de Plaisance. Comme la majorité des curés, il avait accepté de servir la cause du peuple. La révolution avait, non seulement, augmenté ses revenus, mais aussi l’avait placé à la tête de sa commune, représentant spirituel en tant que curé, représentant civil en tant que maire.  Mais, en mai 1790, le Clergé et les catholiques fanatiques provoquèrent des soulèvements dans le Midi, à Orange, à Avignon, à Arles… à Toulouse, à Nimes et à Montauban des catholiques forment des milices. Ils propagent des brochures mensongères. On fait des neuvaines, des processions, des pénitences, des cérémonies expiatoires. Des Gardes Nationaux, des protestants seront massacrés en juin 1790.  Les évêques désignèrent les prêtes, amis de la Révolution, à la haine populaire. Ils déclarèrent que ces prêtres étaient contre l’église, hors de la communion, des évêques et du St-Siège, qu’ils étaient des membres pourris, rejetés, renégats et apostats.  Imaginons le désarroi, le drame de conscience du malheureux curé Silvain Bonneau, rejeté, insulté, excommunié par ceux auxquels sa foi lui commandait obéissance ! En

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Élections du 19 septembre 1790

Remplacement de la municipalité démissionnaire Il est plausible de penser que Vacher de la Pouge et Normand ne démissionnent que par solidarité avec Bonneau. En effet, le même jour où il donnera sa démission, Normand, premier membre du Conseil, sera élu maire et acceptera cette fonction et Vacher de la Pouge acceptera, l’année suivante, la fonction de Procureur de la commune.   19 septembre 1790 Le 19 septembre 1790 on élit donc une nouvelle municipalité.  Le procureur de la commune, Jean-Baptiste Joyeux, a convoqué les électeurs à l’église. L’élection a lieu dans les formes habituelles.  1. – Nomination d’un bureau de vote : Joseph Demarquet, président de l’assemblée Vacher de la Pouge, secrétaire Augris, Joyeux et Audoux scrutateurs. 2. – Élection du maire, greffier et notables : La pluralité des voix a tombé de plusieurs voix sur Germain Normand qui, tout de suite, prêta le serment réglementaire, à la nation, à la loi, au roi et à la constitution, et fut proclamé maire.  Jean Vauzelle fut élu greffier. L’élection des notables ne sera faites que le dimanche d’après la Saint Martin en execution des Lettres Patentes Royales. En attendant, Jacques Hébras, premier notable, assumera la fonction.  14 novembre 1790 Élection des officiers municipaux et notables le 14 novembre 1790. Il s’agit du changement des officiers municipaux et notables qui avaient été nommés le 28 février dernier.  1. – Nomination d’un bureau de vote : Germain Normand, maire, président Vacher de la Pouge, secrétaire Joseph Demarquet, François Augier, Scrutateurs   2. – Élections :   Nous avons procédé de suite au changement des dits officiers municipaux et notables de cette municipalité, qui s’est faite par tirages, ayant mis des billets noirs et blancs dans un chapeau, conformément au décret de l’ Assemblée Nationale.  Ayant ensuite fait faire le tirage des dits billets, se sont trouvés exclus pouur officiers municipaux : Le Sieur Felix Vauzelle Jacques Hébras Et pour les notables : Louis Laurendeau Jean Chartier Joseph Moreau Jean Roi Fleurant Puissassio Jean Perain Cette expédition faite, nous, président de l’assemblée, avons prié ceux qui y assistaient de jeter leurs suffrages, en leur âme et conscience, sur ceux qu’ils croyaient les plus capables de remplacer ceux que le sort avait exclu, et ayant passé à la nomination d’iceux par scrutin, les billets ont été dépouillés. Il a été vérifié que la pluralité a tombé sur le Sieur : Felix Vauzelle Jacques Hébras pour membres, et sur les sieurs : Louis Laurendeau Joseph Moreau Fleurant Puissassio Jean Roi Jean Perain Jean Chartier Pour notables, lesquels ont été de fait proclamés membres et notables de la dite municipalité.   Il y a dans ce procès-verbal, une anomalie. En effet, le remplacement des officiers municipaux et des notables devait se faire par moitié. On tirait au sort la moitié sortante. Or, si l’on en croit ce procès-verbal, c’est la totalité des notables que le tirage au sort avait désignés comme sortants ! À quoi servirait alors de tirer au sort ? Faut-il penser que l’assemblée a mal compris la loi, mais que, pour s’y conformer malgré tout, elle a fait de ce tirage au sort une sorte de cérémonie rituelle que l’esprit du législateur n’avait certainement pas prévue, ou plutôt doit-on croire que le greffier, n’ayant pas saisi le mécanisme de ce tirage au sort, en a fait un compte-rendu approximatif ? Quoi qu’il en soit, tous les sortants étant réélus, il n’y eut aucun changement dans la composition de la municipalité qui s’établit comme suit : Maire : Germain Normand, élu le 19 septembre 1790 en remplacement de Sylvain Bonneau Officiers municipaux : Felix Vauzelle et Jacque Hebras Procureur : Vacher de la Pouge Conseil des notables : Louis Laurendeau, Jean Chartier, Jospeh Moreau, Fleurant Puissassio, Jean Roi, Jean Perain Greffier : Jean Vauzelle, élu depuis le 19 septembre 1790 1789 à Plaisance Première assemblée Vers les États Généraux Après la nuit du 4 août Une élection mouvementée une élection régulière Fête de la Fédération à Plaisance Élection du 19 septembre 1790 Sources : La vie municipale de Plaisance sous la révolution de 1789, Louis Germaneau. Ed. Service écologie et biogéographie de la faculté des sciences fondamentales et appliquées de l’université de Poitiers – 1981. Gallica BNF

Patrimoine

État général de l’édifice

L’édifice dans son état actuel en 2025 L’église se trouve actuellement dans un état fortement dégradé. La mise en place d’un plan de restauration serait urgent, de l’avis général de la population Plaisançoise, comme des pratiquants venant commémorer la fête de l’assomption tous les 15 août. Les phases précedentes d’entretien de l’édifice 1890 Travaux de réparation et d’entretien Le 19 avril 1890, un budget de travaux de reconstruction d’un mur de clôture au presbytère et de réparations à l’église et la sacristie sont votés par le Conseil départemental de la Vienne. 1982 Etude publiée en juin 1982 de Philippe Durand sur l’art roman en montmorillonnais 1994 Étude préalable du Ministère de la Culture En juillet 1994, le Ministère de la Culture publie une étude préalable à la restauration générale et la mise en valeur de l’édifice sous la direction de François Jeanneau, architecte en chef des monuments historiques. Il revient notamment sur les différentes études de restauration et travaux d’entretiens depuis 1872. Extrait de l’étude Extrait de l’étude 2010 Fouilles archéologiques Extrait du rapport de diagnosticPlaisance (86), rue Sainte-Catherine – le cimetière de l’église Notre-DameRapport de diagnostic publié en 2010Par : Inrap GSOÀ : PoitiersAuteur(s) : GERBER FrédéricAuteur(s) secondaire(s) : ANTENNI-TEILLON Jonathan (externe à l’Inrap), BAMBAGIONI Flavien, BERNARD Régis Le diagnostic de la rue Sainte-Catherine dans le bourg de Plaisance (Vienne)porte sur un projet de drainage le long du flanc sud de l’église Notre-Dame(XIIe et XIIIe s.) et de réaménagement de la voirie environnante sur unesuperficie de 86 m2 (51,30 m2 accessible). Deux tranchées ont été ouvertes, représentant une superficie de 13,68 m2, soit 15,60 % de l’emprise (26,7 % de l’emprise accessible), afin de déterminer l’état de conservation et la densité des sépultures du cimetière paroissial et d’identifier d’éventuelles sépultures du haut Moyen âge. 18 sépultures ont été identifiées, dont la moitié en coffre maçonné. Les plus hautes apparaissent à 0,20 m sous le sol actuel et la plus profonde à 1,05 m. De nombreux ossements appartenant à des sépultures perturbées ont également été retrouvés dans le remplissage de celles qui étaient en place. Ce sont en tout au moins 38 individus qui ont été identifiés. Le mobilier permet de placer cette nécropole entre le XIIe et le XIVe s. Actuellement Il est urgent de maintenir l’édifice hors d’eau comme le montre les photos du clocher face sud. Plusieurs trous sont en formation sur la face sud du clocher. Espérons que la commune puisse remédier rapidement à la dégradation de l’édifice. Clichés pris le 6 mars 2025 Cliché pris le 18 octobre 2025

Patrimoine

Dolmen de la Pierre Levée du Chiroux

Le Dolmen de Chiroux Le Dolmen de la Pierre Levée se situe au lieu-dit Chiroux. Il est daté de la période entre la fin de la préhistoire et l’ère moderne (-5000 -2000). C’est une construction mégalithique dont la vocation de sépulture n’est pas certifiée. De nombreux autres mégalithes sont implantés dans la région de l’ouest. Le site de la Pierre Levée a été classé aux monuments historiques par arrêté du 11 août 1986. Il comprend un ensemble de pierres du type angevin, situé sur un tumulus de 40 m. Il est ouvert au public et un parking d’accès a été aménagé. Référence de la notice de protection : PA00103381 Situation géographique Le dolmen est situé sur une hauteur (altitude 190 m) en bordure d’un ancien étang, sur la rive gauche de la rivière la Petite Blourde. Depuis Moulismes, prendre la route nationale N° 147 vers le sud-est en direction de Bellac. Après 5 km, tourner à gauche en direction de Plaisance. Parcourir environ 900 m le dolmen se trouve sur la droite de la route, sur la rive nord de l’ancien étang. Depuis Plaisance prendre la route départementale 112 A en direction d’Adriers. Parcourir environ 6 km, le dolmen se situe sur la gauche de la route à partir d’un parking. Mégalithes dans la Vienne – Wikipédia Illustrations issues du rapport d’expertise de la DRAC Poitou-Charentes de 1996. Relevé : J.P. Pautreau, R. Pautreau – 1969 LE DOLMEN Le nom de dolmen est un nom dérivé de la langue bretonne. Dol : table et Men : pierre. Le dolmen est une chambre funéraire mégalithique ouverte destinée à recevoir des inhumations. Le dolmen simple est constitué d’une grande dalle brute reposant sur des pierres verticales et inclus à l’origine dans un tumulus. Le tumulus était constitué d’un amas de terre et de pierres recouvrant une grande dalle disposée en laissant un accès pour y placer les morts. Le temps et les conditions météorologiques ont le plus souvent érodé l’amas de terre et de pierres laissant apparaître la grande dalle et les pierres verticales. Sur le site de la Pierre Levée la construction est constituée de brèches à silex extraites sur place ou dans les environs. La dalle mesure 6 m x 3,20 m, elle repose sur 5 orthostates1 formant une chambre de 5 m x 2,30 m en fond de chambre et 1,70 m à l’entrée. Le dolmen de la pierre levée a été qualifié de dolmen du type angevin. Le dolmen de Chiroux dit de la Pierre Levée est situé sur une propriété privée et il est actuellement entouré d’arbres beaucoup plus jeunes que celui-ci. Il est daté de la période allant de la fin de la préhistoire, entre le néolithique et l’ère moderne, vers l’âge du bronze entre -5000 et -2000 avant notre ère. 1 Un orthostate est une pierre dressée, plantée à la verticale ou sur chant, telle qu’on en trouve dans les constructions mégalithiques. Le site reste fragile, préservons-le ! DANS L’histoire… Situer le dolmen dans l’histoire de l’humanité

Patrimoine

Croix Hosannière

Un peu d’histoire… 1894 Croix Hosannière – Photographie 1952 Travaux de fouilles archéologiques du R.P. de la Croix Archéologue dans une seconde vie, le Père Camille de la Croix fit des découvertes au vieux cimetière de Plaisance en 1894. Fort de l’expérience qu’il a acquise sur ses chantiers de fouilles, il se voit confier en août 1884 une mission par le Conseil général de la Vienne : dresser la « carte archéologique, gauloise, gallo-romaine et mérovingienne de la Vienne » pour l’Atlas cantonal du département. De 1884 à 1896 pour le compte de cette publication du Conseil général, puis de sa propre initiative ensuite, il sillonne le département de la Vienne pour en exhumer les trésors archéologiques : Antigny, Civaux, Charroux, Jaulnay-Clan, Jazeneuil, Nouaillé-Maupertuis, Plaisance, le Vieux-Poitiers près de Châtellerault, Vouneuil-sur-Vienne, etc. En juillet 1894, le révérend père Camille de la Croix, membre de la Société des Antiquaires de l’Ouest, entreprend des fouilles archéologiques dans le cimetière de Plaisance autour de la dite Croix Hosannière. Il dresse un état précis de l’édifice qui comprend un pourrissoire situé au pied du monument. Il semble que la construction a evolué dans le temps entre Croix Hosanniere et Lanterne des morts. Suite à un affaissement du terrain, elle fut démontée en …. et stockée en lieu sûr en attendant une restauration dans les règles.  R.P. Camille de la Croix (1831-1911) Croquis de fouilles R.P. de la Croix Croquis de fouilles R.P. de la Croix Croquis de fouilles R.P. de la Croix Le révérend père Camille de la Croix Communes de fouilles dans la Vienne Communes de fouilles dans la Vienne Diplome de la Société des Antiquaires de l’Ouest en 1877 Légion d’honneur délivrée en 1896 Camille-Adolphe-Ferdinand-Marie de La Croix naît en 1831 à Mont-Saint-Auber, près de Tournai (Belgique), le 21 juillet, et non le 14 juillet comme on peut le lire dans plusieurs articles et publications, ainsi que dans son dossier de Légion d’honneur et son acte de décès. Issu de l’aristocratie belge, il fait ses études au collège jésuite de Brugelette, près d’Ath (Belgique), puis à celui de Vannes de 1850 à 1853. Il choisit alors d’entrer en religion, comme son frère Adrien et ses trois sœurs. Après son noviciat à Issenheim (Haut-Rhin), il poursuit ses études de théologie jusqu’à être ordonné prêtre à Paris, le 24 septembre 1864. Dans le même temps, il est professeur de musique au collège jésuite de Metz en 1857, puis au collège jésuite Saint-Joseph de Poitiers à partir de 1864, bien que l’arrêté ministériel l’autorisant « à exercer en France des fonctions d’enseignement dans les établissements libres d’instruction secondaire » ne soit pris que le 10 février 1869. Dans le cadre de la confection d’une chape et d’une étole que le diocèse de Poitiers compte offrir au pape Pie IX, le R. P. de La Croix entreprend en 1876 des recherches documentaires sur les premières grandes figures chrétiennes en Poitou. De la documentation historique, il passe à la pratique archéologique en 1877, en fouillant l’église Saint-Hilaire-de-la-Celle, à la recherche de vestiges de saint Hilaire, premier évêque de Poitiers. Débute alors la seconde vie du R. P. de La Croix, celle de l’archéologue. Nommé membre titulaire résident de la Société des antiquaires de l’Ouest, le 15 novembre 1877 (Bulletin de la Société des antiquaires de l’Ouest, 2e série, t. I, 4e trim. 1877, p. 161), le R. P. de La Croix n’a de cesse de fouiller et de valoriser le fruit de ses recherches par des communications et des publications scientifiques. Ses premiers chantiers de fouilles ont lieu à Poitiers. Après avoir révélé les vestiges des thermes romains de Poitiers dans le polygone formé par les actuelles rues Jean Bouchet (ancienne rue des Curés pour les anciens noms de rues de Poitiers, voir les plans du cadastre napoléonien aux Archives départementales de la Vienne datés de 1837-1838 et disponibles sur leur site internet, ainsi que l’ouvrage BROTHIER DE ROLLIERE Raoul, Histoire des rues et guide du voyageur, Poitiers : Lévrier, 1907, réimp. Poitiers : Brissaud, 1988, p. 366), de la Bretonnerie et Saint-Germain (ancienne rue des Buissons), il se consacre, de 1878 à 1880, aux fouilles de l’Hypogée-martyrium des Dunes, crypte mérovingienne également appelée Hypogée de Mellebaude. Découverte majeure pour l’histoire paléochrétienne du Poitou, l’Hypogée des Dunes fait la renommée du R. P. de La Croix et l’introduit dans le cercle des savants et érudits nationaux, tels Jules Quicherat avec qui il entretient une correspondance jusqu’au décès de ce dernier, en 1882. La seconde découverte archéologique majeure du R. P. de La Croix est le site gallo-romain de Sanxay, dans la Vienne, dont il dirige les recherches de 1880 à 1883. Fort de l’expérience qu’il a acquise sur ses chantiers de fouilles, il se voit confier en août 1884 une mission par le Conseil général de la Vienne : dresser la « carte archéologique, gauloise, gallo-romaine et mérovingienne de la Vienne » pour l’Atlas cantonal du département. De 1884 à 1896 pour le compte de cette publication du Conseil général, puis de sa propre initiative ensuite, il sillonne le département de la Vienne pour en exhumer les trésors archéologiques : Antigny, Civaux, Charroux, Jaulnay-Clan, Jazeneuil, Nouaillé-Maupertuis, Plaisance, le Vieux-Poitiers près de Châtellerault, Vouneuil-sur-Vienne, etc. Jouissant d’une bonne réputation, le R. P. de La Croix est amené à prendre part à des chantiers de fouilles archéologiques en dehors du département de la Vienne. Dans les Deux-Sèvres, il s’intéresse notamment à la chapelle et au château de Vernay, et dirige les travaux archéologiques des sites de Louin et de Rom. En 1895, il prend de court la Société archéologique de Touraine en s’appropriant la direction des fouilles à Yzeures-sur-Creuse (Indre-et-Loire, France). L’année suivante, il part pour l’abbaye de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (Loire-Atlantique) ; les interprétations qu’il donne de ses découvertes sont à l’origine d’une polémique assez violente, entre 1903 et 1908, avec la Société archéologique de Nantes, au premier rang de laquelle se trouve Léon Maître, directeur des Archives départementales de Loire-Atlantique. En 1896-1897, il dirige les fouilles menées à

Patrimoine

Église Notre-Dame

LES TRACES DU PASSÉ… ../ Une Vierge était vénérée à Plaisance dans le cœur d’un vieux chêne. Ce serait Charlemagne qui, au retour d’Espagne, aurait fait bâtir une église Notre-Dame sur cette colline à 1500 m de la Gartempe. Au début du XIIIe siècle Louis VIII fait rebâtir l’église,avec des murailles épaisses, des piliers massifs, des voûtes gothiques. Philippe IV le Bel en 1308, Charles V en 1375, puis Louis XI au XVe siècle visitent l’église. Les protestants ruinèrent le sanctuaire en 1562. De nouveaux travaux seront nécessaires au XIXe siècle après la Révolution. L’église a été desservie par un prieur relevant de l’abbaye de chanoines réguliers de l’ordre de Saint-Augustin de Lesterps (Charente). Elle a été aussi desservie par les Augustins de la Maison-Dieu de Montmorillon. Alliant des caractères gothiques à des survivances romanes, l’église a été classée monument historique le 20 octobre 1920. Le bourg de Plaisance a été fortifié au Moyen-Age. La rue des Fossés trace l’enceinte circulaire de la muraille. /.. ../ A la suite des destructions de la partie orientale de l’église on a aménagé, au XVIIe siècle, le chœur dans la travée orientale de la nef, avec la même voûte gothique à huit nervures toriques, et des culs-de lampe formés de chapiteaux à crochets surmontant des tronçons de colonnettes terminés par des têtes. Le chœur est à chevet droit. /.. Source : Atelier Histoire et Foi du centre théologique de Poitiers en 2022 © Parvis Auteur inconnu Archives Mairie Selon certains archéologues et historiens, les rois capétiens, laissaient une trace de leur passage au travers d’une pierre sur laquelle était gravée une fleur de lys. Dans les ruines autour de l’église, une pierre de forme octogonale a été retrouvée avec, sur 5 faces, des sculptures de fleurs de lys. Elle mesure 50 cm de hauteur sur une largeur de 20 cm environ. Pierre octogonale Pierre octogonale Pierre octogonale Escalier à proximité de murs encore existants À l’extérieur de l’édifice, de plus près… ../ la façade occidentale avec son portail polylobé en arc brisé, encadré de quatre voussures ornées d’un tore que prolongent des colonnettes de piédroits, avec petits chapiteaux à lions et dragons./.. ../ De chaque côté une arcade en arc brisé forme une niche étroite et profonde. Incrustés au-dessus du portail deux reliefs romans représentent un combattant et une danseuse. /.. Les modillons L’église Notre-Dame de Plaisance possède une des plus belles collections de modillons des édifices de la vallée de la Gartempe malgré les épreuves du temps. ../ Vient ensuite une corniche à modillons (17, plus 2 détruits) pittoresques puis une fenêtre, encadrée de deux voussures à colonnettes et chapiteaux, dans le pignon au sommet duquel se trouve une croix en pierre. Le clocher, à salle des cloches éclairée d’une baie par côté, toit d’ardoise, croix métallique et l’habituel coq de la girouette a été construit sur la fin du collatéral nord, et est peu visible du fait des maisons d’habitation construites près de l’église. Il faut admirer à l’extérieur une belle suite de modillons, tant au nord qu’au sud de la nef. /.. Source : Atelier Histoire et Foi du centre théologique de Poitiers en 2022 © Parvis Les modillons en pierre sont présentent au Nord, à l’Ouest et au Sud. Sur la facade Ouest, 21 modillons sont encore en place (deux modillons sont très abimés). En façade Sud, 26 modillons sont répartis sur l’édifice. Ils semblent de facture plus récente. Les représentations mèlent, visages humains, accrobates, atlantes, animaux réels ou fantastiques (sanglier, bélier, renard, oiseau, ane musicien, basilic, poisson-bouc,..)   Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest-Monstre dévorant un danné Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Ouest Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Sud Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord Façade Nord État de l’édifice Entretien et état général de l’édifice, en savoir plus…

SIECLES, XXe siècle

XXe Siècle Les artisans et commerçants

Traces d’activités Merci à Martine & Jean-Marie Lavaud pour le partage de ces précieuses archives du XXe siècle Non daté Beurre de la laiterie Eugène Rigaud – Archives Lavaud Fromage de la Laiterie – Archives Lavaud Enveloppe au nom de la Laiterie J.Rigaud – Archives Lavaud Carnet de collecte du lait – Archives Lavaud Carnet de collecte du lait – Archives Lavaud Maréchalerie Debiard, début XXe siécle Edmond Hebras Café restaurant Hôtel – Archives Hebras Années 1900 1908 M. Ranger, conseiller municipal, tient l’hôtel des voyageurs. Les autres aubergistes de la commune sont : Mirel, Rigaud, Constant, Audoux et Hebras. 1908 Carte postale après 1908 Réparation de l’école en 1900 – Archives Lavaud Années 1910 1914 Vins en gros Charles Ranger 17 septembre 1914 – Archives Lavaud Années 1920 1923 Étude de Me Chaveroche 1923 – Archives Lavaud Étude de Me Chaveroche 1923 – Archives Lavaud Années 1930 1931 Ranger Père & Fils juin 1931 – Archives Lavaud 1935 Moulin de Guillerand Dudoit Frères 1944 – Archives Lavaud Années 1940 Contrat d’apprentissage artisanal en 1948 Contrat d’apprentissage artisanal signé le 2 août 1948 par M. Joseph Lavaud, Charron Forgeron pour son apprenti M. Jacques Perrin  Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Charron Forgeron 1948 – Archives Lavaud 1943/1944 Eugène Brugier Maréchalerie 1943/1944 – Archives Lavaud 1944 Ernest Germaneau Maçon 1944 – Archives Lavaud Moulin de Guillerand Dudoit Frères 1944 – Archives Lavaud 1946 Vins & grains de Marcel Rigaud 1946 – Archives Lavaud Années 1950 1950 Joseph Artaud Maçon 1950 – Archives Lavaud 1952 Perrin Sabotier 1952 – Archives Lavaud 1954 Joseph Lavaud Forgeron & Charron 21 juin 1954 – Archives Lavaud Joseph Lavaud Forgeron & Charron 21 juin 1954 – Archives Lavaud 1956 Joseph Artaud Maçon 1956 – Archives Lavaud 1957 Joseph Artaud Maçon 1956 – Archives Lavaud Marcel Perrin cordonnier 20 janvier 1958 – Archives Lavaud ANNÉES 1960 1964 Joseph Artaud Maçon 1964 – Archives Lavaud 1966/1967/1968 Joseph Artaud Maçon 1966/1967/1968 – Archives Lavaud Joseph Artaud Maçon 1966/1967/1968 – Archives Lavaud 1968 Joseph Lavaud Charron forgeron 20 août 1968 – Archives Lavaud 1969 E. Germaneau 2 novembre 1969 – Archives Lavaud Années 1970 1970 René Moulin Menuiserie 1970 – Archives Lavaud 1972 Garage Mirel 22 mai 1972 – Archives Lavaud 1974 Roger Pérot Sanitaire, plonberie 16 novembre 1974 – Archives Lavaud 1975 Roger Pérot Maréchalerie 1975 – Archives Lavaud Épicerie Louis Nallet 20 décembre 1975 – Archives Lavaud 1976 Betin Jean-Marie Garagiste 1976 Années 1980 1980 Moulin de Guillerand Dudoit Frères 1980 – Archives Lavaud 1986 Vins en gros Eugène Chartier 1986 – Archives Lavaud

SIECLES, XXe siècle

XXe Siècle Les métiers

1903 1909 L’annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon nous apporte des informations précieuses sur les métiers et les personnes en activité à l’époque sur la commune. Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud Annuaire 1909 de l’arrondissement de Montmorillon – Collection Lavaud 1911 Le recensement de la population il y a plus de 100 ans nous apporte des indications précises sur les activités locales, les métiers, le nombre et les types d’emplois. À noter que pas moins de 40 professions sont enregistrées. *donnée illisible Contrat de l’institutrice en 1923 carte des données ci-contre Carte postale non datée Télécharger le fichier complet du recensement de 1911… 1912 1923 Les instituteurs sont les époux Chapsal. Le mari est aussi secrétaire de mairie. Lucien Hébras, Ch. Ranger et Madame veuve Audoux tiennent des auberges. 1931 Ressources collectées par Annie auprès d’une personne résidant à Lathus. Télécharger le fichier pdf de 1931… Marechalerie Debiard au début XXe 1935 Garage Gabriel Mirel, Machines agricoles, maréchalerie, serrurerie Gabriel Mirel – Archives personnelles Famille Mirel Voir tous les métiers, artisans et commerçants de Plaisance au XXe siècle 1938 1940 / 1945 L’autobus de la ligne Montmorillon-Adriers passait le mercredi, chaque semaine à Plaisance. Le village comptait 337 habitants Instituteurs : Mme et M. Boiron. Alimentation : Bregeon Léon Épicerie-Mercerie – Articles de ménage : David F. Beurre : Rigaud Eugène Boulangerie – Café : Audoux Café : Audoux Armand Charpentier – Menuisier : Perrin Paula Menuiserie : Ranger et Fils, Tarteau René Charron : Thiaudière Alexandre Coiffeur : Hébrad Edmond …/… Annuaire des professions en 1940 – 1945   Traces d’activités Voir les activités et commerçants au XXe siècle… Les recherches en cours jusqu’à 1990. La planche ci-contre fait état des recherches à aujourd’hui, concernant les commerces et activités présentes entre 1950 et 1990 environ. Elle sera mise à jour suivant les informations recueillies. Plan en cours de mise à jour Planche en cours de collecte de données. Collection Lavaud Bergeron Lavaud François Joseph Collection Lavaud Eugène Rigaud Louis Rigaud Urbain Baillargeat Perrin Et les métiers au XIXe siècle Depuis 1836, les recensements de la population apportent des précisions sur les métiers des habitants de la commune. Voir les détails…

SIECLES, XXe siècle

XXe Siècle

Des années 1900 à 2000, les traces du XXe siècle sont encore bien présentes. De nombreuses archives permettent de faire revivre la vie locale et reviennent sur l’histoire du village. Plusieurs aspects sont abordés. Métiers Les métiers autour de l’agriculture, les artisans et commerçants, les marchands.. La commune Depuis la première assemblée communale en 1788, les élus, les aménagements, l’évolution du village.. La vie locale La vie communautaire, les moments forts du village, les associations.. LES MÉTIERS 1911 Bourg de Plaisance L’échantillonnage des métiers au sein du bourg est plus large que dans les fermes des hameaux environnants. Maréchalerie Debiard au début XXe Eugéne Rigaud, Louis Rigaud, Urbain Baillargeat, Perrin Fromage de la laiterie Collection M. & Mme Lavaud Mme Soulas propose des Lapins Angora Les métiers dans le bourg au XXe siècle Les artisans et commerçants au XXe siècle LA COMMUNE En 1787, la paroisse de Notre-Dame de Plaisance sur Gartempe compte 66 feux. Le 12 août 1787, le syndic Felix Vauzelle réuni après les vêpres la première assemblée municipale composée des habitants payant au moins 10 livres d’impôts, pour élire le Conseil de la Commune.   Les premiers pas de la commune… 1908 Les élections municipales sur un air de chanson ! Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud Élection à Plaisance 1908 – Collection Lavaud 1909 Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon. Les pages consacrées à Plaisance. Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud Annuaire de l’arrondissement de Montmorillon 1909 – Collection Lavaud 1995 Premier Bulletin Municipal 1995 l’emplacement de l’ancien bureau de poste carte postale non datée carte postale non datée La commune en cartes postales… Revue de presse, ils en parlent… LA VIE LOCALE AU XXe SIÈCLE, LES FAITS MARQUANTS 1924 Le réseau électrique fut installé en 1924 dans le village. Le réseau électrique fut enfoui par la suite en 1990. L’éclairage est assuré par des lanternes de style médiévales. Le réseau électrique fut enfoui en 1990. Photo non renseignée.. 1940 Les dames des environs faisaient leurs courses à Plaisance où les vaches, les chevaux et les ânes étaient communs. Une bascule permettait la pesée du bétail et des récoltes. Le Garde champêtre assurait la surveillance des foires. Les dames circulaient en char à banc pour se rendre aux foires. Il n’y avait pas de boutique de prêt à porter, mais quatre couturières exerçaient dont une culottière. Les fermes étaient encore très peuplées, équipées de quelques machines seulement. Les troupeaux étaient gardés par des bergères. Le linge lavé à la maison était transporté à la brouette pour le rinçage à la chaussée d’étang ou au lavoir de la Chambaudrie. Les bains douches étaient fréquentés par habitants et les gens des environs. Préparation du repas 1939 à 1945 Un mirador se trouvait au lieu dit Le Chalet (Villa Bellevue), en zone libre. La ligne de démarcation se situant à Fleuré. Un notaire exerça jusqu’en 1939-1945. On distingue le petit bus stationné rue des fossés 1946 Un avion s’écrase à proximité d’une ferme. Des bancs sont présents sur toute la traversée du bourg pour les réunions entre voisins après le dîner. Il n’y a pas encore d’automobiles dans la commune. Un petit bus puis un taxi assureront très vite les besoins en déplacement. Au foyer rural (salle des fêtes) se tenait bals, séances de cinéma et de théâtre. Une inauguration eut lieu avec Jean Segurel sur un parquet proche de la salle. Un marché hebdomadaire rythmait la vie locale. Il y avait des bancs sur toute la traversée du bourg pour les réunions après le dîner. 1947 Un ministre à Plaisance pour l’inauguration du Foyer rural le jour de Pâques. Journal du mercredi 2 avril 1947 1952 La procession traversait le village. Soulignons que la vierge était portée par les femmes. La vierge est portée par les femmes La vierge est portée par les femmes La vierge est portée par les femmes 1952 Un portrait d’un monsieur non identifié. Probablement qu’il s’agit d’une personne importante parmi les habitants. Photo non renseignée.. 1956 Le Bureau de poste, situé au carrefour salle des fêtes, est transféré à la nouvelle poste située grande rue. Deux facteurs assurent la distribution du courrier. Jusqu’en 1990 Deux marchands de grain poursuivaient leur activité, l’un battait le grain, l’autre proposait en prêt de matériel agricole. Le facteur vendait des volailles et le cheval blanc Pompon livrait du vin. Un horloger assurait des ventes et la réparation des horloges. La boutique devint une boucherie par la suite. Deux cordonniers étaient installés. Un établissement comprenant une boutique de galoches et sabots (fers ou caoutchouc) était tenu par son père. Un Coiffeur ouvrit un hôtel restaurant, juste à côté de chez lui. Un bal musette avait lieu chaque soir d’été avant 1939. Un second Hôtel proposait des chambres aux gens de passage et aux travailleurs de chantiers. Photo non renseignée.. Une fabrique du jus de fruit utilisait l’eau de la source Roc Sain. Un grossiste en boisson, installé dans le bourg, proposait un service de déménagements. Trois épiceries étaient ouvertes et les livraisons s’effectuaient en carriole à cheval, puis en camion. Une boulangerie vendait aussi des tomates farcies et des tartes aux prunes après la cuisson des pains. La laiterie produisait du lait et des produits laitiers, elle employait de nombreuses personnes. La vierge est portée par les femmes Le 15 août Une procession partant depuis l’église effectuait des arrêts aux reposoirs fleuris en les accompagnant de chants religieux pour les fêtes de l’assomption. Alors s’installait des manèges, on organisait des courses à l’âne et à l’œuf. Un bal musette se tenait le jour de la Quasimodo et le 15 août. Un cinéma ambulant proposait des soirées animées. De 403 habitants en 1939, le village est passé à 191 habitants en 1990. 1977 Création de l’association

SIECLES, XIXe siècle

XIXe Siècle Agriculture

Les activités agricoles Création d’une race charmoise Créé par M. Malingié entre 1835 et 1850 à la ferme La Charmoise dans le département  du Loir et Cher, la race Charmoise fut introduite en 1857 dans le montmorillonais par M. de Taveau propriétaire du domaine de la Meunière, selon l’annexe de l’enquête de 1929 de statistique agricole de la France, publiée en 1937.

SIECLES, XIXe siècle

XIXe Siècle

Cadastre de 1840 Inscription sur une maison de la Grande rue Plaisance en 1840 Les voies d’accès en 1840 Les seules voies d’accès étaient constituées de chemins. La grande majorité des axes routiers que nous connaissons aujourd’hui n’empruntent pas les chemins de l’époque. Ancien modillon Ancien modillon Lors de la révolution française de 1789, l’église fut détruite et quelques pierres se sont retrouvés sur les murs des jardins. Tracé des cheminsFond de carte L’agriculture au XIXe siècle à Plaisance La diffusion de la race Charmoise a débuté à Plaisance. En savoir plus… Les métiers au XIXe siècle à Plaisance Depuis les recensements successifs, nous avons une idée précise des métiers et emplois dans la commune. En savoir plus…

SIECLES, XIXe siècle

XIXe Siècle Les métiers

1836-1891 Depuis le premier recensement dans la commune en 1836, nous disposons d’éléments précis sur les métiers recensés au XIXe siècle. Les graphiques ci-dessous sont extraits des registres conservés aux archives. Quelques données illisibles n’apparaissent pas dans les états ci-dessous, comme certains noms de métiers dans les recensements à suivre. Plus les années se rapprochent de la fin du siècle, plus le nombre de métiers est conséquent.  1836 Métiers en 1836 1846 Métiers en 1846 1851 Métiers en 1851 1856 Métiers en 1856 1861 Métiers en 1861 1872 Métiers en 1872 1881 Métiers en 1881 1886 Métiers en 1886 1891 Métiers en 1891 1899 Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel daté de 1899 – archives personnelles M. Mirel Gabriel Mirel 1899 Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel Carnet d’ouvrier de Gabriel Mirel 1899 – Archives M. Mirel

1790-1795, commune, XVIIIe siècle

Épisode 19

Ceux qui vécurent la révolution Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau Ainsi nos ancêtres, habitants de la ville, Commune et Paroisse de N. D. de Plaisance vécurent-ils, avec un calme relatif, cette période exaltante et généreuse où l’on savait mourir pour ses idées.  Les responsables municipaux : Normand, Vacher de la Pouge, Vauzelle, Bonnisset, Joyeux, Mirel… obéirent fidèlement aux lois et aux ordres donnés par l’autorité supérieure et les firent exécuter.  A part Jacques et Jean Goudonneau, François et Jacques Thiaudière, André Pignier, Jean Charles et Guinot Miniel, volontaires pour défendre la Patrie, ni les responsables ni la population ne firent preuve d’initiative pour participer activement à la victoire des idées nouvelles, (ni d’ailleurs pour les combattre). Tous furent ce que nous appelons de Bons Citoyens.  Deux hommes, pourtant, semblent avoir vécu intensément cette période. Si leurs concitoyens avaient obéi loyalement, eux avaient fait un choix, et un choix sans nul doute difficile, pénible, courageux. Ils étaient prêtres, donc membres du Clergé et, malgré le désaveu de leur Supérieur, l’évêque de Poitiers, ils avaient épousé la cause du peuple, la cause des déshérités. Ils servirent la Révolution avec la générosité de leur foi, malgré les heures douloureuses qu’ils eurent à subir. Ils furent un exemple pour la population de Plaisance qui sut, à plusieurs reprises, leur manifester sa sympathie.  Sylvain Bonneau Prêtre assermenté, maire élu à Plaisance de février à septembre 1790, auteur de l’admirable lettre à l’Assemblée nationale de Paris, le jour de la fête de la Fédération et qui dût quitter Plaisance en 1791 à la suite des brimades qu’un prêtre réfractaire lui avait fait subir.  Pierre Étienne Cartau de Tralbaud Prêtre assermenté, qui assista au dépouillement de l’église et dût abandonner l’exercice du culte; Électeur de la ville de Plaisance en 1792, Officier public, organisateur du bureau de bienfaisance et membre du Comité de surveillance en 1794, Instituteur de Plaisance, St-Rémy et Moulismes en 1795.   Ces deux hommes furent un exemple de générosité, d’abnégation de soi-même, de dévouement total à la cause du peuple opprimé depuis des siècles. De ceux qui, Élus du peuple aux Assemblées de Paris, furent, avec d’autres, les grands artisans de la Révolution, Jaurès a écrit :   Ce qu’il ne faut jamais oublier quand on juge ces hommes, c’est que le problème qui leur était imposé par la destinée était formidable et sans doute au-dessus des forces humaines. Peut-être n’était-il pas possible à une seule génération d’abattre l’Ancien Régime, de créer un droit nouveau, de susciter des profondeurs de l’ignorance, de la pauvreté et de la misère, un peuple éclairé et fier… Ils ont donné au monde le premier exemple d’un grand pays se gouvernant et se sauvant avec la force du peuple tout entier.  Ouvrages consultés Boissonnade P. et Gauthier L. – Petite histoire du Poitou – Delagrave 1917 Castelot A. et Decaux A. – Histoire de la France et des Français au jour le jour 1764-1814 – Lib. Acad. Perrin – Paris 1976 Festy O. – l’agriculture pendant la rév. fse. – Gallimard 1947 Jaurès J. – Histoire socialiste de la Rev. fse. E.S. Paris 1939 – réédition 1970 Lafue P. – De la régence à 1840 – Histoire du Peuple français T. 3. – Nelle Lib. Lefebvre G. Questions agraires au temps de la Terreur – Strasbourg 1932 Mallet A. – Cours d’histoire à l’usage des E. N. – Hachette 1918 Massin J. – Robespierre – Livre Club Diderot – Paris 1975. Marat – Livre Club Diderot – Paris 1975,  Michelet J. – Histoire de la Rev. fse. -réédition Bonnot 1974 Soboul A.  – Précis d’histoire de la Rev. fse. E. S. Paris 1975. Contirbution à l’histoire paysanne de la Rev. fse. – E.S. Paris 1978 Lexique Monnaie : La pistole valait 10 livres, la livre 20 sols, le sol 12 deniers. Prieur curé : religieux desservant une cure dépendant d’un monastère. Pour Plaisance il semble qu’il s’agisse des Moines Augustins de Montmorillon. Syndic : principal magistrat municipal. À partir de l’Assemblée nationale on l’appelera : maire.  Officiers de justice seigneuriale : juge, greffier, procureur fiscal, sergent. Les seigneurs de Plaisance ne remplissaient pas leurs devoirs puisqu’ils n’en avaient pas nommé – voir le cahier de doléance.  Homme de mainmorte : appartenant à une communauté. Les achats de terre faits par le Prieur de Plaisance n’étaient pas soumis à l’héritage. A sa mort ou à son départ les revenus revenaient au nouveau Prieur, nommé par la communauté. C’étaient les biens de mainmorte.  Impôts La taille : évaluée par paroisse et répartie ensuite entre les habitants. C’était un impôt sur les biens et sur les personnes. Les collecteurs étaient chargé de la percevoir. La gabelle : impôt sur le sel, très variable selon les provinces. En Poitou, le sel valait environ 4 sols le kg, tandis qu’en Île-de-France, il valait 25 sols.  Les traites : impôt sur les marchandises qui passaient d’une province à l’autre.  Les aides : impôts payés au Seigneur dans certains cas : quand il mariait sa fille, quand son fils était reçu chevalier, quand il partait en guerre… Les évêques percevaient aussi les aides. Le Roi percevait des aides sur les vins, les cidres, le bétail, les poissons… Il y avait d’autres impôts : la dîme, le champart, les banalités, la corvée, etc… Mesures  Mesures de longueur : l’aune mesurait 3 pieds, 7 pouces et 10 lignes 5/6 soit 1, 88 m. Les étoffes se vendaient à l’aune.  Mesures de capacité : Le boisseau : 12,8 litre, le litron. : 1/16 de boisseau soit 0,81 litre, le quarteron ou cartron : 1/4 de litron soit environ 0,2 litre. Mesures de poids : La livre dite de Paris valait 490 gr, le cartron valait 1/4 de livre soit un peu plus de 122 gr, la pile ou pille était une série de poids en cuivre, en forme de godets qui s’emboitaient les uns dans les autres. Encore merci à M. Louis Germaneau pour toutes ces

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Épisode 18

Le directoire Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau 26 octobre 1795 4 brumaire An IV La convention se sépare La convention se sépare le 4 brumaire An IV (26 octobre 1795). Le Directoire entre en fonctions le 27 octobre 1795.  La direction politique et économique revient aux notables, c’est-à-dire aux propriétaires plus ou moins aisés qui redoutent à la fois les aristocrates royalistes et les démocrates Sans Culottes.  Les petites communes n’ont plus d’administration municipale, elles sont groupées sous la direction administrative du canton. Il ne reste, à Plaisance, depuis le 7 novembre 1795, que deux agents d’exécution : Normand, agent, et Joyeux, adjoint qui auraient été nommés au scrutin selon le procès-verbal signé par eux seuls. Ils ne précisent pas de quel scrutin il s’agit ni quels furent les électeurs.  L’administration cantonale est soumise à celle du département qui, elle-même, est soumise aux ministres. Un commissaire, nommé par le Gouvernement surveille ces administrations.  Les derniers documents A partir de l’installation du Directoire les documents sur Plaisance deviennent rares. Les fournitures de paille et foin pour l’armée se poursuivent. Le curé Cartau prête un nouveau serment le 26 décembre 1795 : Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le souverain et je prononce soumission et obéissance aux lois de la République.  Le même jour il déclare devant Jean Joyeux, adjoint, qu’il veut exercer le culte dans la ci-devant église de Plaisance. Jean Joyeux, qui a recueilli une orpheline, Marie Demazeau, demande les secours du bureau de bienfaisance.  13 mars 1796 23 ventôse An IV On met aux enchères le pacage du cimetière qui est attribué à Félix Vauzelle pour la somme de 18 livres 10 sous pour l’année, charge pour lui d’entretenir les buissons bien comme il faut.  L’organisation de la Garde nationale semble présenter des difficultés, malgré les efforts de Normand et Joyeux :  19 avril 1796 30 germinal An IV Les citoyens ont tous déclaré qu’ils n’entendaient faire aucun changement de leurs chefs. 1er mai 1796 12 floréal An IV Après une nouvelle convocation et malgré avoir fait sonner la cloche à plusieurs et différentes fois, personne ne s’est présenté… et nous nous sommes retirés, sur les dix heures du matin après avoir dressé le présent procès-verbal. 31 juillet 1796 13 termidor An IV Normand convoque à nouveau les citoyens de 16 à 60 ans. Nous nous sommes rendus sur la place de ladite commune, lieu où devait se rassembler ladite Garde nationale et où devaient se nommer les officiers, sur les neuf heures du matin, et après avoir attendu jusqu’à midi, voyant qu’il ne s’y trouvait personne, nous nous sommes retirés après avoir dressé le présent procès-verbal.  Le registre municipal reste muet sur les affaires communales des années 1798 – 1799 – 1800. Le 11 novembre 1799 (20 brumaire An VIII), le Gouvernement du Directoire est remplacé par celui du Consulat. Le général Bonaparte prépare la dictature. 

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Épisode 17

Faits divers à Plaisance au printemps 1795 Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau 17 janvier 1795 28 nivôse An III La commune exige du district le récépissé des objets du culte Par duplicata, je reconnais avoir reçu de la commune de Plaisance l’argenterie de la ci-devant église ainsi que tous les cuivres argentés qui sont : une croix et ses tuyaux, six chandeliers, un crucifix d’autel, un encensoir et sa navette et une croix, un paquet de toile et bougran, un petit paquet de galons d’or du poids environ 4 onces, et les rideaux en toile.  Et est signé en l’original, Maintrot, garde magasin près le district de Montmorillon. Tous les effets m’ont été remis par le citoyen Jean Vauzelle, greffier de ladite commune de Plaisance.  Copie du tableau Dépouilles des églises, commune de Plaisance. Indication des autorités qui ont délibéré et autorisé ces envois. : A la réquisition du citoyen Boisseaux, agent national pour le district, en date du 25 nivôse An II : vases destinés au culte et argenterie et or de notre ci-devant église, envoyés au disctrict de Montmorillon, par le citoyen Jean Vauzelle, et lesdits effets déposés entre les mains du citoyen Maintrot.  Plus un calice, une patène, un ciboire, un soleil ou ostensoir, et custode en argent pesant environ quatre livres, vermeil ou autre, cuivres dorés ou argentés. Plus une croix avec ses tuyaux, un crucifix, six chandeliers, un bénitier et son goupillon, un encensoir et sa navette, le tout argenté, pesant environ 35 livres.  Plus deux grands chandeliers en cuivre, une croix en cuivre, un encensoir et sa navette, le tout pesant environ 20 livres. Plus une cloche en métal pesant environ 600 livres. Plus un tombeau en métal pesant environ 1800 livres. Toile et bougran, bougran et doublure, 2 rideaux, 2 nappes d’autel, 4 aubes, 12 purificatoires, six aunes de bougran et doublure, 4 corporals, 6 lavabos.  Ne connaissant point la valeur des objets expliqués au présent tableau, nous ne leur avons donné aucune estimation. Certains ornements furent vendus aux enchères Nous observons en outre que, n’ayant point envoyé les dessus d’ornements, ils ont été vendus, en présence du public, au plus offrant et dernier enchérisseur et l’argent qui en est sorti a été déposé entre les mains du maire pour le distribuer aux pauvres de ladite commune.  29 mars 1795 9 germinal An III Le curé Cartau passe l’examen d’instituteur Aujourd’hui, 9 germinal An III, nous soussignés composant le jury d’instruction du district de Montmorillon, assemblés au lieu ordinaire de nos séances, sur la désignation à nous faite par la municipalité de Plaisance, de la personne du citoyen Etienne Cartau pour remplir la place d’instituteur pour ladite commune et pour celles de St Rémy et Moulismes, et pour celle de Moulismes qui a désigné la personne du citoyen Pouyollon, habitant ladite commune, pour la même place.  Après avoir invité lesdits citoyens Cartau et Pouyollon à se rendre au dit jury à l’effet de subir l’examen sur les qualités requises par la loi et s’étant présentés, ils ont été trouvés capables, l’un et l’autre de ladite instruction, et ont rapporté leur certificat de civisme et de bonnes mœurs.  Sur quoi nous considérons : 1° – que le citoyen Cartau nous a paru avoir le plus d’instruction quoique son écriture ne soit pas d’une aussi bonne qualité que celle dudit Pouyollon.  2° – que déjà ledit citoyen Cartau est en possession de l’instruction publique de la commune de Plaisance et qu’il y est désiré par les habitants de cette commune. 3° – que la préférence donnée au citoyen Pouyollon pourrait déplaire aux habitants et donner lieu à des marques désagréables et nuisibles au bien du service.  4° – que le jury ayant l’intention de nommer pour institutrice la citoyenne Cartau, soeur dudit Cartau, il serait difficile, s’il en était autrement, de se concilier sur l’habitation commune que doivent avoir l’instituteur et l’institutrice en la maison presbytériale de la commune.  Le jury, par considération, croit devoir donner la préférence au citoyen Cartau sur ledit Pouyollon, qui d’ailleurs a paru disposé à accepter une place d’instituteur dans la commune de Montmorillon. En conséquence nous avons nommé ledit citoyen Etienne Cartau instituteur, tant pour sa commune que pour celles de St Rémy et de Moulismes.  Signé : Battau, Gervais, Lafon, Augier de Moussac Vu et approuvé par l’administration du Directoire du district, enregistré au secrétariat du district le 10 germinal An III. 29 mars 1795 9 germinal An III Anne Françoise Cartau passe l’examen d’institutrice Nous soussignés, composant le jury d’instruction de Montmorillon, sur la désignation à nous faite par la municipalité de Plaisance de la citoyenne Anne Françoise Cartau, pour remplir la place d’institutrice.  S’étant présentée, la dite citoyenne Cartau nous a exhibé son certificat de civisme, duement vérifié, et après l’avoir interrogée sur les points d’instruction, nous l’avons jugée capable de l’enseignement prescrit par la loi. En conséquence, nous l’avons nommée institutrice en ladite commune de Plaisance et St Rémy et Moulismes y jointes. 20 mars 1795 30 ventôse An III Vauzelle afferme le pacage du cimetière Aujourd’hui 30 ventôse An III, nous officiers municipaux, nous sommes assemblés à l’effet d’affermer le pacage du cimetière. Le dernier enchérisseur, c’est le citoyen Joseph Vauzelle. qui l’a monté à 50 livres de ferme pour un an seulement.  29 avril 1795 10 floréal An III Envoi au district, des registres de l’Etat-civil de l’an II Ce 10 floréal An III s’est présenté devant nous maire et officiers municipaux et garde nationale, le citoyen Etienne Cartau, officier public de cette commune, lequel nous a remis les registres qui constatent les mariages et décès et baptèmes (??) de la deuxième année de la République française, lesquels dits registres nous avons fait, de suite conduire au district.  L’ancienne coutume a trahi le vocabulaire du greffier : ce n’est probablement pas Baptemes qu’ils voulait écrire, mais naissances. Le curé Cartau avait en effet, été élu Officier civil le 5 janvier 1794.

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Épisode 16

La fin de la révolution : Printemps 1795 Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau Nous voici en 1795. La vie des habitants de Plaisance a radicalement changé. Ils ont eu connaissance, au jour le jour, des lois et décrets de la Constituante, de la Législative et de la Convention et des bienfaits qu’ils leur apportaient.  Plus de seigneurs à qui on devait d’innonbrables impôts et devant qui on courbait la tête, la Déclaration des Droits de l’homme, des juges et des administrateurs élus, une fiscalité plus équitable, l’instruction primaire gratuite et accessible à tous, l’enseignement secondaire et les grandes écoles de l’enseignement supérieur (Collège de France, Muséum, Conservatoire des Arts et Métiers, École de droit et de médecine, École des mines etc…), l’état-civil, le droit au divorce, les secours et les pensions et l’assistance médicale gratuite pour les nécessiteux, le système métrique, les pensions au clergé… Trente ans plus tard, devant une Assemblée enflammée de haine contre la révolution, un orateur royaliste pouvait dire : Je n’oublierait jamais que la Convention a sauvé mon Pays. Hélas ! La réaction, peu à peu, s’installait au pouvoir. En juillet 1794, Robespierre, Saint-Just, et vingt de leurs partisans avaient été guillotinés, sans jugement. Le mouvement populaire des Sans-culottes tenta de résister au gouvernement bourgeois (les honnêtes gens !). En mai 1795 il était définitivement vaincu et la Révolution suivit son cours réactionnaire. Des jeunes bourgeois, les Muscadins, armés de gourdins, s’attaquèrent en pleine rue, aux derniers jacobins qui, pendant la Terreur blanche, furent assassinés jusque dans les prisons. La vie mondaine des salons reprit. La révolution était terminée.  D’un peuple de valets et de serfs elle avait fait un peuple libre, conscient, responsable. Ce peuple allait maintenant reprendre  le joug de la soumission. En 1979, la réaction est toujours au pouvoir malgré les sursauts populaires de 1848, de la Commune de Paris en 1871 et du Front populaire en 1936. Les incidences de la guerre à Plaisance Automne 94 – hiver 95 26 juin 1794 8 messidor An II Recensement des chevaux Tableaux formés en l’exécution de l’arrêté du Comité de Salut public de la Convention nationale du 15 prairial An II.  Cinq tableaux ont été dressés. Les caractéristiques des animaux y sont précises et détaillées. Exemple : Jean Pain, une jument de 4 ans, taille de 4 pieds 1 pouce, poil noir, une petite marque à la tête, poulinière de l’année dernière et sautée du baudet.  Chevaux entiers : 1 Juments poulinières : 29 Pouliches : 4 Poulains : 5 Chevaux hongres : 5 Ces tableaux inintéressants nous indiquent, par catégories, l’importance de la race chevaline dans la commune de Plaisance.  24 novembre1794 4 frimaire An III Fourniture de grain pour l’armée de l’ouest Le 4 frimaire an III, s’est présenté par devant nous le citoyen Martin fils, commissaire nommé par le district à l’effet de procéder au recouvrement du restant de la réquisition de grains qu’on doit fournir à l’armée de l’Ouest, lequel nous a remis un paquet contenant un arrêté des représentants du district.  30 mars 1795 10 germinal An III Fourniture de foin Le citoyen Laurendeau, marchand de notre commune est requis de fournir, dans le délai de 6 jours, date du présent, la quantité de milles livres de foin en bottes de 25 livres chacune.  Jean Bardeau, marchand, est requis de fournir  quintaux de foin en bottes de 25 livres. La citoyenne Lamondie est requise de fournir  quintaux de foin en bottes de 25 livres. Le citoyen Philippe Vauzelle est requis de fournir 2 quintaux de foin en bottes de 25 livres. Le citoyen Pigné, cordonnier de notre commune est requis de fournir 8 quintaux de foin en bottes de 30 livres ou de 25 livres, et cela d’ici à demain soir, date du présent.  26 mai 1795 7 prairial An III Fourniture de foin Le directoire du district de Montmorillon, donne lecture du décret du 2 de ce mois portant qu’il sera fait, sur le champ, dans chaque commune un recensement général, tant en farine que des grains battus ou des gerbes qui se trouvent chez tous les détenteurs ou possesseurs desdits grains et farines.  Le procureur syndic a demandé que l’administration, ainsi qu’elle en est spécialement chargée, prit des mesures pour son exécution et, en conséquence, procédât de suite à la nomination de commissaires en nombre suffisant pour opérer dans toutes les communes de l’arrondissement le le recensement dont il s’agit. Le citoyen  Marsaudon de St Rémy est nommé commissaire pour la commune de Plaisance. Les commissaires se transporteront dans chaque commune et feront, avant de commencer leur travail, enregistrer leur commission à la municipalité et se feront accompagner de chacun un membre de ladite municipalité. Ils donneront, dans les différentes maisons où ils opéreront, la lecture préalable de leur commission, auront le soin de se diviser sur le territoire de la commune et enfin dresseront procès-verbal de leurs opérations.  Ledit procès-verbal contiendra la liste des grains de chaque espèce, la quantité de farine, de blé en gerbes, les noms des propriétaires et le nombre d’individus dont leur famille est composée.  Il sera prélevé, sur la quantité recensée, la subsistance de la commune jusqu’à la récolte. Le surplus est affecté à l’approvisionnement des armées et de la commune de Paris.  1790-1795 À Plaisance Affaires & faits d’hivers

1790-1795, commune, XVIIIe siècle

Épisode 15

Affaires diverses à Plaisance de 1790-1795 Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau Affaires communales Printemps automne 1794 5 mai 1794 16 floréal An II La commune envoie chercher du grain à Loudun Liste des bêtes de somme de la commune de Plaisance requises pour aller chercher du grain dans le district de Loudun 6 chevaux 2 appartenant à Philippe Vauzelle 2 à Jacques Vauzelle 1 à Fleurant Audoux 1 à Jean Doucelin 5 ânes 1 à François Pétreau 2 à Jean Roy 2 à Fleurant Audoux 29 mai 1794 10 prairial An II Le curé Cartau et sa soeur sont élus instituteur et institutrice Nous, Officiers municipaux et agent national et autres individus de la commune de Plaisance, étant assemblés… à l’effet de procéder à la nomination d’un instituteur et d’une institutrice suivant la loi du 14 frimaire qui ordonne l’établissement d’un instituteur en langue française, il a été dit, dans l’assemblée, qu’il faut procéder au scrutin de liste et à la pluralité des suffrages.  Chaque votant a écrit ou fait écrire sur le bureau, son billet et l’a déposé ostensiblement dans le chapeau à ce destiné, au fur et à mesure qu’il a été appelé.  L’appel nominal fini, on a de suite procédé au dépouillement des billets dont la pluralité des suffrages des voix s’est trouvé égal à celui des votants. Le scrutin a désigné le citoyen Léonard Cartau, ci-devant curé, pour instituteur et la citoyenne Anne Françoise Cartau Bautmont pour institutrice, lesquels ont accepté leurs commissions ci-dessus expliquées.  Ledit Léonard Cartau a répondu, en pleine assemblée, qu’il acceptait ladite charge d’instituteur et que même il ne prétendait en tirer aucun salaire, d’aucun individu et même du district. Il les apprendrait (les élèves) à lire et écrire de ce qu’il pouvait, gratuitement, en ce qu’il serait logé dans la même maison qu’il habite, gratuitement aussi, sans être tenu à aucune imposition.  Ont signé : Étienne Léonard Cartau, Anne Françoise Cartau, Joseph Moreau, Joyeux, F. Chartier, Pierre Cartau, Méniel, Demarquet, Ph. Vauzelle.  25 octobre 794 4 brumaire An III Mesures sévères contre les dégâts commis dans les champs En vertu des plaintes qui nous ont été faites par différents citoyens de la commune, des dégâts qu’ils ont éprouvés et qu’ils éprouvent journellement dans leurs vignes et autres domaines, les uns par les chiens, les autres de ce qu’ils sont épamprès et même l’enlèvement des fruits dans ces dits champs, d’autres de ce que l’engrais laissé par les animaux leur est même soustrait de leurs domaines. Comme le moindre de ces crimes doit accorder à celui qui ose le commettre le plus rigoureux châtiment, c’est pourquoi je requiers le Conseil de la commune d’avoir à se réunir pour tous délits, d’ici au 20 fructidor, pour prendre un arrêté le plus sévère pour faire cesser de pareils abus.  Signé : Bonnisset, agent national En vertu des réquisitions ci-dessus, nous… Conseil de la commune de Plaisance arrêtons ce qui suit : Premièrement Que tous les chiens indistinctement seront munis d’un talbot au cou, proportionné à leurs forces, pour pouvoir les empêcher de guiler et sauter parmi les vignes, et tout ça dans les six heures qui suivront la promulgation du présent arrêté. Nous prévenons ceux qui voudraient ou oseraient se soustraire au présent arrêté que leurs chiens leur seront tués indistinctement pourvu que ce soit sur le terrain de notre commune et de notre arrondissement, en outre qu’ils seront tenus de payer la somme de vingt livres au profit de celui qui ôtera le vie aux dits chiens.  Secondement Quand à l’enlèvement des pampres et fruits dans les vignes et autres champs, nous prévenons ceux qui oseront s’immiscer dans pareil délit, avec preuves, qu’ils seront poursuivis à la requête de l’agent national pour, de suite, leur faire expliquer les peines portées à l’article 26 du code pénal qui dit que la peine est de quatre années d’arrestation et du double en cas que le délit soit commis la nuit.  Troisièmement Quand à la soustraction de l’engrais qui peut être fait dans les champs par les bestiaux et autres animaux qui y sont pâturés, la peine sera de trois mois de détention et l’amende de cinquante livres, toutefois qu »il y aura preuves.  16 novembre 1794 26 brumaire An III La commune distribue du grain à ceux qui en ont besoin Aujourd’hui, 26 brumaire An III, nous officiers municipaux et agent national de la commune de Plaisance, en vertu de l’arrêté provisoire des citoyens administrateurs du district de Montmorillon en date du 25 de ce mois, (nous nous sommes assemblés) à l’effet de faire donner subsistances aux nécessiteux :  à Jeanne Perot, Jeanne Moreau, Jeanne Gaillard, Françoise Nosat, et Radégonde Duprat. Il est enjoint par ledit arrêté de faire la visite et recherche chez les citoyennes dénommées ci-dessus chez lesquelles nous n’avons rien trouvé, si ce n’est cependant chez la citoyenne Radégonde Duprat, l’une des plaignantes, où nous avons trouvé deux boisseaux de farine toute passée, prête à mettre le levain.  En conséquence, nous avons de suite dressé le présent procès-verbal. Fourniture de grain pour le marché de Montmorillon 25 octobre 1794 4 brumaire An III Les citoyens Pairain et Heliot, tous deux du village de la Meunière, sont requis de conduire chacun 8 boisseaux de blé, sur la part de leur maîtresse, demain 5 brumaire, jour de marché, à neuf heures du matin à Montmorillon, ce qui fait 16 boisseaux pour eux deux.  Je préviens les dénommés que, faute d’accomplir la présente réquisition, je serai forcé de les noter et d’en faire l’envoi au Comité révolutionnaire près notre district.  20 novembre 1794 30 brumaire An III Le citoyen Mauvise est requis de faire conduire samedi prochain, au marché de Montmorillon, la quantité de 20 boisseaux de seigle pour l’approvisionnement et subsistance d’un chacun qui pourra en avoir besoin.  8 janvier 1795 19 nivôse An III Le citoyen Jean Pairain, colon au village de la Meunière, est requis de conduire 6 boisseaux de seigle,

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Épisode 14

Affaires diverses à Plaisance de 1790-1795 Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau Été 1794 Les journaliers de Plaisance : Leurs travaux, leurs salaires Ce document est particulièrement précieux et nous le citerons en entier car il est le seul qui nous renseigne sur l’identité et le travail de certains habitants de Plaisance, les obscurs, à qui on ne demandait jamais leur avis, qui ne participaient pas à la vie municipale, qui ne votaient pas, dont le destin était de vivre et de mourir inconnus.  C’est aussi le rare document qui, dans cette étude sur Plaisance, fasse mention des femmes. Nous, maire et Officiers et notables de la commune de Plaisance nous sommes assemblés en vertu de l’arrêté du Comité de Salut public de la Convention nationale du onzième jour de prairial qui ordonne le règlement et la fixation des salaires des manouvriers et journaliers et de tous ceux qui s’occupent habituellement des travaux de la campagne. L’article 8 accorde à ces mêmes la moitié en sus du prix de 1790 (vieux style). Ainsi les ouvriers de première catégorie gagnaient, en cette dite année 1790, de la St Jean à la St Michel, (vieux style) une somme de 16 sols par jour étant nourris, ce qui fera donc à présent la somme de 25 sols et nourris, et sans être nourris la somme de 35 sols par jour en fauches et en métives. Seconde classe : Les manouvriers et journaliers de cette classe gagnaient en 1790, la somme de 15 sols par jour sans être nourris et étant nourris, la somme de 10 sols, ce qui fait donc, actuellement, pour le prix de la journée, sans être nourri la somme de 22 sols et 6 deniers et  étant nourris, la somme de 14 sols par jour. Troisième classe : Les manouvriers et journaliers de cette classe gagnaient pour la moisson et récolte, en 1790, une somme de 8 sols par jour étant nourris et 12 sols par jour n’étant pas nourris, ce qui devrait donc fixer actuellement leur journée à la somme de 12 sols étant nourris et 18 sols n’étant pas nourris.  Après cette époque où les jours diminueront de beaucoup, les journées ne doivent pas être taxées si cher.  Première classe : A prendre depuis le mois de brumaire (21 octobre-21 novembre) les journaliers et manouvriers de cette classe, étant nourris, ne devraient donc avoir, par jour, que la somme de 10 sols, et n’étant point nourris 18 sols, puisqu’en 1790, ils n’avaient que 7 sols.  Seconde classe : Par temps d’hiver, les journaliers ne devraient donc avoir par jour qu’une somme de 15 sols n’étant pas nourris et la somme de 7 sols étant nourris, puisque, en 1790 (vieux style) ils ne gagnaient que 5 sols par jour. Troisième classe : Les journaliers et petits manouvriers de cette classe ne doivent donc avoir que 5 sols par jour étant nourris et 12 sols n’étant pas nourris puisqu’en 1790 (vieux style) ils n’avaient que 3 sols et nourris pour laver la lessive et autres choses de même.  Liste des citoyens, journaliers et journalières de ladite commune de Plaisance Première classe Le citoyen Jean Roy, journalier et tonnelier, restant toujours dans la commune, n’étant point accoutumé de s’en aller hors du pays. Charles Plat, journalier, cultivateur ordinaire de notre commune. Louis Bobin, journalier, étant accoutumé de s’en aller en fauches à Loudun, étant loué du présent chez le citoyen Sotrau, à la Combe, commune d’Adriers.  Le citoyen Jean Lachaume, journalier, étant accoutumé à aller en fauches à Loudun, étant loué du présent chez le citoyen Rousseau, aubergiste, commune de Moulismes.  René Pâtrié, journalier, étant accoutumé de s’en aller en fauches à Loudun, malade. Jean Bruyat, journalier, accoutumé de s’en aller en fauches à Loudun. Louis Vallat, charron, journalier, travaillant dans la commune et les communes circumvoisines.  Jean Bardeaux, charron et journalier, travaillant avec ledit Vallat pour apprendre le métier de charron.  Jean Charles, journalier, étant parti pour travailler aux environs de Poitiers pour la fauche comme étant accoutumé à le faire.  Seconde classe Marc Bruyat, maçon journalier, étant accoutumé de travailler à Poitiers et aux environs pour la moisson seulement. Joseph Duquerroux, maçon journalier, travaillant dans ladite commune. Jean Thabuteau, maçon et journalier ordinaire et s’en allant seulement pour quinze jours pour la moisson à Poitiers. Sylvain Pétrau, maçon, parti pour travailler à Poitiers. Sylvain Gaillard, journalier ordinaire, allant travailler à Poitiers ou environs pour la moisson.  Jean Doucelin, journalier, étant accoutumé de s’en aller pour quinze jours à Poitiers pour moissons.  Jean Vauzelle, journalier, étant accoutumé de s’en aller à Poitiers pour moisson. Jean Eliot, maçon, étant parti pour travailler à Poitiers ou environs. Jacques Doucet, journalier étant loué domestique à Lathus.  Pierre Vergnaud, maçon journalier, étant parti comme accoutumé travailler à Poitiers.  François Deschamps, journalier, étant accoutumé de faire les moissons à Poitiers.  Jean Roy fils, maçon journalier, étant parti pour Poitiers ou environs. Troisième classe Jean Perot, journalier dans la commune. Jacques Duprat, journalier dans la commune. Annet Vauzelle, journalier dans la commune.  Les femmes Radégonde Duprat, journalière. La veuve Chartier, journalière. Françoise Naussat, journalière. Anne Brunet, femme de Jean Roy, journalière. Louise Lenfant, veuve Thabuteau, journalière. Maguerite Piquet, journalière. La veuve Bruyat, journalière. La Marie Ringier, journalière. Agathe Sachon, journalière. Jeanne Moreau, journalière. La femme de Pierre Noliot, journalière. Anne Mayant, journalière. Anne Bobin, journalière. Anne Dechamps, domestique journalière, demeurant chez Ringard. Fait à Plaisance, à la chambre commune, le 28 prairial an deux de la République française, une et indivisible et impérissable.  Signé : Normand, maire J.B. Mirel, officier Rappelons qu’en avril 92, les salaires de première catégorie allaient de 12 à 18 sols par jour. Le pain valait 3 sols 3 deniers la livre.  En novembre 93, les salaires de la première catégorie allaient de 15 à 22 sols par jour. Un travailleur mangeait en moyenne 3 livres de pain par jour.  1790-1795 À Plaisance Affaires & faits d’hivers

1790-1795, commune, XVIIIe siècle

Épisode 13

Affaires diverses à Plaisance de 1790-1795 Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau Printemps 1794 Les influences de la guerre à Plaisance 27 mars 1794 7 germinal An II Collecte des chemises pour les combattants Au nom de la loi, Egalité, Liberté ou la Mort, nous nous sommes assemblés en Conseil général et permanent à l’effet de ramasser des chemises pou nos bons défenseurs qui sont à la défense de la Patrie, et nous avons invité les bons citoyens de notre commune à cet effet de se prêter à ce don civique et qui a été de suite exécuté. Nous en avons ramassé au nombre de trente que nous avons de suite fait conduire au magasin du district par le citoyen Jean Vauzelle.  La liste complète des donateurs est inscrits au registre avec la mention détaillée de la qualité des chemises. Il a été remis : Chemises neuves : 2  Bonnes chemises : 16 Assez bonnes chemises : 8 Chemise mi-usée : 1 Chemise mauvaise : 1 (don de Marc Eliot) Chemise très mauvaise, toute rapiècée : 1 (don de Jacques Ebras, officiers municipal) Chemise de grosse toile :  1 (don de Jacques Ferdonet) dont c’est toute la totalité des chemises que nous avons ramassé, qui sont au total de trente chemises, que nous avons porté au district dont Maintreau nous a donné récépissé que nous avons remis à la femme Normand.  13 avril 1794 24 germinalAn II Nomination de Conseillers de surveillance Les comités de surveillance furent institués par décret du 21 mars 1793. Ils étaient chargés, dans chaque commune, de la surveillance des étrangers, de la délivrance des cartes civiques, de l’examen des papiers militaires. Ils pouvaient procéder à l’arrestation des personnes trouvées sans cocarde tricolore. Bientôt, ils furent chargés de dresser la liste des suspects et de décerner, contre eux, des mandats d’arrêt.  En 1794, ils prirent le nom de Comités révolutionnaires. Leurs pouvoirs furent étendus : visites domiciliaires et arrestation des suspects.  Nous, maire et officiers municipaux, nous sommes assemblés à l’effet de nommer et former un bureau de Conseillers de surveillance. Après le serment par eux fait, ont été nommés, à la pluralité des voix, les personnes des citoyens Étienne Léonard Cartau, Joseph Moreau, Philippe Vauzelle, Jean Roy, Louis Bobin, Sylvain Gaillard, François Jalladeau, François Chartier, Jean Chartier, Jean Thabuteau, Jean Joyeux, Charles Plast.  Ils ont accepté la commission et ont promis de s’en acquitter avec fidélité et la plus grande exactitude, en vrai républicain et de se conformer aux lois décrétées par la Convention.  2 mai 1794 13 floréal An II Collecte des fûts Liste du merrain et vieilles futailles mis en réquisition dans la commune de Plaisance, pour servir à faire les barils pour transporter la poudre qui pourrait se fabriquer dans l’étendue du district. La collecte permit de receuillir : 9 vieilles bariques, 2 petites bariques, 3 petits barils fondus, chacun avec un fonds et deux quarts de merrain qui furent apportés par les citoyens : Normand, Jean Chartier, René Pâtrier de la Gâcherie, Mirel tailleur, Mirel le jeune, Louis vallat à la Font nadeau, Jean Sironneau à la Papotière, Jean Perain à la Meunière, Vacher, Fleurant Audoux et la veuve Lamondie.  3 mai 1794 14 floréal An II Recensement des cochons En exécution de l’extrait du registre des délibérations du Conseil général du district de Montmorillon, nous avons procédé de suite à cet effet, ce 15 floréal à l’établissement de la liste des cochons de notre commune.  Suit la liste de 37 propriétaires (!) avec, en regard, le nombre et la catégorie des cochons qu’ils élevaient, soit :  27 truies. 14 cochons de plus d’un an. 106 cochons jusqu’à un an. 19 mai 1794 30 floréal An II Un laissez-passer pour les approvisionnements Au nom de la loi, Liberté, Fraternité ou la Mort, aux Officiers municipaux, de la commune de Loudun ou autres, à toutes autorités constituées, en exécution de la réquisition de la commission des approvisionnements de la République et de l’arrêté du district de Montmorillon, vous invite à donner aide et assistance aux citoyens voituriers Philippe Vauzelle et Jean Roy, de la commune de Plaisance, allant à Loudun chercher des subsistances dont ledit district a le plus grand besoin.  18 mai 1794 29 floréal An II Le district active l’aide aux parents des mobilisés Aujourd’hui… se sont présentés devant nous, maire et officiers municipaux, les citoyens Vignier et Augry, commissaires, nommés par le district de Montmorillon pour aider et hâter l’opération des secours accordés aux parents des défenseurs de la Patrie. Nous avons vu leur commission et l’avons reconnue légale.  1er Juin 1794 11 germinal An II On manque de grain. Le district accélère moissons et battages Aujourd’hui, trente messidor an II, les membres composant le Conseil général du district de Montmorillon étant réunis en séance publique, un membre a dit qu’après le rapport qui vient d’être fait à l’administration par deux de ses commissaires envoyés à Loudun pour presser les versements de 20 000 quintaux de grain accordés au district par celui de Loudun, il est évident qu’on ne peut plus compter seulement sur ces mêmes blés pour alimenter la nombreuse population de ce district. Sur quoi, le Conseil général, ouï l’Agent national, arrête ce qui suit : Article 1. – Les orges et seigles qui seront jugés avoir acquis le degré de maturité nécessaire à les rendre propres à être panifiés, seront sciés, ramassés, battus et vannés de suite, dans toute l’étendue du district.  Article 2. – Dès que les blés auront été reconnus être en maturité, les propriétaires ou fermiers seront tenus aussitôt, à la réquisition qui leur en sera faite par l’Agent national de leur commune de les faire scier, battre et vanner. Article 3. – Au fur et à mesure du battage desdits blés il en sera fait le recensement par la municipalité qui en tiendra registre ainsi que ceux, de la même espèce, qui pourraient être déjà égrenés. Article 6. – Toute personne

1790-1795, commune, XVIIIe siècle

Épisode 12

Affaires diverses à Plaisance de 1790-1795 Relevé des affaires diverses de 1790 à 1795 à Plaisance, publiées dans l’ouvrage de Louis Germaneau Printemps 1794 Le grand dénuement de l’église de Plaisance i – La déchristianisation Depuis fin 1793, le mouvement populaire, animé par les sans-culottes, prenait une grande influence malgré les efforts du Gouvernement révolutionnaire pour la contrôler. Le culte catholique s’exerçait encore normalement sous le ministère des prêtres assermentés.  Soudain, dans les départements, sous l’impulsion de certains Représentants en mission, le saccage des églises commença. La Convention essaya en vain de freiner ce mouvement et Robespierre lui-même disait que ceux qui renversent les autels peuvent bien être des contre révolutionnaires déguisés en démagogues :  Celui qui veut l’en empêcher est aussi fanatique que celui qui dit la messe… La Convention ne permettra pas qu’on persécute les ministres paisibles du culte.  Mais la vague était déchaînée et Plaisance n’y échappa pas.  17 mars 1794 27 ventôse An II Saccage de l’église Le 27 ventôse nous est arrivé le citoyen Deborde, commissaire, assisté des citoyens Graterolle et Laforest qui nous ont présenté une ordonnance du citoyen Ingrande, représentant du peuple, à l’effet de la dépouille des autels de ci-devant notre église et qu’ils on porté et fait porter devant la grande porte de l’église et l’on fait brûler et ont dansé la Crémalliole (carmagnole) autour dudit feu.  Fait en présence de nous, Officiers municipaux de la commune de Plaisance, assistés de notre greffier Jean Vauzelle et autres habitants de ladite commune.  Ce sont donc, semble t-il, des personnalités officielles, venues de l’extérieur, qui provoquèrent et commirent cet acte de vandalisme. Il n’est pas impossible que quelques habitants y participèrent. En tout cas la responsabilité n’en revient pas à la population de Plaisance.  Il n’en est pas de même de deux autres actes de vandalisme, voulus, commandés et exécutés, la semaine suivante par la municipalité elle-même.  22 mars 1794 2 germinal An II Descente de la croix du clocher Nous, maire et Officiers municipaux et Agent national, étant assemblés en Conseil général et permanent à l’effet de faire descendre la croix qui est en haut de la fleche de notre ci-devant église, dont le marché a été fait avec le citoyen François Fort, preneur à la somme de dix-neuf francs, prix fixé, ce qui a été fait de suite par ledit Fort. Nous Officiers, avons de suite payé ladite somme dont ledit Fort n’a pu donner de reçu, ne sachant ni lire ni écrire. Dont nous avons fait et dressé le présent procès-verbal le deux germinal de l’An II de la République française une et indivisible, et avons signé : Normand, maire. J.B. MIrel, officier. 26 mars 1794 6 germinal An II Destruction de la Vierge de la fontaine Quatre jours plus tard, le maire lui-même et le premier Officier municipal se conduisirent en véritables vandales et, semble t-il, prirent un certain plaisir à le faire. Nous, Officiers municipaux de la commune de Plaisance, nous nous sommes transportés en la ci-devant chapelle, dénommée de la Vierge de la fontaine où nous avons trouvé ci-devant l’image de la Vierge. Nous lui avons fait, de suite, la cérémonie de la casser par morceaux avec un pic à pierres dans la ci-devant chapelle, et l’avons taillée en morceaux dans ladite chapelle. Fait à la chambre commune le six germinal de l’an II.  Signé : Normand, maire. J.B. Mirel, officier. Il s’agissait sans doute d’une chapelle située près de la fontaine de la route de la Chambauderie, dont devrait-on pouvoir retrouver les fondations. Cette fontaine était un lieu de procession, particulièrement en temps de sécheresse. On y venait des communes voisines.  II – Les réquisitions achevent le dépouillement de l’église Les métaux étaient nécessaires aux besoins de la guerre (cuivre, étain). L’or et l’argent servaient de garantie à la monnaie-papier, l’assignat, qui se dévaluait. Trois nouvelles réquisitions, à quelques jours d’intervalle, vinrent vider l’église de tout ce qui pouvait y rester.  20 mars 1794 30 ventôse An II Première réquisition des objets du culte Aujourd’hui, 30 ventôse, nous maire, officiers municipaux et Agent national de la commune de Plaisance, l’Agent national requiert que, conformément à la réquisition verbale du citoyen Boisseau, Agent national pour le district de Montmorillon, les vases destinés au culte et argenterie de l’église paroissiale de notre commune fussent transportés au dépôt du district de Montmorillon.  La matière mise en délibération, l’Agent de la commune derechef entendu, nous disant qu’il fallait prendre une délibération, nous nous sommes, le jour même, transportés chez le citoyen curé de notre commune à l’effet de le requérir et sommer de nous présenter et exhiber les vases d’argent et argenteries destinées au culte. En conséquence, nous étant transportés à la maison curiale, nous avons trouvé ledit citoyen Étienne Léonard Cartau que nous avons requis de nous accompagner en ladite église et de nous exhiber les vases d’argent et argenterie dont il s’agit, ce qu’il a fait.  Au même instant nous nous sommes saisis du calice en argent avec la patène, du ciboire, ostensoir et custode en argent, des burettes en étain, ce, en présence du curé, dont et du tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal, arrêtant au surplus que ladite argenterie sera portée demain par le maire de cette commune au district de Montmorillon, et nous déchargeons ledit citoyen curé des susdites choses.  25 mars 1794 5 germinal An II Deuxième réquisition des objets du culte Nous, Officiers municipaux, assemblés pour aller faire l’état des effets de cuivre argenté et non argenté de la ci-devant église de notre commune, nous y avons trouvé : un chandelier de cuivre massif, six chandeliers argentés, un petit crucifix cassé et argenté, un encensoir aussi argenté, un vieil encensoir en vieux cuivre, un bénitier avec son goupillon aussi en cuivre argenté, une navette argentée et les tuyaux de la croix argentés et démontés. Nous avons requis le citoyen Jean Vauzelle, notre greffier, de conduire au district les effets ci-dessus dénommés.  31 mars 1794 11 germinal An II Troisème réquisition

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