Minutes notariales
Notaire GrandChief – 1572-1616
7 janvier 1610
Vente d’une rente sur les moulins au Roy de Montmorillon due au prieuré de Plaisance
Hillayre Savyn Sergent Royal, demeurant de present en la Seigneurye de la vallade paroisse de moullisme, comme fermyer du Revenu et temporal du pryeure de la ville de Plaisance cedde et transporte à francoys Doucellin et Jacques Collas meusniyers des moulins au Roy de ceste ville de Montmorillon demeurant esdictz moullins paroisse de Concize /…./ C’est assavoyr deulx Cens boiceaux froment et deulx cens boiceaux Seigle mesure de Montmorillon faisant partye d’une rente due par ung Scavoyr Jehan baptiste St Michel noel et notre dame de mais acause et pour rayson des deulx moullins au Roy dudit Montmorilllon.
Notaire Goudon 1662 – 1720
26 novembre 1664
Ferme pour 5 ans d’une rente sur le moulin au Roy proche de la ville de Montmorillon par Messieurs le curé de Moulime et prieur de Plaisance à Maitres Pierre et René de Lavergne*
*Pierre de Lavergne, sieur de la Ruhe, et René de Lavergne, sieur de la barre
8 septembre 1667
Ferme pour 2 ans du lieu et mesterye de Jeu par Nicollas Jacquet, sieur de Lamerlatterye, fermier de la terre et seigneurye de lage de plaisance apartenant aux enfants mineurs Goudon (ladyte mesterye depandant dudit lieu de lage de plaisance)
1er juin 1679
Ferme d’un maison à Plaisance par Mathieu Citoys, Escuier, sieur de Lamarbrye, acause de marye Goudon sa femme
2 juin 1679
Contract de partage faict entre les heritiers de la succession de feu Fleurant Goudon, sieur de Plaisance
13 juin 1679
Quittance generalle donnée par andré Goudon, sieur de Fedeau, a Nicollas Jacquet, sieur de la Merlattrye
André Goudon, sieur de Fedeau, demeurant au lieu noble Villars, parroisse de Persac,… …au nom et comme héritier En partye de desfunct Fleurant Goudon escuier sieur de Leraudiere et de damoiselle Jeanne Richard Ses pere et mere, et ayant dans son lot ladicte maison et seigneurye de lazge de Plaisance et village de Traslage Nicollas Jaquet, Sydevant fermier judisiere de la terre et Seigneurye de lage et traslage de Plaisance
20 octobre 1679
Testament de Messire Gaspard David, prieur de Plaisance
17 janvier 1680
Acte faict entre Jacques Richard, sieur daubieres, et les Goudon
Charles goudon, sieur de Jeu, curateur de Izabeau Goudon, sa soeur René de Mauvise escuier, sieur de la mothe, mary de Catherine goudon Mathieu cotoys, escuier, sieur de lamarbrerye, mari de Marie goudon André goudon, sieur de lage de Plaisance
18 janvier 1680
Succession de feu fleurant goudon, sieur de Plaisance
27 décembre 1681
Ferme pour 9 ans du moulin de la Prade par Messire Phelippe David, prestre prieur de Nostre Dame de Plaisance
6 décembre 1691
Ferme pour 5 ans de la mesterie de la Guerenne par Jacques Savin, Sieur de font quillot, maitre Chirurgien, demeurant au faulbourg de Plaisance, à Jean
Quelques rares maisons portent encore les traces du XVIIe siècle.
Journal de M. Demaillasson
M. Demaillasson était avocat du Roi à Montmorillon de 1643 à 1694.
18 novembre 1607
Le 18 novembre 1007, il donne à ferme, pour sept années, à Fleurent Babert, sergent royal à Moutmorillon, tous les cens et rentes dus t la Maison-Dieu dans la ville de Moutiuorillon et dans les paroisses de Concise, Saulgé, Pindray, Latus, Jouhet, Antigny, Bourg-Archambault, Plaisance, Saint-Pierre de la Trimouille, Journet, Saint-Léomcr, Sillars, Saint-Rémy, Moulime et Lussac-le-Château, moyennant ]e prix de six-vingt-dix livres tournois par an.
11 septembre 1626
Aujourd’huy, judicièrement, pardevant nous Pierre Dallest, conseiller du Roy, prévost et juge ordinaire en la ville, baronnie et cliastellenye de Montmorillon, c’est comparu le dit procureur du Roy par M0 Charles Richard, lequel nous a exposé que combien que de la justice prévostal le au Roy, nostre sire, apartenant en la ditte ville, baronnie et ehastellenye de Montmorillon despcndent plusieurs paroisses et villages noimnémanl les paroisses de Saint-Martial de cette ville de Moiitmorillon, Consize, Joué, Journet, pour les villages d’Esport, la Pouge et Biard seulement, les paroisses de Moussât, Lastus, Saulgé, Plaisance en partye, Saint-Rémois, des villages de la paroisse de Bussière-Poilevine en partye, Sillards, La Chapelle de-Viviers, Lcigne et partye des villages de la paroisse de Pindray, ce néanmoings plusieurs des habittans des ditz villages et paroisses et autres justiciables ordinaires de la dite prévosté souvent plaident très vollontiers en première instance ailleurs qu’en la dite prévosté à leurs choix et plaisir, soit qu’ilz ayent esté apellés par aucun des dits justiciables
ou autres ou bien qu’eux mestnes ayent fait apeller autres des dits justiciables sans faire par eux de demandes d’estre renvoïés en la dite prévosté, ce quy importe fort aux droiz du Roy et à la conservation de la dite justice prévostalle, requiert parlant pour le dhu de sa charge deffence estre faite aux dits habittans et autres justiciables de la dite prévosté plaider en première instance ailleurs qu’en la dite prévosté, sous peine contre les apcllés quy n’auront demandé estre renvoïez en la dite prévosté de dix livres d’amande et de peines pareilles contre ceux des dits justiciables quy les auront fait apeller, et leur estre enjoint sous les dites peines dénonser les dites poursuites au dit procureur du Roy pour demander avecq eux le dit renvoy toutes les dites peines sy dessus estre exécutoires contre les conlrevcuans nonobstant oppositions ou appellations quelconques faites ou à faire et sans préjudice d’icellc.
10 septembre 1674
Le 10 septembre 1674, François Baconnet, Sr de la Rode, demeurant au lieu noble de la Valade, paroisse de Moulime, tant pour lui que pour Catherine Sornin sa femme, héritière de feu Jean Sornin, Sr de la Gorce, et de Jeanne Mignot, ses père et mère, confesse et avoue tenir à foi et hommage du Roi, à cause de son château et baronnie de Montmorillon, les seigneuries de la Valade, de la Cherie, de Moulime, et de Plaisance en. partie, au devoir d’un gant blanc du prix de six deniers, à mutation d’homme ete de seigneur. (Arch. Vien. C 389).
12 juin 1682
../ Et au regard des processions ordinaires, sçavoir est celles du jour de Saint-Marc et des trois jours des Rogations, elles se feront en la manière accoustumée par les dits prévost, chanoines, prieur et curés de Saint-Martial et de Concize celle aussy du mardy de la Pentecôte1, qui est d’ancienne institution et de grande dévotion, se fera pareillement en la forme et manière acconstumée, et y assisteront les dits prieur et curés de Saint-Martial et de Concize, comme aussy suivant l’ancien usage le sieur archiprestre de Montmorillon et les sieurs curés de Jouhé, de Pindray, de Leigne, de Moulisme, de la Chapelle-de-Viviers,d’ Antigny, de Plaisance, de Sauge, du Bourg-Archambault, deLatus, de Saint-Léomer, de Journé et de Saint-Martin de Moussac; à laquelle procession présideront les dits prévost, chanoines et archiprestre dans son rang de chanoine, et ensuite marcheront les dits prieur et curé de Saint-Martial, et à l’égard des autres prieurs et curés, chacun selon leur rang de réception. Ce que nous ordonnons pareillement estre exactement observé sur les peines que de droit. /…
En 1728, une autre sentence du sénéchal de Monlmorillon, également confirmée par le Parlement, condamnait à l’amende les curés de Plaisance, de Latus et de Hourg-Archambault pour n’avoir pas assisté à cette procession l’année précédente. (Arch. Vienne, G5 80.)
Lundi 5 mars 1685
Le lundy 5, ont esté espousez, en l’église de Saint-Martial, par le Sr Bichier, curé, (Jean) Bost*, de Plaisance, et damoiselle (Marguerite) Goudon, fille aisnée deJean Goudon, Sr du Chambon, advoeat, et de damoiselle (Magdeleine) de la Vergne, ses père et mère.
*Jean Bost, Sr de la Chambaudrie.
Mardi 23 juillet 1686
Le dit jour, dame (Louise) Bost, vefve de défunct (René) de la Vergne, Sr des Gasts, a esté espousée à Plaisance avec* Sautreau, du bourg d’Adrier, qui demeuroit il y avoit desjà longtemps à Paris, clerc.
*En Blanc
Lundi 17 février 1687
Le lundy 17, ma fille Marion* est allée à Plaisance** i pour y faire une neufvaine qu’elle avoit voué d’y faire, pendant sa dernière maladie. Elle a mené avec elle la du Monteil et est retournée céans le jeudy 27.
*Marie Demaillasson
**Notre-Dame de Plaisance était fréquentée par un grand nombre de fidèles et on s’y rendait de fort loin en procession. Suivant la tradition, Charlemagne avait fondé l’église de Plaisance, et plusieurs de ses successeurs lui avaient fait des libéralités. Charles IV avait assigné au prieur de cette église une rente annuelle de 544 boisseaux de blé, moitié froment et moitié seigle, sur les Moulins-au- Roi de Montmorillon, pour être distribuée en pain aux pauvres de la localité. Philippe VI de Valois lui avait également fait don d’une dîme de 28 setiers de blé qu’il possédait à Persac. Les lettres octroyant cette dime, données audit lieu de Plaisance en décembre 1335, ont été publiées dans le t. XIII, p. 127, des Archives historiques du Poitou. En 1699, l’église de Plaisance menaçant ruines, Philippe David, alors prieur, adressait un placet à Louis XIV au sujet des réparations à y faire. (cf. ci-dessous)
Mardi 11 mars 1687
Le mardy 11, la femme* du Sr Bost, de Plaisance, est accouchée d’un garçon**.
*Marguerite Goudon, femme de Jean Bost, sr de la Chambaudrie, conseiller du Roi.
** Jean, sr de la Chambaudrie. Il épousa, le 20 février 1719, Marie-Anne Babert, fille de feu François Babert, avocat, et de Marie Argenton.
Mardi 24 février 1688
Le mardy 24, la seconde femme de Jean Dufour, boucher, et le fils de défunct Grandehamp, vivant archer en la mareschaussée de cette ville, ont esté espousez. Le dit marié est demeurant en la ville de Plaisance.
Dimanche 23 avril 1690
Le dimanche 23, le régiment de la millice* de cette province a passé icy et y a séjourné le lendemain, et le mardy sont allez à Plaisance loger où ils ont couché. Il est composé de 16 compagnies qui font 800 hommes. Il n’y en avoit icy que 15 compagnies le marquis de la Carte** les commcnde.
*Les milices (25 050 hommes partagés en 30 régiments) avaient été levées par ordonnance du 29 novembre 1688 pour servir pendant deux ans, mais elles ne furent licenciées qu’à la paix de Ryswick, en 1697.
**Jacques Thibault, marquis de la Carte.
Mercredi 17 mai 1690
Le mercredy d’après la Pentecoste 17, une compagnie de la millice de cette province a passé icy où elle a eu séjour, est allée, le vendredy 19, coucher à Plaisance.
Lundi 11 juin 1691
Le lundy 11, le ban d’Auvergne a couché icy ont logé dans les cabarets, où ils ont payé, n’ayant pas d’ordre pour loger icy mais à Plaisance. Ils s’accomodèrent avec l’estapier. Le lendemain, ils allèrent coucher à Chauvigny, où ils ont routte.
1692 - Le Poids du Boisseau
Le poids du boisseau de Montmorillon (ville) était de 28 livres. Voici la différence de ce boisseau avec ceux de la Maison-Dieu,de la Chatille, de Bouresse, de la Trimouille et de Latus (Arch. Vien. H 3 bis 385)
1699
En 1699, l’église de Plaisance menaçant ruines, Philippe David, alors prieur, adressait un placet à Louis XIV au sujet des réparations à y faire. (V. appendice VIII.)
Novembre 1699
Placet adressé au roi Louis XIV par Philippe David, prieur de Notre-Dame de Plaisance, au sujet de réparations à faire à l’église dudit lieu. (Arch. Vien. HS bis 66, copie sur papier.) Novembre 1699.
Au Roy
Sire,
Philippes David, prêtre, prieur de Nostre-Dame de Plaisance et chanoine régullier de Saint-Augustin, remontre très humblement à V. M. que les Rois, vos prédécesseurs, ayant eu une dévotion particulière à la sainte Vierge, patrone de la dite église de Plaisance, ils y auroient fait quelques fondations, entre autres Charles Quatre et Edouard, son fils*, ont fait don à la dite église, dans l’année 1324, de six cents boiceaux de bled moitié froment moitié seigle, à la charge d’entretenir trois cierges ardants nuict et jour, de dire une messe du Saint-Esprit par semaine pendant vie et après leur décedz, de Requiem mais les religieux Augustins de Montmorillon, qui sont riches de plus de soixante-dix mille livres de rente, ont usurpé trois cent quarante boiceaux ** de froment et seigle de la dile donnation, pour raison de quoy le supliant est actuellement en procès avecq eux au Conseil privé de V. M. et dans lequel il se voit obligé d’abandonner ne pouvant pas soutenir contre une communauté sy puissante. Le bénéfice du supliant n’ayant jamais été affermé jusqu’à la somme de mil livres sur quoy il est obligé, suivant la fondation, de faire une aumosne généralle pendant le caresme quy monte à plus de 300 livres, comme ausy les décimes qui sont ordinairement de 150 livres, don gratuit de 303 livres, subvention de 200 livres, et les réparations continuelles qu’il est obligé de faire à la dite église. Toutes ces charges sont cause, Sire, que le receveur des décimes de Poitiers a fait saisir le revenu de ce bénéfice pour la somme de 500 livres qu’il luy est deubz. Et comme la susdite église de Nostre-Dame de Plaisance est une des plus belles et des plus antiennes de la province, quy a esté bastie par Charlesmagne, et étante preste à tomber en ruine, par des grosses réparations qu’il convient de faire auxquelles le supliant n’a pas le moyen dy subvenir, c’est ce quy l’oblige à suplier très humblement V. M. de vouloir ordonner un fond à prendre sur ce que V. M. souaitera pour être employé au rétablissement de cette église pour y continuer le service divin, suivant les fondations des Roys vos prédécesseurs et de V. M. pour laquelle il continue ces voeux et prières.
* Il s’agit d’Edouard, prince d’Aquitaine, dit le Prince Noir, fils d’Edouard III, roi d’Angleterre.
** La rente de 544 boisseaux (et non 600) donnée par Charles IV dit le Bel à l’église de Plaisance avait été réduite à 420 boisseaux en 1594, et à 210 boisseaux en 1687, en raison de la diminution du prix de ferme des Moulins-au-Roi à laquelle les religieux de la Maison-Dieu avaient du consentir par suite des inondations et de la construction de nouveaux moulins. (Voir les lettres de donation de cette rente, t. XI, p. 232, des Arch. hist. du Poitou.)
18 novembre 1699
Lettre de Mr de Chamillart à Mr d’Ableiges, intendant du Poitou, pour lui envoyer le placet ci-dessus.
Monsieur,
Je vous envoie un placet quy a été présenté au Roy pour les réparations de la paroisse de Nostre-Dame de Plaisance en Poitou, je vous prie de l’examiner et de me mander s’il y a quelque raison particullière pour excepter cette église de la règle établie pour les réparations des autres églises paroisialles et des presbitaires. Je suis, Monsieur, votre très humble et très affectionné serviteur.
Chamillart
A Versailles, le 18e novembre 1699.
3 décembre 1699
Lettre du Frère Thadée Lempereur, de la Maison-Dieu de Montmorillon, au Frère Ambroise Perreau, au couvent des Augustins du faubourg Saint-Germain, à Paris, pour lui envoyer copie du placet de Philippe David.
Je vous envoie, mon très cher frère, la coppie du placet que le prieur de Plaisance a présenté au Roy pour les réparations de son église où il nous espargne pas. Monsieur de Chamillart arenvoyé ce placet au seigneur Intendant quy ne manquera pas de luy envoïer lundy prochain un mémoire instructif de l’état de cette église, du revenu du prieur et le peu de soin qu’il a d’acquitter les fondations, que son revenu est plus que suffisant tant pour sa nouriture et entretien que pour les réparations de la dite église de Plaisance. Il ne parlera pas du revenu de la Maison- Dieu, puisque le conseil en est fortement informé, sinon qu’il blâme toujours la quantité de religieux qu’il y a, quoy que je luy dise continuellement que nous ne sommes que trente-cinq, ne mentant que de dix, sur cela il faut admirer la conduite de messieurs nos supérieurs majeurs. Je m’aperçois que par celle que vous écrivés au R. P. procureur d’icy que j’ay envoie ce matin à Montmorillon que M. Duranton, raporteur de l’affaire des Moulins-au-Roy, n’est nullement bien intentioné pour nous.
Monsieur l’Intendant à quy j’en ay parlé suivant ce que vous me marqués, m’a dit de vous mander que s’étoil un homme sur lequel il ne falloit pas compter, qu’il changeoit à touttes heures et à tous moments, qu’il étoit breton, ainsy dangereux, promettant l’un et faisant l’autre, qu’il étoit de santiment qu’il falloit le changer et luy otter l’affaire d’entre les mains, qu’il la croïoit bonne et qu’ayant un homme intelligent que vous la gaignerié partout, mais que cest homme étoit à craindre. Ainsy prenés bien vos mesures, sy l’affaire n’est pas jugée, vous aurés du temps pour y penser. Ce monsieur ne passe pas pour habil homme chez Monsieur Dableiges quy m’a repetté plusieurs fois de luy otter celte affaire des mains et de la faire distribuer à un autre. Voilà quy est son santiment, pendant que je continue à vous aseurer que je suis et seray toute ma vie, mon très cher frère, votre très humble et obéissant serviteur.
Fr. B. Thadée Lempereur, aug. ind.
