4 brumaire An IV
La convention se sépare le 4 brumaire An IV (26 octobre 1795). Le Directoire entre en fonctions le 27 octobre 1795.
La direction politique et économique revient aux notables, c’est-à-dire aux propriétaires plus ou moins aisés qui redoutent à la fois les aristocrates royalistes et les démocrates Sans Culottes.
Les petites communes n’ont plus d’administration municipale, elles sont groupées sous la direction administrative du canton. Il ne reste, à Plaisance, depuis le 7 novembre 1795, que deux agents d’exécution : Normand, agent, et Joyeux, adjoint qui auraient été nommés au scrutin selon le procès-verbal signé par eux seuls. Ils ne précisent pas de quel scrutin il s’agit ni quels furent les électeurs.
L’administration cantonale est soumise à celle du département qui, elle-même, est soumise aux ministres. Un commissaire, nommé par le Gouvernement surveille ces administrations.
A partir de l’installation du Directoire les documents sur Plaisance deviennent rares. Les fournitures de paille et foin pour l’armée se poursuivent. Le curé Cartau prête un nouveau serment le 26 décembre 1795 :
Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le souverain et je prononce soumission et obéissance aux lois de la République.
Le même jour il déclare devant Jean Joyeux, adjoint, qu’il veut exercer le culte dans la ci-devant église de Plaisance. Jean Joyeux, qui a recueilli une orpheline, Marie Demazeau, demande les secours du bureau de bienfaisance.
On met aux enchères le pacage du cimetière qui est attribué à Félix Vauzelle pour la somme de 18 livres 10 sous pour l’année, charge pour lui d’entretenir les buissons bien comme il faut.
L’organisation de la Garde nationale semble présenter des difficultés, malgré les efforts de Normand et Joyeux :
Les citoyens ont tous déclaré qu’ils n’entendaient faire aucun changement de leurs chefs.
Après une nouvelle convocation et malgré avoir fait sonner la cloche à plusieurs et différentes fois, personne ne s’est présenté… et nous nous sommes retirés, sur les dix heures du matin après avoir dressé le présent procès-verbal.
Normand convoque à nouveau les citoyens de 16 à 60 ans.
Nous nous sommes rendus sur la place de ladite commune, lieu où devait se rassembler ladite Garde nationale et où devaient se nommer les officiers, sur les neuf heures du matin, et après avoir attendu jusqu’à midi, voyant qu’il ne s’y trouvait personne, nous nous sommes retirés après avoir dressé le présent procès-verbal.
Le registre municipal reste muet sur les affaires communales des années 1798 – 1799 – 1800.
Le 11 novembre 1799 (20 brumaire An VIII), le Gouvernement du Directoire est remplacé par celui du Consulat. Le général Bonaparte prépare la dictature.