Affaires diverses à Plaisance de 1790-1795
Affaires communales Printemps automne 1794
5 mai 1794
Liste des bêtes de somme de la commune de Plaisance requises pour aller chercher du grain dans le district de Loudun
6 chevaux
- 2 appartenant à Philippe Vauzelle
- 2 à Jacques Vauzelle
- 1 à Fleurant Audoux
- 1 à Jean Doucelin
5 ânes
- 1 à François Pétreau
- 2 à Jean Roy
- 2 à Fleurant Audoux
29 mai 1794
10 prairial An II
Nous, Officiers municipaux et agent national et autres individus de la commune de Plaisance, étant assemblés… à l’effet de procéder à la nomination d’un instituteur et d’une institutrice suivant la loi du 14 frimaire qui ordonne l’établissement d’un instituteur en langue française, il a été dit, dans l’assemblée, qu’il faut procéder au scrutin de liste et à la pluralité des suffrages.
Chaque votant a écrit ou fait écrire sur le bureau, son billet et l’a déposé ostensiblement dans le chapeau à ce destiné, au fur et à mesure qu’il a été appelé.
L’appel nominal fini, on a de suite procédé au dépouillement des billets dont la pluralité des suffrages des voix s’est trouvé égal à celui des votants. Le scrutin a désigné le citoyen Léonard Cartau, ci-devant curé, pour instituteur et la citoyenne Anne Françoise Cartau Bautmont pour institutrice, lesquels ont accepté leurs commissions ci-dessus expliquées.
Ledit Léonard Cartau a répondu, en pleine assemblée, qu’il acceptait ladite charge d’instituteur et que même il ne prétendait en tirer aucun salaire, d’aucun individu et même du district. Il les apprendrait (les élèves) à lire et écrire de ce qu’il pouvait, gratuitement, en ce qu’il serait logé dans la même maison qu’il habite, gratuitement aussi, sans être tenu à aucune imposition.
Ont signé :
Étienne Léonard Cartau, Anne Françoise Cartau, Joseph Moreau, Joyeux, F. Chartier, Pierre Cartau, Méniel, Demarquet, Ph. Vauzelle.
25 octobre 794
4 brumaire An III
En vertu des plaintes qui nous ont été faites par différents citoyens de la commune, des dégâts qu’ils ont éprouvés et qu’ils éprouvent journellement dans leurs vignes et autres domaines, les uns par les chiens, les autres de ce qu’ils sont épamprès et même l’enlèvement des fruits dans ces dits champs, d’autres de ce que l’engrais laissé par les animaux leur est même soustrait de leurs domaines. Comme le moindre de ces crimes doit accorder à celui qui ose le commettre le plus rigoureux châtiment, c’est pourquoi je requiers le Conseil de la commune d’avoir à se réunir pour tous délits, d’ici au 20 fructidor, pour prendre un arrêté le plus sévère pour faire cesser de pareils abus.
Signé :
Bonnisset, agent national
En vertu des réquisitions ci-dessus, nous… Conseil de la commune de Plaisance arrêtons ce qui suit :
Premièrement
Que tous les chiens indistinctement seront munis d’un talbot au cou, proportionné à leurs forces, pour pouvoir les empêcher de guiler et sauter parmi les vignes, et tout ça dans les six heures qui suivront la promulgation du présent arrêté.
Nous prévenons ceux qui voudraient ou oseraient se soustraire au présent arrêté que leurs chiens leur seront tués indistinctement pourvu que ce soit sur le terrain de notre commune et de notre arrondissement, en outre qu’ils seront tenus de payer la somme de vingt livres au profit de celui qui ôtera le vie aux dits chiens.
Secondement
Quand à l’enlèvement des pampres et fruits dans les vignes et autres champs, nous prévenons ceux qui oseront s’immiscer dans pareil délit, avec preuves, qu’ils seront poursuivis à la requête de l’agent national pour, de suite, leur faire expliquer les peines portées à l’article 26 du code pénal qui dit que la peine est de quatre années d’arrestation et du double en cas que le délit soit commis la nuit.
Troisièmement
Quand à la soustraction de l’engrais qui peut être fait dans les champs par les bestiaux et autres animaux qui y sont pâturés, la peine sera de trois mois de détention et l’amende de cinquante livres, toutefois qu »il y aura preuves.
16 novembre 1794
26 brumaire An III
Aujourd’hui, 26 brumaire An III, nous officiers municipaux et agent national de la commune de Plaisance, en vertu de l’arrêté provisoire des citoyens administrateurs du district de Montmorillon en date du 25 de ce mois, (nous nous sommes assemblés) à l’effet de faire donner subsistances aux nécessiteux :
à Jeanne Perot, Jeanne Moreau, Jeanne Gaillard, Françoise Nosat, et Radégonde Duprat.
Il est enjoint par ledit arrêté de faire la visite et recherche chez les citoyennes dénommées ci-dessus chez lesquelles nous n’avons rien trouvé, si ce n’est cependant chez la citoyenne Radégonde Duprat, l’une des plaignantes, où nous avons trouvé deux boisseaux de farine toute passée, prête à mettre le levain.
En conséquence, nous avons de suite dressé le présent procès-verbal.
25 octobre 1794
4 brumaire An III
Les citoyens Pairain et Heliot, tous deux du village de la Meunière, sont requis de conduire chacun 8 boisseaux de blé, sur la part de leur maîtresse, demain 5 brumaire, jour de marché, à neuf heures du matin à Montmorillon, ce qui fait 16 boisseaux pour eux deux.
Je préviens les dénommés que, faute d’accomplir la présente réquisition, je serai forcé de les noter et d’en faire l’envoi au Comité révolutionnaire près notre district.
20 novembre 1794
30 brumaire An III
Le citoyen Mauvise est requis de faire conduire samedi prochain, au marché de Montmorillon, la quantité de 20 boisseaux de seigle pour l’approvisionnement et subsistance d’un chacun qui pourra en avoir besoin.
8 janvier 1795
Le citoyen Jean Pairain, colon au village de la Meunière, est requis de conduire 6 boisseaux de seigle, sur la part de la maîtresse, samedi prochain au marché de Montmorillon, à dix heures du matin au plus tard.
